Après un premier album Coline paru fin 2012, et une tournée qui vit le groupe passer par les Francofolies de la Rochelle, le Printemps de Bourges ou encore la Gaité Lyrique, Baden Baden est de retour en 2015 avec Mille éclairs. Dans ce nouveau disque, composé à Paris et au bord de la Manche, le leitmotiv du groupe se précise : capturer les émotions, suivre son instinct, et sublimer sa singularité. Le choix de la langue maternelle s'impose comme une évidence pour donner davantage de sens et de résonance à ce climat rêveur et contemplatif. Dans Mille éclairs il sera question d'errance nocturne, d'ivresse, du besoin de l'autre, de l'absence, mais aussi de la fuite, et de la recherche des grands espaces. Plus que jamais, Baden Baden nous livre des chansons qui cristallisent les émotions et l'intime.
Batlik se pose dans un coin et observe. De ces observations naissent des chansons qui prennent tout leur sens dès la première écoute. La mise en bouchedes textes, la voix et le jeu de guitare font de cet artiste indépendant une des figures singulières de la scène française. Juste à côté est son troisième album, toujours produit sur son label à brûle pourpoint.... Aucune concession dans les arrangements, des textes ciselés, à la fois acides, lucides et ou l'humour n'est jamais très loin. Batlik n'est pas à la mode et c'est ce qui le rend intéressant. Sur scène, ses morceaux prennent toute leur envergure, il chante en français mais ne fait pas de la chanson française. Coups de gueule, coups de blues, expression citoyenne et poésie pure, tout y est, vous n'avez pas à écouter, juste à apprécier.
Auteur de nombreux tubes pour Caetano Veloso dont il a été le percussionniste, Vinicius Cantuaria s'est exilé à New-York où il mène depuis quelques années une carrière de guitariste chanteur, alternant entre bossa-nova pure et les dernières tendances urbaines qui lui ont fait tour à tour cotoyer des musiciens aussi divers et innovants que Arto Lindsay, Jun Miyake, Bill Frisell ou même Ryuichi Sakamoto. Après un magnifique album en duo l'an dernier avec Bill Frisell ( « Lagrimas Mexicanas » ), ce nouvelle album enregistré entre Brésil et New- York confirme la beauté unique de cette musique à la fois brésilienne et terriblement Newyorkaise qui est depuis des années sa « marque de fabrique ». Illuminé par des invités de grand talent, c'est un album fort et assurément un des beaux disques de cette fin d'année.
Après trois années loin des studios, Zazie revient avec un crescendo comme on en n'avait pas entendu depuis longtemps dans la chanson française, un 120 battements par minute qui s'emballe... Coach de The Voice et figure de proue du songwriting hexagonal, Zazie dévoile son nouveau single intitulé Speed le 24 mai dernier dans lequel elle emporte l'auditeur dans une folle ronde pop, synthétique et organique à la fois, soulignée par la tension des cordes. Un hymne à l'amour contemporain... Speed encore, réveille-toi et fais pas le mort : de quoi faire battre notre coeur, encore et toujours, pour la voie et la voix singulières de Zazie. Zazie sortira son nouvel album le 07 septembre prochain, un dixième opus réalisé par Edith Fambuena. Celui-ci marquera également son grand retour scénique avec une tournée prévue pour 2019.
Après trois années loin des studios, Zazie revient avec un crescendo comme on en n'avait pas entendu depuis longtemps dans la chanson française, un 120 battements par minute qui s'emballe... Coach de The Voice et figure de proue du songwriting hexagonal, Zazie dévoile son nouveau single intitulé Speed le 24 mai dernier dans lequel elle emporte l'auditeur dans une folle ronde pop, synthétique et organique à la fois, soulignée par la tension des cordes. Un hymne à l'amour contemporain... Speed encore, réveille-toi et fais pas le mort : de quoi faire battre notre coeur, encore et toujours, pour la voie et la voix singulières de Zazie. Zazie sortira son nouvel album le 07 septembre prochain, un dixième opus réalisé par Edith Fambuena. Celui-ci marquera également son grand retour scénique avec une tournée prévue pour 2019.
