EN 1977 LE COMPOSITEUR KENTARO HANEDA RéUNIT LA CRèME DES MUSICIENS JAPONAIS & RéALISE UNE PURE MERVEILLE DISCO FUNK ! L'écrivain Seishi Yokomizo est une institution au Japon. Il pourrait être comparé à Agatha Christie avec sa série de romans basés sur les aventures du détective Kosuke Kindaichi. Le personnage fictif est né en 1946 et a résolu les enquêtes jusqu'à la fin des années 70 avant la mort de l'écrivain en 1981. Kindaichi est un personnage particulier, un détective maladroit mais scrupuleux, devenu légendaire au Japon au fil des décennies. Les romans de Yokomizo ont constitué une source de choix pour les scénarios de films et de séries TV et quand, en 1977, le label japonais King Records décide d'enregistrer un album concept basé sur les romans de Kindaichi, cela tombe sous le sens. L'album concept a été produit par le pianiste Kentaro Haneda, un compositeur de télévision, de cinéma et de jeux vidéo très réputé au Japon. Pour l'album The Adventures of Kindaichi Kosuke, Haneda a réuni un supergroupe composé des meilleurs musiciens funk et city pop de Tokyo. La liste est longue et comprend le pianiste de jazz Hideo Ichikawa, le batteur Jun Moriya, le percussionniste Tadaomi Anai, le trompettiste Koji Hadori, le saxophoniste Takeru Muraoka, le joueur de koto Kimiko Yamauchi et, enfin le corniste Koji Yamaguchi. Ensemble, ils posent les jalons d'un disco funk implacable sur les dix instrumentaux remplis de breakbeats, faisant de l'album l'un des LP japonais les plus recherchés sur la scène internationale. Cette réédition est la première sortie officielle de l'album en dehors du Japon. Arrangé par un des maîtres de la BO japonaise et accompagné d un mystérieux groupe composé des meilleurs musiciens funk japonais des années 70, l'album est une pure merveille disco funk !
EN 1977 LE COMPOSITEUR KENTARO HANEDA RéUNIT LA CRèME DES MUSICIENS JAPONAIS & RéALISE UNE PURE MERVEILLE DISCO FUNK ! L'écrivain Seishi Yokomizo est une institution au Japon. Il pourrait être comparé à Agatha Christie avec sa série de romans basés sur les aventures du détective Kosuke Kindaichi. Le personnage fictif est né en 1946 et a résolu les enquêtes jusqu'à la fin des années 70 avant la mort de l'écrivain en 1981. Kindaichi est un personnage particulier, un détective maladroit mais scrupuleux, devenu légendaire au Japon au fil des décennies. Les romans de Yokomizo ont constitué une source de choix pour les scénarios de films et de séries TV et quand, en 1977, le label japonais King Records décide d'enregistrer un album concept basé sur les romans de Kindaichi, cela tombe sous le sens. L'album concept a été produit par le pianiste Kentaro Haneda, un compositeur de télévision, de cinéma et de jeux vidéo très réputé au Japon. Pour l'album The Adventures of Kindaichi Kosuke, Haneda a réuni un supergroupe composé des meilleurs musiciens funk et city pop de Tokyo. La liste est longue et comprend le pianiste de jazz Hideo Ichikawa, le batteur Jun Moriya, le percussionniste Tadaomi Anai, le trompettiste Koji Hadori, le saxophoniste Takeru Muraoka, le joueur de koto Kimiko Yamauchi et, enfin le corniste Koji Yamaguchi. Ensemble, ils posent les jalons d'un disco funk implacable sur les dix instrumentaux remplis de breakbeats, faisant de l'album l'un des LP japonais les plus recherchés sur la scène internationale. Cette réédition est la première sortie officielle de l'album en dehors du Japon. Arrangé par un des maîtres de la BO japonaise et accompagné d un mystérieux groupe composé des meilleurs musiciens funk japonais des années 70, l'album est une pure merveille disco funk !
J'ai rêvé de Lemmy dit Matt Pike pour expliquer le titre Electric Messiah du huitième album de High On Fire. Formé en 1998 à Oakland en Californie, le trio heavy metal partage avec Motörhead un secret de longévité. Le groupe a été créé sous l'impulsion de Matt Pike, guitariste de Sleep, avec Des Kensel à la batterie et depuis 2006 Jeff Matz (Zeke) qui a repris la basse. Au cours de ces 20 années High On Fire s'est forgé une identité distincte avec des riffs imposants, une section rythmique à la force propulsive, des solos tranchants et des paroles poétiques qui leur valent des louanges bien au-delà de la scène metal. Du vivant de Lemmy Kilmister, le chanteur et guitariste Matt Pike était en permanence comparé à lui. Dans son rêve, Lemmy se venge et l'humilie ! Le morceau Electric Messiah, qui donnera son titre à l'album, lui rend hommage car au final personne ne pourra le remplacer. Pour la troisième fois consécutive, le groupe a recours aux services du producteur Kurt Ballou (Converge, Torche, Kvelertak) avec lequel l'alchimie est palpable. L'album est plus rapide que jamais mais c'est définitivement la dynamique qui cloue l'auditeur. On y trouve le rauque Spewn from the Earth en ouverture, le bluesy Drowning Dog en fermeture, le trashy Freebooter inspiré par le corsaire Sir Francis Drake mais c'est Steps of the Ziggurat/House of Enlil avec ses 9 minutes et ses allures de rock opera qui se démarque sans doute le plus. Alors que beaucoup s'essoufflent avec l'âge, High On Fire semble plus fort, ce groupe qui n'a de cesse d'évoluer a atteint un nouveau sommet. Version double vinyle 180 GR vert translucide marbré noir. Edition limitée à 1000 exs.
Les chasseurs de son de WEWANTSOUNDS reviennent avec une sélection du dimanche matin très spéciale et un mix sonore de titres triés sur le volet. SUNDAY MIXTAPE est une sélection de pop ensoleillée, grooves indés, disco lascive, electro servi frais. le tout agrémenté de quelques raretés cultes et d'une once de jazz. Sunday Mixtape, la potion sonore idéale pour vous remettre d'aplomb après une longue nuit à faire la fête. La plupart des titres de cette mixtape sont encore confidentiels au-delà du cercles de connaisseurs et présentent de jeunes artiste en devenir, à l'exception de la diva anglaise ALA.Ni et du succès récent de son album jazz mélancolique ou de L'Impératrice, la future sensation disco-pop française, qui fait de plus en plus parler d'elle. En dévoilant ces titres récents, le spécialiste parisien Olivier Pellerin crée une atmosphère colorée et détendue tout au long des 16 morceaux qui constituent cette mixtape. Vous y entendrez la nouvelle chanteuse nouvelle vague Laure Briard, le duo groovy américain Bones & Beeker, les producteurs de house minimale Roscius et Shigeto ou encore Domenique Dumont et ses rythmes baléariques qui font le buzz. Sunday Mixtape présente aussi quelques pépites cultes comme Farewell to Wendo de Mock & Toof, Hoping de Louie Austen ou Still You de Justine & The Victorian Punks, une rareté discoïde new-yorkaise de 1979 qu'on doit à l'égérie française Justine et au saxophoniste Avant jazz Peter Gordon, fréquent collaborateur d'Arthur Russell. Cette balade décontractée se conclut par deux petits joyaux jazz de Billie Holiday et Bob McFadden en point d'orgue d'une sélection à la sensualité revigorante et ensoleillée. Sunday Mixtape vous fera espérer que la journée soit sans fin.
DEUXIEME ALBUM DE LA LAURéATE DE LA NOUVELLE STAR Après deux années passées à interrompre la course effrénée des voyageurs, EMJI s'inscrit à la onzième saison de la Nouvelle Star. Dès ses premières prestations, elle impressionne par la maîtrise de ses réinterprétations des titres de Kate Bush, Blondie ou encore Sia. Survolant la compétition de sa voix puissante et cristalline, elle remporte la finale du télé-crochet et présente le titre Toboggan écrit par Jérôme Attal et arrangé par Mathias Malzieu (Dionysos). Le premier album d'EMJI, Folies Douces, sort en 2016 chez Polydor et présente une pop ciselée. En parallèle, elle se consacre à un tout nouveau projet en rejoignant la troupe de la comédie musicale Les 3 Mousquetaires. EMJI y interprète la sulfureuse Milady de Winter et instaure dans chacune de ses apparitions une véritable théâtralité. Après un triomphe au Palais des Sports, le spectacle se poursuit avec une tournée des Zéniths de France. Pour son second opus, Je Tu Elles, EMJI fait appel à Olivier Leducq producteur et réalisateur (Julien Doré, Big Flo & Oli, Louane...) dont les influences urbaines apportent des sonorités plus actuelles tout en conservant les qualités mélodiques inhérentes à EMJI. Je Tu Elles se veut le reflet des expériences et des rencontres d'une jeune trentenaire, EMJI y rassemble des histoires de femmes à travers leurs différents combats qu'elle aborde telles des guerrières. Sous ses allures pop et plus urbain que Folies Douces, Je Tu Elles aborde les sujets du féminisme, de l'homosexualité, de l'infidélité ou de la liberté sexuelle sous forme de témoignages de femmes fortes à la féminité assumée. Enfin libre de ses choix artistiques, EMJI prend un nouveau départ qui, à l'image du single Vegas, est à la fois inattendu et percutant. Préparez-vous à une expérience riche en émotions !
