Quatorze fables pour raconter les aventures intérieures d'un personnage en quête d'une forme de bonheur. Cet idéal le transforme en voyageur imaginaire. Conçu à quatre mains (Rosita Warlock écrit les textes et Mr Djub crée les images), Les Mondes Promis est un livre à tiroirs ou images & mots se répondent sur un mode symbolique, pour raconter l'épanouissement intérieur. Sous la forme de quelques fables, nées des voyages immobiles d'un personnage en quête de sens, voici un parcours d'esprit dont le cheminement fait apparaître les images. Ou peut-être est-ce le contraire. S'y dessinent dans les virages les quelques pistes de vie auxquelles l'imagination de notre personnage aspire. La villégiature pourra, certes, sembler modeste pour le lecteur. Elle aura néanmoins la prétention d'apprendre à notre héros sans qu'il s'aperçoive vraiment de cette étude. Le personnage central évolue ici à une allure variée, et sur deux échelles. La première est entièrement soumise aux conditions extérieures (l'ambivalence de ses deux sexes). La seconde est connectée sur l'immensité des possibles. La distance entre les deux reste une friche où libertés d'esprit et d'action campent. C'est la zone où l'ignorance, le manque, la difficulté et son cortège de souffrances se transforment en or, sous l'impulsion des désirs clarifiés. Celui qui a beaucoup vu peut avoir un peu sinon beaucoup retenu, tandis que patiemment l'univers le regarde grandir... Mr Djub a recommencé à faire des collages il y a 3 ans, d'abord agrandis et collés dans la rue, puis servant de décors au spectacle du « 78 RPM Selector », tandis que Rosita Warlock écrit la mythologie du spectacle et de ses personnages. L'idée du livre est née aussi del'envie de créer sous contrainte en restant plongés dans l'univers des créateurs qui les fascinent : Max Ernst, les graphistes punks comme Jamie Reid, le surréalisme pop, les fables littéraires du XVIIe siècle... Les Mondes Promis est un livre fascinant, complexe, l'atlas détaillé d'un fabuleux voyage intérieur.
Le 2 juillet 1831, une éruption volcanique fait émerger une île dans le bras de mer qui sépare la Sicile de la Tunisie. Sa souveraineté est aussitôt disputée. Dès que la nouvelle se répand, l'Angleterre y dépêche un bateau et la France y mène une expédition scientifique. Tous veulent être les premiers à planter leur drapeau sur le point le plus élevé de cette nouvelle terre. Mais, ce jour-là, c'est Salvatore, humble pêcheur du tout proche port de Sciacca de sortie en mer, qui a assisté à la naissance de l'île.Quelques jours plus tard, attiré par le spectacle grandiose de l'éruption, il revient sur les lieux et pose son pied sur la terre brûlante. Il en ramasse machinalement un gros caillou avant de rentrer au port. La nouvelle de l'exploit de Salvatore s'ébruite et Ferdinand, roi des Deux-Siciles, voyant d'un très mauvais oeil l'intrusion dans ses domaines de deux grandes puissances, fait convoquer Salvatore par un de ses fidèles : cette terre est sicilienne, un sicilien y a posé le pied en premier et ce caillou en est la preuve ! On propose donc à Salvatore d'en devenir le gouverneur.C'est une chance inespérée ; Salvatore n'y voit que la fin de ses peines. Il sera riche, puissant et pourra enfin épouser la belle et inaccessible Antonia...