Par leur profonde complicité, ce duo a méticuleusement façonné un diamant musical étincelant et aux multiples nuances L'univers sonore de Kristallen se délecte du moment où les surfaces et les bords des cristaux scintillent, et durant lequel se détachent des couleurs inattendues. Il y a un certain calme, et aussi de la place pour que l'imagination se déploie. Nils Landgren et Jan Lundgren ont une vision cohérente du jazz de chambre lyrique qui coule doucement et naturellement. Plutôt que de réclamer notre attention, c'est une musique qui révèle sa vraie beauté quand on l'écoute attentivement. Leur façon instinctive d'intérargir pouvait déjà être admirée sur leur hommage à Leonard Bernstein, Some Other Time. Aujourd'hui, leur sixième sens, leur approche authentique et leur goût pour les mêmes styles musicaux est d'autant plus évident. Un esprit nordique, des émotions profondément romantiques, une coloration impressionniste et une affirmation de la tradition du jazz américain : tout cela imprègne Kristallen et lui apporte une magie particulière.
1 - Growing up 2 - Take it slow 3 - I know what it is 4 - Lonely walker 5 - The duty 6 - Back on my memories 7 - Mr dandy 8 - Fall silent 9 - Starting anew 10 - Bring me back home
La Terre. L'Eau. L'Air. Le Feu. Et la vie qui jaillit au gré des frictions entre ces différents éléments. Il en a toujours été ainsi également pour la musique de Zenzile, qui n'a de cesse de se réinventer depuis vingt ans en dosant différemment à chaque nouvel album ses quatre ingrédients principaux : le dub, le pust-punk, le psychédélisme et la pup. Ce dixième album ne déroge donc pas à la règle, même s'il explore plus que jamais le versant pop de l'univers des Angevins. Peutêtre en partie grâce à l'arrivée d'une nouvelle voix sur ce projet en la personne de Zakia Gallard, jeune chanteuse au timbre soulful. Peut-être aussi parce que Zenzile a voulu retourner enregistrer au célèbre studiu Black Bux dans les conditions du live. Ça s'entend parfaitement sur « Outsight », premier single impeccable de ce disque. Parmi les autres bonnes surprises de cet Elements se cachent au moins deux énormes tubes hédonistes, le très pop new wave «Escape » chanté à deux voix et le dub discoïde « Presence ». On tient là deux futurs classiques du groupe !
Sub Pop réédite le premier album du songwriter américain Jeremy Enigk. Return of the Frog Queen correspond à la conversion de Jeremy Enigk au christianisme au milieu des années 90, pendant un hiatus de Sunny Day Real Estate. Cette découverte spirituelle est indissociable de l'oeuvre du chanteur, qui signe ici son premier album solo. Guitare, basse, batterie, piano et même harpe, Jeremy Enigk est sur tous les fronts et ne se contente plus d'utiliser seulement sa voix pour façonner son univers si particulier. Agrémentée d'un orchestre classique à la fois sobre et grandiloquent, la musique de Return of the Frog Queen nous ouvre les portes d'un monde unique et pour le moins merveilleux. L'album comporte essentiellement des ballades envoûtantes et des morceaux calmes. Parfois inquiétantes, par moments enchantées et souvent sublimes. Une super réédition de Sub Pop pour un classique du rock alternatif. POUR CEUX QUI AIMENT Elliott Smith, Jeff Buckley, Sparklehorse