Ce projet est une exploration, à travers le son et l'image, de la singularité, de l'absurde et du surréalisme qui façonnent ce pays aussi grand qu'un confetti ! Les Tropics vous offrent avec ce nouveau disque un cours d'histoire belge, foncièrement rock & roll et sous tension. On oublie dès lors le fameux compromis à la Belge ! Les morceaux sont bruts, les paroles sont sans langue de bois ! Ce quatrième opus, intitulé The Belgians, compte onze titres, soit onze aspects de la Belgique passés au crible ! L'angle d'approche et les thématiques sont décalés, populaires et décomplexés... En vrac, vous aurez droit à une caricature des frustrations nationales via ses fiertés nationales, à savoir les moules et les gaufres. Le groupe vous gratifiera également d'un cadavre exquis rock'n'roll, écrit sans aucun contrôle, sans faire appel à la raison ni à l'esthétique. Vous irez ensuite de surprise en surprise, d'un amour contre nature à la désobéissance comme garant de l'authenticité, du rassemblement d'un peuple autour d'une danse jusqu'à la perversité de la société de consommation. Le héros belge version looser sans ambition, accompagnés des citoyens désabusés complètent le cocktail. Un véritable Pot Belge qui file une sacrée pêche ! Le groupe reprendra la route en octobre prochain et donnera à l'occasion quelques représentations du Belgian Show ! Ce concert spectacle, où le trio se met au service de projections, vous gratifie d'un voyage virtuel dans leur vision de la réalité belge...Expérimenté lors de la fête nationale belge au Dour Music Festival en 2013, aux Nuits Botanique 2014 ainsi qu'au Festival Europavox (Clermont Ferrand) en juin dernier...il sera à nouveau présenté sur quelques dates en France et en Belgique fin de cette année et début 2015.
Ce projet est une exploration, à travers le son et l'image, de la singularité, de l'absurde et du surréalisme qui façonnent ce pays aussi grand qu'un confetti ! Les Tropics vous offrent avec ce nouveau disque un cours d'histoire belge, foncièrement rock & roll et sous tension. On oublie dès lors le fameux compromis à la Belge ! Les morceaux sont bruts, les paroles sont sans langue de bois ! Ce quatrième opus, intitulé The Belgians, compte onze titres, soit onze aspects de la Belgique passés au crible ! L'angle d'approche et les thématiques sont décalés, populaires et décomplexés... En vrac, vous aurez droit à une caricature des frustrations nationales via ses fiertés nationales, à savoir les moules et les gaufres. Le groupe vous gratifiera également d'un cadavre exquis rock'n'roll, écrit sans aucun contrôle, sans faire appel à la raison ni à l'esthétique. Vous irez ensuite de surprise en surprise, d'un amour contre nature à la désobéissance comme garant de l'authenticité, du rassemblement d'un peuple autour d'une danse jusqu'à la perversité de la société de consommation. Le héros belge version looser sans ambition, accompagnés des citoyens désabusés complètent le cocktail. Un véritable Pot Belge qui file une sacrée pêche ! Le groupe reprendra la route en octobre prochain et donnera à l'occasion quelques représentations du Belgian Show ! Ce concert spectacle, où le trio se met au service de projections, vous gratifie d'un voyage virtuel dans leur vision de la réalité belge...Expérimenté lors de la fête nationale belge au Dour Music Festival en 2013, aux Nuits Botanique 2014 ainsi qu'au Festival Europavox (Clermont Ferrand) en juin dernier...il sera à nouveau présenté sur quelques dates en France et en Belgique fin de cette année et début 2015.
Il y a quelque chose dans l'air! ça se rapproche chaque jour et ce n'est pas un foutu super-héros. Non, les occupants de l'engin approchant sont bel et bien des êtres humains, c'est Axis : Sova, et ils sont là pour Shampoo You. Ces sons extraterrestres ont passé nos frontières depuis quelques années maintenant; Shampoo You est le troisième album d'Axis : Sova, après Early Surf en 2015 et Motor Earth en 2016. Maintenant, avec Shampoo You, l'impact est direct comme il ne l'a jamais été, et faire du rock est devenu passionnant! La vérité est qu'Axis : Sova a toujours été un groupe de rock, même lorsque le groupe était juste composé de Sova et de sa Roland TR66 créant un maelström de fuzz réverbérants, avec des guitares gémissantes au premier plan, tandis que les rythmiques étiraient les profondeurs. Au fil des ans, cependant, cette chose informe est devenue un groupe. L'évolution est inévitable, et le groupe est maintenant composé de trois têtes! Shampoo You sonne l'arrivée du trio dans le style Axis : un tempo incessant avec des guitares violentes et distordues, et des hurlements surnaturels. Cette fois, cependant, ils ont élaboré un convoyeur élégant pour leurs nouveaux sons, avec du power-punk bien senti et des touches pop classiques créant des contours mélodiques (et harmoniques) mémorables. C'est le résultat d'une action conjointe du trio formé par Tim Kaiser, Jeremy Freeze et Brett Sova. L'écoute de Shampoo You offre de nouveaux plaisirs à l'auditeur - une fois que leurs hymnes commencent à faire bouger la tête, ça se propage dans tout le reste du corps de façon irrésistible. La réalité devient difficile à maîtriser, alors que notre esprit disparaît au-delà du brouillard qui embrume notre existence, la nuit éternelle alternant dans un clignotement sporadique avec une lumière aveuglante.
Premier album de Cleo T, chanteuse française à l'univers fragile et étincelant, oscillant entre Emilie Simon et Coco Rosie. Cleo T. chante des mélodies aux accents symbolistes, écumées de l'Europe ancienne, d'un romantisme noir à la poésie éclatante. Elle ouvre les portes de son théâtre d'ombre et de lumière pour présenter ce premier album, Songs of Gold & Shadow, enregistré à Bristol avec John Parish, collaborateur légendaire de PJ Harvey. Cleo T. c'est Alice endormie dans la chambre des paons, Salomé dansant au coeur de la Nouvelle Vague, Lorelei haranguant les marins au cabaret de la Dernière chance. Cleo T. c'est une écriture corsetée de dentelle et plumes noires, empreinte d'un mysticisme lumineux et sans retour. De Spleen et d'Idéal. De Bruit et de Fureur. Songs Of Gold & Shadow, c'est un album de 11 titres, un nocturne en bleu et or à la folk incarnée et incandescente. Un cabaret des Temps Modernes, où se croisent lieders berlinois et poésie païenne, une invitation au voyage aux couleurs d'un siècle d'or à jamais disparu. Songs of Gold & Shadow, c'est un songwriting féminin et sauvage, des balades d'amour et de mort pour héroïne à bout de souffle. Sur les routes depuis 2010, Cleo T. traverse l'Europe, piano, harpe, violoncelle et autres malles à mystères en soute, de Berlin à Londres jusqu'au grand Sud italien. Lauréate du prix paris Jeune Talent, on l'a vu à Paris à L'Olympia pour Génération Réservoir et à Solidays. On la retrouvera cette année à l'affiche du prestigieux festival anglais The Great Escape, et en tournée dès le mois d'avril pour un printemps très européen. Le projet est soutenu par la Sacem et le bureau Export. Les yeux noirs, lèvres rouges et cheveux d'or, Cleo T entourée de ses redoutables musiciens font résonner un étrange chant des sirènes, une échappée dangereuse et à rebours, de l'autre côté du miroir.
Séparés de six cents miles, Detroit et Camden partagent l’infâme honneur de figurer en bonne place dans le classement des villes du cauchemar américain. Laminées par la ruine économique, dévorées par le crime, gangrenées par la drogue, les deux cités ont, comme New-York à sa pire époque, généré des talents aussi habiles aux micros qu’aux samplers, aussi redoutables à la rime qu’à la prod. Finale et Fel Sweetenberg sont deux émanations directes de ces métropoles du chaos, aujourd’hui reliées par Effiscienz. Car c’est bien au label Parisien que l’on doit cette alliance. Loin d’une simple entente où chacun resterait campé sur ses mesures dans un pacte de non-agression, les deux MC’s ont mis en commun leur territoire respectif pour se constituer un royaume hip hop qu’ils régiraient ensemble. Sans pitié pour les faibles. Un royaume sombre, érigé depuis les décombres et les gravats, une production aride entrechoquée de boucles déstructurées dont certaines, pourtant déjà usitées, renaissent de leurs cendres dans un climat de violence sourde. Jazz, soul, classique, gospel, grandeur lyrique, dans une atmosphère de conquête ou sur le dépouillement d’un piano de polar, la paire de rimeurs fait compétition de toute instru, Finale tempérant par un flow posé et réfléchi la fougue des crocs que Fel plante sur tous les temps. Ce royaume, Fel & Finale l’auront bâti seuls, Fel Sweetenberg prenant en charge l’intégralité des beats ensuite livrés aux pages criblées d’encre du duo, les portes ne s’entrebaillant que pour laisser Dj Djaz introduire son bras à saphir et scarifier le sillon de cuts. Equilibrant les forces, portant leur ambition au-delà des rues mal famées qui les ont déjà couronnés, Finale & Fel Sweetenberg lèvent les couleurs mates d’un rap resté exigeant, le rayonnement de leur oriflamme dépassant désormais les seules limites d’un l’axe Detroit-Camden. Deux rois, deux couronnes. Un règne : celui du hip hop.
Séparés de six cents miles, Detroit et Camden partagent l’infâme honneur de figurer en bonne place dans le classement des villes du cauchemar américain. Laminées par la ruine économique, dévorées par le crime, gangrenées par la drogue, les deux cités ont, comme New-York à sa pire époque, généré des talents aussi habiles aux micros qu’aux samplers, aussi redoutables à la rime qu’à la prod. Finale et Fel Sweetenberg sont deux émanations directes de ces métropoles du chaos, aujourd’hui reliées par Effiscienz. Car c’est bien au label Parisien que l’on doit cette alliance. Loin d’une simple entente où chacun resterait campé sur ses mesures dans un pacte de non-agression, les deux MC’s ont mis en commun leur territoire respectif pour se constituer un royaume hip hop qu’ils régiraient ensemble. Sans pitié pour les faibles. Un royaume sombre, érigé depuis les décombres et les gravats, une production aride entrechoquée de boucles déstructurées dont certaines, pourtant déjà usitées, renaissent de leurs cendres dans un climat de violence sourde. Jazz, soul, classique, gospel, grandeur lyrique, dans une atmosphère de conquête ou sur le dépouillement d’un piano de polar, la paire de rimeurs fait compétition de toute instru, Finale tempérant par un flow posé et réfléchi la fougue des crocs que Fel plante sur tous les temps. Ce royaume, Fel & Finale l’auront bâti seuls, Fel Sweetenberg prenant en charge l’intégralité des beats ensuite livrés aux pages criblées d’encre du duo, les portes ne s’entrebaillant que pour laisser Dj Djaz introduire son bras à saphir et scarifier le sillon de cuts. Equilibrant les forces, portant leur ambition au-delà des rues mal famées qui les ont déjà couronnés, Finale & Fel Sweetenberg lèvent les couleurs mates d’un rap resté exigeant, le rayonnement de leur oriflamme dépassant désormais les seules limites d’un l’axe Detroit-Camden. Deux rois, deux couronnes. Un règne : celui du hip hop.
Les noms que les gens invoquent pour décrire Georgia Anne Muldrow sont inévitablement impressionnants : Nina Simone et Alice Coltrane, Erykah Badu et Ella Fitzgerald... Au cours d'une carrière comprenant des douzaines de sorties et un large éventail de collaborateurs talentueux, il semblerait que Muldrow ait exploré tous les coins et les recoins de ses goûts et talents. Et pourtant, après près de 15 ans, chaque nouveau tournant dans sa discographie est un pas direct vers l'inconnu. VWETO II est ce genre de virée expérimentale. Ce nouvel album pour le label Mello Music est la suite de VWETO paru en 2011 et s'inscrit dans la foulée de l'audacieux et acclamé Overload sorti en 2018, qui réaffirmait les talents de chanteuse et d'auteure-compositrice de Muldrow. Sur cet album instrumental, elle fait dialoguer différentes traditions musicales : depuis Big Mama Africa Jam qui utilise les modèles de la scène beat de cette décennie tout en faisant allusions au G-funk, jusqu'à Emo Blues qui renie son titre pour devenir plus étrange et plus synthétique. Le nombre de styles représentés ici est, tout simplement, vertigineux. Nulle part ailleurs dans le monde, le déploiement de tous ces sons apparemment disparates au service d'une même fin ne semblerait raisonnable, voire intuitif. Vweto, en swahili, signifie gravité. Alors que les chansons de Muldrow s'attaquent souvent à des idées complexes et ésotériques, VWETO II nous rappelle que leur pierre angulaire est une musicalité serrée et experte. L'album peut être joué entre amis et plaire instantanément, mais les écoutes plus attentives se verront aussi récompensées par des subtilités de formules, des passages techniques, une grande énergie émotionnelle. Il n'est pas surprenant que pour une artiste comme Georgia Anne Muldrow, même un retour aux sources soit un pas vers l'avenir. Album produit, mixé et enregistré par Georgia Anne Muldrow à SomeOthaShip et masterisé par Romeo D.J. Romes' Jimenez. Disponible en version vinyle et en cd.
Black Truffle est ravi de présenter Reservoir 1 : Preservation, le magnifique nouvel album de la compositrice/percussionniste américaine Sarah Hennies. Le travail de Sarah explore une variété de questions musicales, sociopolitiques et psychologiques, y compris l'identité queer & trans, l'amour, l'intimité, la psychoacoustique et la percussion. Les Reservoirs sont une série de trois pièces d'une heure inspirées de la relation entre le conscient et l'inconscient humain. Jung et Freud ont décrit l'inconscient comme un réservoir, un dépôt de souvenirs auxquels nous n'avons pas facilement accès, mais que nous gardons à jamais quelque part dans notre esprit. Plus précisément, Freud croyait que l'une des fonctions de l'inconscient est de stocker des souvenirs traumatisants, archivés pour que nous n'ayons pas à les affronter tous les jours. L'esprit conscient n'a pas d'accès direct à l'inconscient, pourtant l'inconscient est une présence constante et mystérieuse dans nos vies. Reservoir 1 : Preservation est une composition pour piano et trois percussionnistes, interprétée par Philip Bush et Meridian, expérimentateurs de longue date en percussion, improvisation et relations interpersonnelles qui inclut Tim Feeney, Sarah Hennies et Greg Stuart. Sur Preservation, le piano fonctionne comme un murmure constant, omniprésent, mais presque subliminal, au milieu des percussions qui parcourent une variété de timbres et de gestes, y compris des bourdonnements doux, des grattages frénétiques et des briques violemment lâchées dans des seaux métalliques. Le groupe de percussions n'interagit jamais avec le piano et n'y répond jamais, alors que le piano absorbe subtilement les aspects du trio. Preservation a été enregistré, mixé et masterisé par Jeff Francis à l'Université de South Carolina et est interprété par Meridian : Tim Feeney, Sarah Hennies, Greg Stuart (percussion) et Phillip Bush (piano). Sortie en CD digipak avec le design de Lasse Marhaug. Photo de couverture extrait de la série de photos d'Abby Grace Drake, Shopping Carts of Southside Ithaca.
UN 2èME ALBUM SOUS FORME DE KALéIDOSCOPE POP FOLK 60S PSYCHé LP COULEUR ENREGISTRé PAR MAC DEMARCO FEAT. WEYES BLOOD Avant 2009 Michael Collins n'avait jamais touché un instrument, 4 ans plus tard il sortait The End of Comedy sous le nom de Drugdealer. Ce premier album écrit sous la perspective d'un auditeur et non d'un musicien, et qui invitait notamment Ariel Pink, l'a inscrit durablement dans la scène underground de Los Angeles. A une époque où tout est accessible immédiatement, Michael se demande si le monde a vraiment besoin d'un nouveau film d'amour, d'une nouvelle mélodie. Sur Raw Honey, il colore ces énigmes existentielles avec des arrangements luxuriants, des mélodies mémétiques et des harmonies vulnérables qui tentent de donner un sens au doute personnel et à la solitude interconnectée. Construit sur le partenariat créatif entre Michael, Sasha Winn (chant) et Shags Chamberlain (basse, production), Drugdealer s'apparent plus à un collectif qu'un groupe. Enregistré par Mac DeMarco, ce deuxième album invite Josh Da Costa (batterie), Jackson MacIntosh (guitare), Danny Garcia (guitare), Michael Long (guitare solo) et Benjamin Schwab (choeurs, guitare, orgue, piano, Wurlitzer), ainsi que le chanteur Dougie Poole sur Wild Motion, Harley Hill-Richmond sur Lonely et Natalie Mering, alias Weyes Blood, qui chante doucement avant de monter en puissance sur Honey, une piste aussi onctueuse que le nectar lui-même. Tout au long de Raw Honey, Michael et son équipe affichent leurs influences telle une nouvelle tapisserie tissée de fils recyclés de milliers de tapisseries qui ont coloré notre histoire collective. Avec une oreille pour créer des mélodies qui semblent à la fois contemporaines et classiques et un processus moderne de création qui cultive et épouse les influences, Michael fait fi des conventions sociales préférant exprimer les doutes qu'il pose sur lui même et jouer le rôle d'étoile polaire pour guider les personnes avec une sensibilité similaire, où qu'elles souhaitent aller.
UN 2èME ALBUM SOUS FORME DE KALéIDOSCOPE POP FOLK 60S PSYCHé LP COULEUR ENREGISTRé PAR MAC DEMARCO FEAT. WEYES BLOOD Avant 2009 Michael Collins n'avait jamais touché un instrument, 4 ans plus tard il sortait The End of Comedy sous le nom de Drugdealer. Ce premier album écrit sous la perspective d'un auditeur et non d'un musicien, et qui invitait notamment Ariel Pink, l'a inscrit durablement dans la scène underground de Los Angeles. A une époque où tout est accessible immédiatement, Michael se demande si le monde a vraiment besoin d'un nouveau film d'amour, d'une nouvelle mélodie. Sur Raw Honey, il colore ces énigmes existentielles avec des arrangements luxuriants, des mélodies mémétiques et des harmonies vulnérables qui tentent de donner un sens au doute personnel et à la solitude interconnectée. Construit sur le partenariat créatif entre Michael, Sasha Winn (chant) et Shags Chamberlain (basse, production), Drugdealer s'apparent plus à un collectif qu'un groupe. Enregistré par Mac DeMarco, ce deuxième album invite Josh Da Costa (batterie), Jackson MacIntosh (guitare), Danny Garcia (guitare), Michael Long (guitare solo) et Benjamin Schwab (choeurs, guitare, orgue, piano, Wurlitzer), ainsi que le chanteur Dougie Poole sur Wild Motion, Harley Hill-Richmond sur Lonely et Natalie Mering, alias Weyes Blood, qui chante doucement avant de monter en puissance sur Honey, une piste aussi onctueuse que le nectar lui-même. Tout au long de Raw Honey, Michael et son équipe affichent leurs influences telle une nouvelle tapisserie tissée de fils recyclés de milliers de tapisseries qui ont coloré notre histoire collective. Avec une oreille pour créer des mélodies qui semblent à la fois contemporaines et classiques et un processus moderne de création qui cultive et épouse les influences, Michael fait fi des conventions sociales préférant exprimer les doutes qu'il pose sur lui même et jouer le rôle d'étoile polaire pour guider les personnes avec une sensibilité similaire, où qu'elles souhaitent aller.
UN 2èME ALBUM SOUS FORME DE KALéIDOSCOPE POP FOLK 60S PSYCHé LP COULEUR ENREGISTRé PAR MAC DEMARCO FEAT. WEYES BLOOD Avant 2009 Michael Collins n'avait jamais touché un instrument, 4 ans plus tard il sortait The End of Comedy sous le nom de Drugdealer. Ce premier album écrit sous la perspective d'un auditeur et non d'un musicien, et qui invitait notamment Ariel Pink, l'a inscrit durablement dans la scène underground de Los Angeles. A une époque où tout est accessible immédiatement, Michael se demande si le monde a vraiment besoin d'un nouveau film d'amour, d'une nouvelle mélodie. Sur Raw Honey, il colore ces énigmes existentielles avec des arrangements luxuriants, des mélodies mémétiques et des harmonies vulnérables qui tentent de donner un sens au doute personnel et à la solitude interconnectée. Construit sur le partenariat créatif entre Michael, Sasha Winn (chant) et Shags Chamberlain (basse, production), Drugdealer s'apparent plus à un collectif qu'un groupe. Enregistré par Mac DeMarco, ce deuxième album invite Josh Da Costa (batterie), Jackson MacIntosh (guitare), Danny Garcia (guitare), Michael Long (guitare solo) et Benjamin Schwab (choeurs, guitare, orgue, piano, Wurlitzer), ainsi que le chanteur Dougie Poole sur Wild Motion, Harley Hill-Richmond sur Lonely et Natalie Mering, alias Weyes Blood, qui chante doucement avant de monter en puissance sur Honey, une piste aussi onctueuse que le nectar lui-même. Tout au long de Raw Honey, Michael et son équipe affichent leurs influences telle une nouvelle tapisserie tissée de fils recyclés de milliers de tapisseries qui ont coloré notre histoire collective. Avec une oreille pour créer des mélodies qui semblent à la fois contemporaines et classiques et un processus moderne de création qui cultive et épouse les influences, Michael fait fi des conventions sociales préférant exprimer les doutes qu'il pose sur lui même et jouer le rôle d'étoile polaire pour guider les personnes avec une sensibilité similaire, où qu'elles souhaitent aller.
LA NOUVELLE COMPILATION ANTHOLOGY PAR MIKEY YOUNG & KEITH ABRAHAMSSON POWER POP, FOLK PSYCHé, SOFT ROCK 70S 100% TRISTESSE GARANTIE L'époque à laquelle vous vivez vous a-t-elle déjà déprimé ? Vous ne serez peut-être pas toujours capable de vous sortir de cette tristesse, mais vous pourrez au moins adoucir votre spleen avec des chansons comme celles-ci. Mikey Young (Total Control / Eddy Suppression Ring) et Keith Abrahamsson (directeur artistique chez Anthology Recordings) collaborent à nouveau après leur compilation Follow The Sun (2017) pour vous proposer Sad About the Times, une collection de jammers nord-américains des années 70. Avec un soupçon de jangles de la côte Ouest par-ci parlà, ces titres traversent la frontière entre la power pop de l'époque et les jams de fin de soirées sponsorisées par la drogue. Vous pouvez également entendre des échos de folk rock, de soft rock, et même détecter quelques flashbacks psychédéliques. Cependant malgré les écarts de genre, l'atmosphère de Sad About The Times reste dominée par un chant habité. Ces chansons s'inscrivent dans le sillage des années 60 psychédéliques, après que l'idéalisme extravagant ait fait son temps et que les auteurs-compositeursinterprètes aient pris de l'ascendant. Après la fête, place à la réalité. Tous ces titres auraient pu être des hits. A leur manière, tous véhiculent subtilement des émotions universelles, difficiles à décrire mais faciles à ressentir. La tristesse peut être une affirmation de la vie; ces chansons peuvent ouvrir cette porte. Si elles ne le pouvaient pas, elles ne seraient pas si agréables. Heaven is boring, hell is where the action is [on s'ennuie au paradis, c'est en enfer que ça se passe] a dit quelqu'un; mais si vous mélangez les deux ensemble, vous pourriez trouver des chansons comme celles-ci. 20 titres avec Willow, Jim Spencer, Sky, Emmett Finley, David Chalmers, Hoover, Perth County Conspiracy, Jode, Norma Tanega et bien plus. Artwork réalisé par Brian Blomerth.
LA NOUVELLE COMPILATION ANTHOLOGY PAR MIKEY YOUNG & KEITH ABRAHAMSSON POWER POP, FOLK PSYCHé, SOFT ROCK 70S 100% TRISTESSE GARANTIE L'époque à laquelle vous vivez vous a-t-elle déjà déprimé ? Vous ne serez peut-être pas toujours capable de vous sortir de cette tristesse, mais vous pourrez au moins adoucir votre spleen avec des chansons comme celles-ci. Mikey Young (Total Control / Eddy Suppression Ring) et Keith Abrahamsson (directeur artistique chez Anthology Recordings) collaborent à nouveau après leur compilation Follow The Sun (2017) pour vous proposer Sad About the Times, une collection de jammers nord-américains des années 70. Avec un soupçon de jangles de la côte Ouest par-ci parlà, ces titres traversent la frontière entre la power pop de l'époque et les jams de fin de soirées sponsorisées par la drogue. Vous pouvez également entendre des échos de folk rock, de soft rock, et même détecter quelques flashbacks psychédéliques. Cependant malgré les écarts de genre, l'atmosphère de Sad About The Times reste dominée par un chant habité. Ces chansons s'inscrivent dans le sillage des années 60 psychédéliques, après que l'idéalisme extravagant ait fait son temps et que les auteurs-compositeursinterprètes aient pris de l'ascendant. Après la fête, place à la réalité. Tous ces titres auraient pu être des hits. A leur manière, tous véhiculent subtilement des émotions universelles, difficiles à décrire mais faciles à ressentir. La tristesse peut être une affirmation de la vie; ces chansons peuvent ouvrir cette porte. Si elles ne le pouvaient pas, elles ne seraient pas si agréables. Heaven is boring, hell is where the action is [on s'ennuie au paradis, c'est en enfer que ça se passe] a dit quelqu'un; mais si vous mélangez les deux ensemble, vous pourriez trouver des chansons comme celles-ci. 20 titres avec Willow, Jim Spencer, Sky, Emmett Finley, David Chalmers, Hoover, Perth County Conspiracy, Jode, Norma Tanega et bien plus. Artwork réalisé par Brian Blomerth.
Junior Makhno. Comme le nom de code d’un virus destructeur encore à l’étude. Si dès la fin des années 90 les premiers signes du danger sont apparus, il a fallu attendre 2007 pour officiellement recenser la première victime : Junior Makhno venait de remporter un concours de remix organisé par Dj Muggs (Cypress Hill) endévitalisant la concurrence. Dès lors, le fléau rythmique n’a plus cessé de se répandre dans le hip hop, augmentant sa vigueur au fur et à mesure des ses productions pour finalement passer l’Atlantique et contaminer les albums de Ill Bill, Goretex (Non Phixion), Vinnie Paz, Jedi Mind Tricks, ou encore Diabolic. Aucune brillance, ni refrains calibrés. Aucune tentative d’arrangements lissés. Avec ses synthés soviétiques, ses beats d’outre-tombe où se balancent scalps de films de série Z et ses boucles oppressantes taillées dans la soul ou les cuivres de guerre, le style Makhno suinte autant la rue que les ambiances post-apocalyptiques. Le MC qui s’inocule une de ses prods doit abandonner toute idée de passer dans la cabine pour chantonner ou raconter des bleuettes. Aussi, au moment de rejoindre la lumière pour exposer au grand jour ses effets dévastateurs et sortir un album sous son seul nom, Junior Makhno a rallié derrière lui une cohorte de MC’s prêts à brutaliser l’instru, à râper la ligne de basse, à taper sur les temps sans se retourner, sans se préoccuper des dégâts causés. Ill Bill, Diabolic et Goretex ont à nouveau répondu présents, rejoignant les nouveaux adeptes Lateb, Chief Kamachi, Dirt Platoon, Vic Spencer, Vendetta Kingz, Planet Asia, IDE & Alucard, Esoteric & Vakill. Rimant avec dans le bras la perfusion délétère posée par Junior Makhno, devenant de leur plein gré les acteurs des quatorze titres de Party Discipline. Quatorze titres que les cuts agités de Dj Djaz et de DJ Nix’On maintiennent sous tension, quatorze titres suffocants où même les pauses instrumentales ne permettent pas de prendre une bouffée d’air frais salvatrice. L’espoir a fait ses valises. Défiguré, le boom-bap est à genoux, prêt à recevoir son injection létale.
Junior Makhno. Comme le nom de code d’un virus destructeur encore à l’étude. Si dès la fin des années 90 les premiers signes du danger sont apparus, il a fallu attendre 2007 pour officiellement recenser la première victime : Junior Makhno venait de remporter un concours de remix organisé par Dj Muggs (Cypress Hill) endévitalisant la concurrence. Dès lors, le fléau rythmique n’a plus cessé de se répandre dans le hip hop, augmentant sa vigueur au fur et à mesure des ses productions pour finalement passer l’Atlantique et contaminer les albums de Ill Bill, Goretex (Non Phixion), Vinnie Paz, Jedi Mind Tricks, ou encore Diabolic. Aucune brillance, ni refrains calibrés. Aucune tentative d’arrangements lissés. Avec ses synthés soviétiques, ses beats d’outre-tombe où se balancent scalps de films de série Z et ses boucles oppressantes taillées dans la soul ou les cuivres de guerre, le style Makhno suinte autant la rue que les ambiances post-apocalyptiques. Le MC qui s’inocule une de ses prods doit abandonner toute idée de passer dans la cabine pour chantonner ou raconter des bleuettes. Aussi, au moment de rejoindre la lumière pour exposer au grand jour ses effets dévastateurs et sortir un album sous son seul nom, Junior Makhno a rallié derrière lui une cohorte de MC’s prêts à brutaliser l’instru, à râper la ligne de basse, à taper sur les temps sans se retourner, sans se préoccuper des dégâts causés. Ill Bill, Diabolic et Goretex ont à nouveau répondu présents, rejoignant les nouveaux adeptes Lateb, Chief Kamachi, Dirt Platoon, Vic Spencer, Vendetta Kingz, Planet Asia, IDE & Alucard, Esoteric & Vakill. Rimant avec dans le bras la perfusion délétère posée par Junior Makhno, devenant de leur plein gré les acteurs des quatorze titres de Party Discipline. Quatorze titres que les cuts agités de Dj Djaz et de DJ Nix’On maintiennent sous tension, quatorze titres suffocants où même les pauses instrumentales ne permettent pas de prendre une bouffée d’air frais salvatrice. L’espoir a fait ses valises. Défiguré, le boom-bap est à genoux, prêt à recevoir son injection létale.
RééDITION DE L'ALBUM CULTE DE 1999 CO-PRODUIT PAR JIM O'ROURKE Qui voilà de retour après toutes ces années d'absence ? Mais c'est Bill Callahan, le chanteur soliste super-sexy, qui vient de s'écraser sur le pas de notre porte dans son véhicule des années 90 - la Smog-mobile ! Et qu'est-ce qu'il a sur le siège passager ? Hé, c'est l'édiFon du 20e anniversaire du classique Knock Knock, par Smog, remasterisé à parFr des bandes originales ! En plaçant cet album sur votre plaFne, vous vous laissez entraîner toujours plus profondément dans le son - et ce n'est pas seulement grâce à la coproducFon éternellement impressionnante de Callahan et Jim O'Rourke, c'est aussi dû à l'incroyable précision du travail de mastering à mi-vitesse effectué à Abbey Road, faisant ressorFr les hauts, les bas et même les médiums que les fans Fennent pour acquis depuis trop longtemps. En 1999, Bill se lançait en territoire inconnu. Publié dans la foulée du LP Red Apple Falls, Knock Knock a placé la barre haut en associant ses portraits crus à des nuances de plus en plus délicates en mélodie et en arrangement. Les gens ont répondu de la même manière, se rendant en nombre toujours croissant dans les magasins et les salles de concerts. Ils ne chantaient pas encore en choeur sur Cold-Blooded Old Times - c'est un heureux développement post-millénaire - mais il y avait beaucoup d'excitaFon dans l'air en ces derniers temps du vieux siècle. Knock Knock a été un tour de force suffisant pour que la mise en place d'un relooking vingt ans plus tard soit un jeu d'enfant. Avec des valeurs de producFon à un niveau record (pour l'époque) et une équipe de rats de studio de Chicago (ainsi qu'une chorale d'enfants chanteurs soigneusement sélecFonnés et rémunérés), Knock Knock était le plus coloré des albums Smog; un disque qui a joué comme un véritable opéra, une histoire racontée en chanson. L'histoire d'un garçon nommé Smog. Aujourd'hui, des chansons comme Held, River Guard et Hit the Ground Running sont encore réclamées lors des concerts. Pendant ce temps, le remaster à demivitesse du 20ème anniversaire du LP nous permet de percevoir les grands espaces dans des airs comme Sweet Treat et LeC Only With Love. Knock Knock ne s'arrête jamais !
RééDITION DE L'ALBUM CULTE DE 1999 CO-PRODUIT PAR JIM O'ROURKE Qui voilà de retour après toutes ces années d'absence ? Mais c'est Bill Callahan, le chanteur soliste super-sexy, qui vient de s'écraser sur le pas de notre porte dans son véhicule des années 90 - la Smog-mobile ! Et qu'est-ce qu'il a sur le siège passager ? Hé, c'est l'édiFon du 20e anniversaire du classique Knock Knock, par Smog, remasterisé à parFr des bandes originales ! En plaçant cet album sur votre plaFne, vous vous laissez entraîner toujours plus profondément dans le son - et ce n'est pas seulement grâce à la coproducFon éternellement impressionnante de Callahan et Jim O'Rourke, c'est aussi dû à l'incroyable précision du travail de mastering à mi-vitesse effectué à Abbey Road, faisant ressorFr les hauts, les bas et même les médiums que les fans Fennent pour acquis depuis trop longtemps. En 1999, Bill se lançait en territoire inconnu. Publié dans la foulée du LP Red Apple Falls, Knock Knock a placé la barre haut en associant ses portraits crus à des nuances de plus en plus délicates en mélodie et en arrangement. Les gens ont répondu de la même manière, se rendant en nombre toujours croissant dans les magasins et les salles de concerts. Ils ne chantaient pas encore en choeur sur Cold-Blooded Old Times - c'est un heureux développement post-millénaire - mais il y avait beaucoup d'excitaFon dans l'air en ces derniers temps du vieux siècle. Knock Knock a été un tour de force suffisant pour que la mise en place d'un relooking vingt ans plus tard soit un jeu d'enfant. Avec des valeurs de producFon à un niveau record (pour l'époque) et une équipe de rats de studio de Chicago (ainsi qu'une chorale d'enfants chanteurs soigneusement sélecFonnés et rémunérés), Knock Knock était le plus coloré des albums Smog; un disque qui a joué comme un véritable opéra, une histoire racontée en chanson. L'histoire d'un garçon nommé Smog. Aujourd'hui, des chansons comme Held, River Guard et Hit the Ground Running sont encore réclamées lors des concerts. Pendant ce temps, le remaster à demivitesse du 20ème anniversaire du LP nous permet de percevoir les grands espaces dans des airs comme Sweet Treat et LeC Only With Love. Knock Knock ne s'arrête jamais !
RééDITION DE L'ALBUM CULTE DE 1999 CO-PRODUIT PAR JIM O'ROURKE Qui voilà de retour après toutes ces années d'absence ? Mais c'est Bill Callahan, le chanteur soliste super-sexy, qui vient de s'écraser sur le pas de notre porte dans son véhicule des années 90 - la Smog-mobile ! Et qu'est-ce qu'il a sur le siège passager ? Hé, c'est l'édiFon du 20e anniversaire du classique Knock Knock, par Smog, remasterisé à parFr des bandes originales ! En plaçant cet album sur votre plaFne, vous vous laissez entraîner toujours plus profondément dans le son - et ce n'est pas seulement grâce à la coproducFon éternellement impressionnante de Callahan et Jim O'Rourke, c'est aussi dû à l'incroyable précision du travail de mastering à mi-vitesse effectué à Abbey Road, faisant ressorFr les hauts, les bas et même les médiums que les fans Fennent pour acquis depuis trop longtemps. En 1999, Bill se lançait en territoire inconnu. Publié dans la foulée du LP Red Apple Falls, Knock Knock a placé la barre haut en associant ses portraits crus à des nuances de plus en plus délicates en mélodie et en arrangement. Les gens ont répondu de la même manière, se rendant en nombre toujours croissant dans les magasins et les salles de concerts. Ils ne chantaient pas encore en choeur sur Cold-Blooded Old Times - c'est un heureux développement post-millénaire - mais il y avait beaucoup d'excitaFon dans l'air en ces derniers temps du vieux siècle. Knock Knock a été un tour de force suffisant pour que la mise en place d'un relooking vingt ans plus tard soit un jeu d'enfant. Avec des valeurs de producFon à un niveau record (pour l'époque) et une équipe de rats de studio de Chicago (ainsi qu'une chorale d'enfants chanteurs soigneusement sélecFonnés et rémunérés), Knock Knock était le plus coloré des albums Smog; un disque qui a joué comme un véritable opéra, une histoire racontée en chanson. L'histoire d'un garçon nommé Smog. Aujourd'hui, des chansons comme Held, River Guard et Hit the Ground Running sont encore réclamées lors des concerts. Pendant ce temps, le remaster à demivitesse du 20ème anniversaire du LP nous permet de percevoir les grands espaces dans des airs comme Sweet Treat et LeC Only With Love. Knock Knock ne s'arrête jamais !
à notre époque de grande consternation aux états-Unis, il faut America's Funnyman pour montrer la voie vers un peu d'amour et de divertissement. Avec ses cordes vocales et un orchestre de studio complet derrière lui, Neil Hamburger est de retour pour ramener à la vie certaines des plus grandes chansons de son époque. Connu pour ses spectacles comiques, Neil n'est pas en reste en matière de divertissement musical. Avec Still Dwelling, la touche Neil Hamburger est appliquée à un véritable pot-pourri de compositeurs du 20ème siècle, de Frank Loesser à Lennon & McCartney ou encore d'Andrew Lloyd Webber à T.S.O.L. Sans oublier Ann & Nancy Wilson, Mark Eitzel, et Sonny Curtis. Ce projet ambitieux a débuté avec une poignée de standards populaires que Neil Hamburger et son accompagnateur de choix, Erik Paparozzi, ont régulièrement présenté en concert. Constatant l'accueil positif qu'ils recevaient à chaque spectacle, Neil et Erik ont entrepris de ré-enregistrer ces chansons en studio. Au fil du temps, des célébrités telles que John Rabbit' Bundrick (The Who), Probyn Gregory (Brian Wilson, Beach Boys), Tanya & Petra Haden, Bar McKinnon (Mr. Bungle), Mikael Jorgenson (Wilco), D.J. Bonebrake (X) et beaucoup d'autres ont été accueillis pendant les sessions d'enregistrement, et des groupes d'amis et de membres de la famille ont contribué au chant. Parmi eux Jack Black et Mike Patton (Faith No More) pour un passage mémorable sur la reprise du Everything's Alright! de Jesus Christ Superstar. De nos jours, il est rare qu'un album pop utilise les talents de compositeurs aussi diversifiés, un goût éclectique que Neil partage avec son alter-ego Gregg Turkington. Avec un large éventail de styles sous les arrangements magnifiquement agencés de Paparozzi, Still Dwelling suggère une nouvelle définition de l'ère du Great American Songbook, incarnant une riche tradition qui a continué d'évoluer et de muter jusqu'à la fin du siècle. En fait, les albums comme Still Dwelling sont trop rares de nos jours ! Vous seriez davantage susceptible de trouver un album comme celui-ci dans une friperie que dans les magasins de disques d'aujourd'hui. Il était temps ! Avec Still Dwelling, Neil Hamburger fait face à son public comme jamais auparavant, avec un coeur littéralement rempli d'amour.
à notre époque de grande consternation aux états-Unis, il faut America's Funnyman pour montrer la voie vers un peu d'amour et de divertissement. Avec ses cordes vocales et un orchestre de studio complet derrière lui, Neil Hamburger est de retour pour ramener à la vie certaines des plus grandes chansons de son époque. Connu pour ses spectacles comiques, Neil n'est pas en reste en matière de divertissement musical. Avec Still Dwelling, la touche Neil Hamburger est appliquée à un véritable pot-pourri de compositeurs du 20ème siècle, de Frank Loesser à Lennon & McCartney ou encore d'Andrew Lloyd Webber à T.S.O.L. Sans oublier Ann & Nancy Wilson, Mark Eitzel, et Sonny Curtis. Ce projet ambitieux a débuté avec une poignée de standards populaires que Neil Hamburger et son accompagnateur de choix, Erik Paparozzi, ont régulièrement présenté en concert. Constatant l'accueil positif qu'ils recevaient à chaque spectacle, Neil et Erik ont entrepris de ré-enregistrer ces chansons en studio. Au fil du temps, des célébrités telles que John Rabbit' Bundrick (The Who), Probyn Gregory (Brian Wilson, Beach Boys), Tanya & Petra Haden, Bar McKinnon (Mr. Bungle), Mikael Jorgenson (Wilco), D.J. Bonebrake (X) et beaucoup d'autres ont été accueillis pendant les sessions d'enregistrement, et des groupes d'amis et de membres de la famille ont contribué au chant. Parmi eux Jack Black et Mike Patton (Faith No More) pour un passage mémorable sur la reprise du Everything's Alright! de Jesus Christ Superstar. De nos jours, il est rare qu'un album pop utilise les talents de compositeurs aussi diversifiés, un goût éclectique que Neil partage avec son alter-ego Gregg Turkington. Avec un large éventail de styles sous les arrangements magnifiquement agencés de Paparozzi, Still Dwelling suggère une nouvelle définition de l'ère du Great American Songbook, incarnant une riche tradition qui a continué d'évoluer et de muter jusqu'à la fin du siècle. En fait, les albums comme Still Dwelling sont trop rares de nos jours ! Vous seriez davantage susceptible de trouver un album comme celui-ci dans une friperie que dans les magasins de disques d'aujourd'hui. Il était temps ! Avec Still Dwelling, Neil Hamburger fait face à son public comme jamais auparavant, avec un coeur littéralement rempli d'amour.
Pure Bliss est une odyssée pop onirique et psychédélique de l'auteur-compositeur et multi-instrumentiste américain Shmu, coproduite par le gourou du psyché Vinyl Williams. Pure Bliss a longtemps été un album mis de côté, un projet prenant la poussière, pendant que Samuel Chown était occupé à sortir d'autres titres sous le nom de Shmu, Zorch et à travers une multitude d'autres projets, ainsi qu'à faire de nombreuses tournées en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Certaines chansons de l'album possèdent des démos remontant à 2004, lorsque Samuel n'avait que 17 ans. La majeure partie de l'oeuvre a cependant pris corps lors d'une période intense d'écriture et d'enregistrement entre 2014 et 2015, une sorte de journal musical qui relate les luttes de Chown contre l'anxiété et les troubles intenses du sommeil. L'ambiance du disque résulte en grande partie de la réflexion et de la réaction de Chown à cette période incertaine et étrange de sa vie. C'est une tentative d'exprimer ce bouleversement intérieur ainsi qu'un reflet de son expérience extérieure, à la recherche d'un sentiment de connexion avec lui-même, ainsi qu'une tentative d'atteindre le pur bonheur, au milieu d'une période sombre. Ce n'était jamais le moment pour Chown de sortir le disque ou de finir les démos jusqu'à ce qu'il les fasse écouter en 2018 au multi-instrumentiste et visionnaire Lionel Williams du groupe Vinyl Williams dont Chown allait par la suite devenir le batteur. Durant deux jours intenses, toute la batterie a été ré-enregistrée, suivie de quelques semaines de mixage, de mastering, de ré-amplification et dans quelques cas, Williams a ajouté des parties aux chansons. Ce dernier étant le seul a avoir participé à cette épopée shoegaze/dream pop de 60 minutes. Musicalement, l'album apparaît comme un mélange des musiques qui ont inspiré Chown lors de son enfance passée au Canada dans les années 90, à savoir ses 3 groupes préférés de l'époque : Smashing Pumpkins, My Bloody Valentine et Radiohead. Pure Bliss s'inscrit dans la continuité des disques classiques de shoegaze/dream pop, tels que Loveless. Cet album retrace le parcours de Chown depuis ses débuts avec le morceau Voices, réalisé alors qu'il était adolescent, jusqu'au plus récent Tempera Madonna; un parcours qui s'étend littéralement sur plus de 15 ans, laissant entrevoir une sorte de cycle de naissance, mort et de renaissance.
Pure Bliss est une odyssée pop onirique et psychédélique de l'auteur-compositeur et multi-instrumentiste américain Shmu, coproduite par le gourou du psyché Vinyl Williams. Pure Bliss a longtemps été un album mis de côté, un projet prenant la poussière, pendant que Samuel Chown était occupé à sortir d'autres titres sous le nom de Shmu, Zorch et à travers une multitude d'autres projets, ainsi qu'à faire de nombreuses tournées en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. Certaines chansons de l'album possèdent des démos remontant à 2004, lorsque Samuel n'avait que 17 ans. La majeure partie de l'oeuvre a cependant pris corps lors d'une période intense d'écriture et d'enregistrement entre 2014 et 2015, une sorte de journal musical qui relate les luttes de Chown contre l'anxiété et les troubles intenses du sommeil. L'ambiance du disque résulte en grande partie de la réflexion et de la réaction de Chown à cette période incertaine et étrange de sa vie. C'est une tentative d'exprimer ce bouleversement intérieur ainsi qu'un reflet de son expérience extérieure, à la recherche d'un sentiment de connexion avec lui-même, ainsi qu'une tentative d'atteindre le pur bonheur, au milieu d'une période sombre. Ce n'était jamais le moment pour Chown de sortir le disque ou de finir les démos jusqu'à ce qu'il les fasse écouter en 2018 au multi-instrumentiste et visionnaire Lionel Williams du groupe Vinyl Williams dont Chown allait par la suite devenir le batteur. Durant deux jours intenses, toute la batterie a été ré-enregistrée, suivie de quelques semaines de mixage, de mastering, de ré-amplification et dans quelques cas, Williams a ajouté des parties aux chansons. Ce dernier étant le seul a avoir participé à cette épopée shoegaze/dream pop de 60 minutes. Musicalement, l'album apparaît comme un mélange des musiques qui ont inspiré Chown lors de son enfance passée au Canada dans les années 90, à savoir ses 3 groupes préférés de l'époque : Smashing Pumpkins, My Bloody Valentine et Radiohead. Pure Bliss s'inscrit dans la continuité des disques classiques de shoegaze/dream pop, tels que Loveless. Cet album retrace le parcours de Chown depuis ses débuts avec le morceau Voices, réalisé alors qu'il était adolescent, jusqu'au plus récent Tempera Madonna; un parcours qui s'étend littéralement sur plus de 15 ans, laissant entrevoir une sorte de cycle de naissance, mort et de renaissance.
Le pet-sitter le plus notoire de Lyon, Oster Lapwass, offre une promenade sur mesure aux éminents résidants de sa non moins célèbre Animalerie. Le collectif lyonnais - acteur majeur de la scène rap indépendante française et tête d'affiche locale depuis la fin des années 2000 - est ici réuni (quasi au complet) pour honorer les productions toujours plus éclectiques de son fondateur et architecte sonore. Le rappeur ouvertement inconscient du crew, Eddy Woogy (anciennement Dico puis Eddy), traîne son spleen psychotropé sur La Vache. On retrouve sur trois morceaux du projet le très prolifique Lucio Bukowski. Sur 22 Outils, il prouve sa contemporanéité sur un instrumental lunaire et épuré, où son écriture poétique et acérée épouse un subtil flow vocodé, auquel nous avait peu habitué celui que l'on considère comme l'une des grandes plumes du rap hexagonal actuel. Après plusieurs mois de silence, Confortable et sa thématique empreinte de vécu marquent le grand retour du sale gone Anton Serra, qui prouve ici qu'il n'a rien perdu de sa verve si singulière. L'écorché vif Robse démontre sa technicité et son sens du verbe sans concession sur Coeur d'Artichaut, et Colson, au format plus freestyle. Les quatre MCs précédemment cités mêlent leurs univers respectifs sur le morceau-titre Pense-Bête, un exercice de style caractéristique de l'Animalerie. Deuxième membre échappé des Bavoog Avers présent sur le projet (avec Eddy), Kalan évoque quant à lui ses états d'âme de Rockstar. Les indomptables Ethor Skull et Hakan réaffirment, sur Mon Rap pour l'un et Cigales et Fourmis pour l'autre, leur statut de piliers discrets mais ô combien solides du collectif. Oster Lapwass invite également d'autres chiens fous : le jeune espoir lyonnais Elka sur Ghost, le ténébreux Azz - aperçu récemment dans un freestyle Daymolition - sur Jaquen H'ghar, et le mystérieux ardéchois Mounir. Parmi les 16 titres de ce projet familial, deux instrumentaux : Oster Lapwass partage les machines avec Francis Husler sur Lyonnaiseries et nous sert un Rhum, Coca et Cacahuètes en toute fin de promenade, épaulé par le guitariste attitré de l'Animalerie, Baptiste. On part dans tous les sens, rien ne va plus, ici chacun sa chance, les chats sont chauves et les moutons sont bien gardés, c'est un peu l'opinel qui joue de la clarinette... OSTER LAPWASS
Le pet-sitter le plus notoire de Lyon, Oster Lapwass, offre une promenade sur mesure aux éminents résidants de sa non moins célèbre Animalerie. Le collectif lyonnais - acteur majeur de la scène rap indépendante française et tête d'affiche locale depuis la fin des années 2000 - est ici réuni (quasi au complet) pour honorer les productions toujours plus éclectiques de son fondateur et architecte sonore. Le rappeur ouvertement inconscient du crew, Eddy Woogy (anciennement Dico puis Eddy), traîne son spleen psychotropé sur La Vache. On retrouve sur trois morceaux du projet le très prolifique Lucio Bukowski. Sur 22 Outils, il prouve sa contemporanéité sur un instrumental lunaire et épuré, où son écriture poétique et acérée épouse un subtil flow vocodé, auquel nous avait peu habitué celui que l'on considère comme l'une des grandes plumes du rap hexagonal actuel. Après plusieurs mois de silence, Confortable et sa thématique empreinte de vécu marquent le grand retour du sale gone Anton Serra, qui prouve ici qu'il n'a rien perdu de sa verve si singulière. L'écorché vif Robse démontre sa technicité et son sens du verbe sans concession sur Coeur d'Artichaut, et Colson, au format plus freestyle. Les quatre MCs précédemment cités mêlent leurs univers respectifs sur le morceau-titre Pense-Bête, un exercice de style caractéristique de l'Animalerie. Deuxième membre échappé des Bavoog Avers présent sur le projet (avec Eddy), Kalan évoque quant à lui ses états d'âme de Rockstar. Les indomptables Ethor Skull et Hakan réaffirment, sur Mon Rap pour l'un et Cigales et Fourmis pour l'autre, leur statut de piliers discrets mais ô combien solides du collectif. Oster Lapwass invite également d'autres chiens fous : le jeune espoir lyonnais Elka sur Ghost, le ténébreux Azz - aperçu récemment dans un freestyle Daymolition - sur Jaquen H'ghar, et le mystérieux ardéchois Mounir. Parmi les 16 titres de ce projet familial, deux instrumentaux : Oster Lapwass partage les machines avec Francis Husler sur Lyonnaiseries et nous sert un Rhum, Coca et Cacahuètes en toute fin de promenade, épaulé par le guitariste attitré de l'Animalerie, Baptiste. On part dans tous les sens, rien ne va plus, ici chacun sa chance, les chats sont chauves et les moutons sont bien gardés, c'est un peu l'opinel qui joue de la clarinette... OSTER LAPWASS
Yours est un panier garnis que nous offre Chris Garneau, plus sage et plus contemplatif, après un temps de réclusion dans la nature. Vous pouvez entendre dans l'immensité sonore de chaque piste la profondeur de la perspective que lui ont accordé la distance et le temps qui passe. Cinq ans après Winter Games, Chris Garneau descend de la montagne et constate que le monde a continué à tourner sans lui. Les histoires sur les douleurs d'une famille aux prises avec d'anciennes blessures, sur la recherche d'une connexion relationnelle, et sur la colère contre un monde qui plonge de plus en plus dans la souffrance sont toutes là mais sont cette fois reliées à des références mythologiques, hors du temps. La France, où Garneau a passé une partie de son enfance, lui donne des racines. Il a passé deux mois à Lyon, enregistrant Yours, son quatrième album, avec les coproducteurs Maxime Vavasseur du groupe Witxes, et Benoit Bel qui, formé par Valgeir Sigurdsson & Mio Thorrisson au Greenhouse Studios à Reykjavak, a enregistré Björk, Bonnie Prince' Billy, Kate Nash et plus. être en studio avec Vavasseur et Bel a été une expérience profonde pour Garneau, et les résultats de cette connexion profonde se font sentir dans la matière organique brute de l'album. Son album précédent utilisait des récits par procuration, mais Garneau reprend sa propre vie dans son travail sur Yours. Avec ce nouvel album, la voix de Garneau devient notre voix. Il y parvient non pas en racontant une histoire universelle, mais en se plongeant profondément dans les particularité de sa propre blessure. Il se sent en quelque sorte séparé de ce monde, comme le mythe de Geryon repris dans Autobiography of Red d'Anne Carson, texte qui a servi de fondement à la création de cet album. Chris Garneau plane au-dessus de cette planète rouge et chante pour les personnes sans voix. Les drames domestiques, la réalité mondaine de mettre un corps dans la terre, l'énormité de la dévastation écologique. Garneau couvre de nombreux territoires, des vues panoramiques d'un monde déchirant dans la chanson Yours aux coins sombres d'un bar d'une petite ville sans nom dans No Lord, soutenues respectivement par les voix d'une beauté obsédante d'Emily Jane White et de Keren Ann. Garneau a d'autres compagnons qui le ramènent sur terre. Shannon Funchess de Light Asylum prête sa voix à Torpedo, donnant à la chanson une intensité délicate. Greg Fox (Liturgy & Ben Frost) apporte la batterie à l'étendue cosmique de No Universe, une piste qui trouve la beauté dans le potentiel de l'anéantissement pour nous réveiller. Morgane Imbeaud du groupe pop-folk français Cocoon fournit les choeurs pour Gentry et Tower. Le résultat de toutes ces contributions est un son à la fois riche et délicat. Yours est un monde à part entière dont Garneau est prêt à se séparer. Il le laisse entre vos mains, avec toutes ses contradictions.
Yours est un panier garnis que nous offre Chris Garneau, plus sage et plus contemplatif, après un temps de réclusion dans la nature. Vous pouvez entendre dans l'immensité sonore de chaque piste la profondeur de la perspective que lui ont accordé la distance et le temps qui passe. Cinq ans après Winter Games, Chris Garneau descend de la montagne et constate que le monde a continué à tourner sans lui. Les histoires sur les douleurs d'une famille aux prises avec d'anciennes blessures, sur la recherche d'une connexion relationnelle, et sur la colère contre un monde qui plonge de plus en plus dans la souffrance sont toutes là mais sont cette fois reliées à des références mythologiques, hors du temps. La France, où Garneau a passé une partie de son enfance, lui donne des racines. Il a passé deux mois à Lyon, enregistrant Yours, son quatrième album, avec les coproducteurs Maxime Vavasseur du groupe Witxes, et Benoit Bel qui, formé par Valgeir Sigurdsson & Mio Thorrisson au Greenhouse Studios à Reykjavak, a enregistré Björk, Bonnie Prince' Billy, Kate Nash et plus. être en studio avec Vavasseur et Bel a été une expérience profonde pour Garneau, et les résultats de cette connexion profonde se font sentir dans la matière organique brute de l'album. Son album précédent utilisait des récits par procuration, mais Garneau reprend sa propre vie dans son travail sur Yours. Avec ce nouvel album, la voix de Garneau devient notre voix. Il y parvient non pas en racontant une histoire universelle, mais en se plongeant profondément dans les particularité de sa propre blessure. Il se sent en quelque sorte séparé de ce monde, comme le mythe de Geryon repris dans Autobiography of Red d'Anne Carson, texte qui a servi de fondement à la création de cet album. Chris Garneau plane au-dessus de cette planète rouge et chante pour les personnes sans voix. Les drames domestiques, la réalité mondaine de mettre un corps dans la terre, l'énormité de la dévastation écologique. Garneau couvre de nombreux territoires, des vues panoramiques d'un monde déchirant dans la chanson Yours aux coins sombres d'un bar d'une petite ville sans nom dans No Lord, soutenues respectivement par les voix d'une beauté obsédante d'Emily Jane White et de Keren Ann. Garneau a d'autres compagnons qui le ramènent sur terre. Shannon Funchess de Light Asylum prête sa voix à Torpedo, donnant à la chanson une intensité délicate. Greg Fox (Liturgy & Ben Frost) apporte la batterie à l'étendue cosmique de No Universe, une piste qui trouve la beauté dans le potentiel de l'anéantissement pour nous réveiller. Morgane Imbeaud du groupe pop-folk français Cocoon fournit les choeurs pour Gentry et Tower. Le résultat de toutes ces contributions est un son à la fois riche et délicat. Yours est un monde à part entière dont Garneau est prêt à se séparer. Il le laisse entre vos mains, avec toutes ses contradictions.
Sur le deuxième album de Valley Maker, Rhododendron, l'auteur-compositeur Austin Crane, chante sur le mouvement - d'une croyance à une autre, d'un endroit à l'autre, et à travers le temps. ce nouvel album de Crane, musicien basé à Seattle et étudiant en doctorat en géographie humaine, reflète à la fois l'enracinement et le déracinement qui façon son songwriting. Tout comme ses inspirations les plus notables avant lui, Jason Molina, Bill Fay et Gillian Welch, Crane parle des manières étranges avec lesquelles nous marquons le temps dans nos vies. Crane a créé Valley Maker en 2010 avec un recueil de chansons éponyme écrit pour son projet de thèse de son premier cycle à l'Université de Caroline du Sud, retraçant des questions existentielles autour de récits d'origine biblique. Des thèmes similaires sont abordés dans Rhododendron, qui fait suite à When I Was a Child sorti en 2015. Les paroles prophétiques et apocalyptiques donnent vie aux chansons de Crane sans que sa perspective ne soit pour autant liée à un dogme. Il utilise les métaphores de la foi pour explorer l'ineffable et naviguer à l'intersection de la croyance, du temps, du lieu et de la politique actuelle. Une grande partie de l'album a été écrite lors des élections présidentielles américaines de 2016 et dans les mois qui ont suivi, alors que Crane voyageait pour ses recherches de doctorat sur la migration, les frontières et l'humanitaire. Nommé ainsi pour la plante qui pousse à la fois dans le sud où a grandi Crane et là où il vit à Washington, Rhododendron explique comment les lieux et les moments que nous occupons deviennent des reflets de nous-mêmes. Les chansons de Crane conservent leur caractère folk mais s'épanouissent avec des rythmes et des arrangements surprenants. L'album a été enregistré entre deux endroits. à Portland, dans l'Oregon, Crane a fait équipe avec le producteur et ingénieur Chaz Bear de Toro Y Moi. Anciens camarades d'université et amis de longue date, Bear et Crane ont posé les bases du disque en quatre jours. Les chansons restantes du disque ont été composées à Seattle avec le producteur et ingénieur Trevor Spencer (Father John Misty, Fleet Foxes). Ils ont fait appel au batteur James Barone (Beach House, Tennis) et au bassiste Eli Thomson (Father John Misty), ainsi qu'à Brandon Camarda à la trompette et Andrew Swanson au saxophone. De plus, Amy Fitchette a posé des harmonies vocales pour compléter le son riche mais épuré de Rhododendron. De l'indie rock épuré du premier morceau de l'album A Couple Days ax psychédélisme de Be Born Today, des cuivres de Rise Up aux touches d'ambient de River Bend My Mind, l'album montre l'approche raffinée de Crane, ses chansons solidement construites se sublimant avec des arrangements élaborés. Rhododendron est un album sur la transition, sur le départ, mais aussi sur l'arrivée.
Sur le deuxième album de Valley Maker, Rhododendron, l'auteur-compositeur Austin Crane, chante sur le mouvement - d'une croyance à une autre, d'un endroit à l'autre, et à travers le temps. ce nouvel album de Crane, musicien basé à Seattle et étudiant en doctorat en géographie humaine, reflète à la fois l'enracinement et le déracinement qui façon son songwriting. Tout comme ses inspirations les plus notables avant lui, Jason Molina, Bill Fay et Gillian Welch, Crane parle des manières étranges avec lesquelles nous marquons le temps dans nos vies. Crane a créé Valley Maker en 2010 avec un recueil de chansons éponyme écrit pour son projet de thèse de son premier cycle à l'Université de Caroline du Sud, retraçant des questions existentielles autour de récits d'origine biblique. Des thèmes similaires sont abordés dans Rhododendron, qui fait suite à When I Was a Child sorti en 2015. Les paroles prophétiques et apocalyptiques donnent vie aux chansons de Crane sans que sa perspective ne soit pour autant liée à un dogme. Il utilise les métaphores de la foi pour explorer l'ineffable et naviguer à l'intersection de la croyance, du temps, du lieu et de la politique actuelle. Une grande partie de l'album a été écrite lors des élections présidentielles américaines de 2016 et dans les mois qui ont suivi, alors que Crane voyageait pour ses recherches de doctorat sur la migration, les frontières et l'humanitaire. Nommé ainsi pour la plante qui pousse à la fois dans le sud où a grandi Crane et là où il vit à Washington, Rhododendron explique comment les lieux et les moments que nous occupons deviennent des reflets de nous-mêmes. Les chansons de Crane conservent leur caractère folk mais s'épanouissent avec des rythmes et des arrangements surprenants. L'album a été enregistré entre deux endroits. à Portland, dans l'Oregon, Crane a fait équipe avec le producteur et ingénieur Chaz Bear de Toro Y Moi. Anciens camarades d'université et amis de longue date, Bear et Crane ont posé les bases du disque en quatre jours. Les chansons restantes du disque ont été composées à Seattle avec le producteur et ingénieur Trevor Spencer (Father John Misty, Fleet Foxes). Ils ont fait appel au batteur James Barone (Beach House, Tennis) et au bassiste Eli Thomson (Father John Misty), ainsi qu'à Brandon Camarda à la trompette et Andrew Swanson au saxophone. De plus, Amy Fitchette a posé des harmonies vocales pour compléter le son riche mais épuré de Rhododendron. De l'indie rock épuré du premier morceau de l'album A Couple Days ax psychédélisme de Be Born Today, des cuivres de Rise Up aux touches d'ambient de River Bend My Mind, l'album montre l'approche raffinée de Crane, ses chansons solidement construites se sublimant avec des arrangements élaborés. Rhododendron est un album sur la transition, sur le départ, mais aussi sur l'arrivée.