Attendu avec impatience, Junk n'est pas seulement le premier album studio de M83 en cinq ans. Il s'inscrit dans le prolongement de Hurry up, We're Dreaming qui, lors de sa sortie en 2011, l'a propulsé sur le devant de la scène internationale. Salué comme le chef d'oeuvre d'Anthony Gonzalez et véhiculé par le hit « Midnight City » (certifié platine), l'album a reçu une nomination aux Grammy ainsi que des disques d'or à travers le monde. Anthony Gonzalez a aussi été très sollicité pour composer des bandes originales, réalisant ainsi celles du blockbuster de science-fiction Oblivion avec Tom Cruise et de la trilogie à succès Divergent. L'amour de Gonzalez pour tout ce qui provient des années 80 est bien connu et est récurrent dans tout l'album Junk. Cependant, dans l'optique d'une inspiration nouvelle et intemporelle, Anthony est revenu aux décennies précédentes, aux bandes originales des années 60 ou bien aux tubes radio groovy des années 70.
On ne pouvait imaginer plus belle fête d'anniversaire. Pour commémorer les 30 ans des Musiciens du Louvre Grenoble, Marc Minkowski dirige l'intégrale des symphonies de Schubert. En mars 2012, à l'occasion de leur trentième anniversaire (ils furent fondés en 1982 par un Marc Minkowski alors âgé de 19 ans !), Les Musiciens du Louvre Grenoble ont donné en trois concerts l'intégrale des symphonies de Schubert au célèbre Konzerthaus de Vienne. A peine trois ans après le succès de l'Intégrale des Symphonies londoniennes de Haydn distinguées par un diapason d'or de l'année 2010, Marc Minkowski et Les Musiciens du Louvre Grenoble enregistrent dans les mêmes conditions au Konzertaus de Vienne, l'intégrale des symphonies de Schubert. Un projet « cathédralesque », dit le chef d'orchestre, qui a retenu huit symphonies : les sept achevées (c'est-à-dire les six premières et celle qu'on appelle la « Grande »), plus la symphonie dite « Inachevée », dont le mystère est précisément de rester sur un point d'interrogation, les deux mouvements qui la composent se suffisant à eux-mêmes.
LA CREATIVITE DEBORDANTE DE POND FRAPPE UN GRAND COUP AVEC UN NOUVEL ALBUM PRODUIT PAR KEVIN PARKER The Weather, le septième album de POND, s’annonce comme le plus maîtrisé et abouti du quatuor de Perth. Ce coup d’éclat sortira chez Marathon Artists, le label qui a révélé Courtney Barnett ou Jagwar Ma. The Weather contient les fulgurances les plus pop du groupe, tout en conservant leur goût des expérimentations. Avec son thème romantique et ses arrangements de synthés, le premier single, Sweep Me Off My Feet, en était le parfait exemple. Tout comme le précédent album, The Weather a été produit par Kevin Parker dans son studio de Perth. Cependant, là ou Man, It Feels Like Space Again (2015) était une compilation brute de leurs penchants garage et psyché, ce nouvel album se veut être un ambitieux voyage, en technicolor, qui montre l’arrivée à maturité de POND. Pour ceux qui aiment, : Tame Impala, Jagwar Ma, Temples...
C'est grâce au groupe Oligarshiiit que le chemin du beatmaker Oldy Clap Recordz (Traits d’union, Brèves de comptoir, Bloqué en 90) croise celui de Dj Skandal (Hip hop foundation volume 1&2, Itchy & Scratchy breakbeat). Le premier produit des titres pour le groupe et pour les projets de ses membres en solo; le second est le deejay attitré de la formation sur scène et en studio.En 2013, Oldy Clap et Dj Skandal réalisent leur premier morceau commun : Where is my Jazzband ? Si ce titre apparaît sur la quatrième compile du collectif de beatmakers The French Touch Connection, c'est pour un format album qu’ils nourrissent l'envie de collaborer à nouveau. La réflexion s’amorce : le scratch doit y avoir une place centrale, au même titre que l’instrumental... C'est au terme d'un peu plus d'un an de travail, que l’album 10 titres Dust Dealers voit le jour.On y retrouve les sonorités jazz et old school, chères au beatmaker bruxellois, combinées aux scratchs incisifs du Dj parisien. Passant d'atmosphères jazzy à des ambiances plus sombres, le projet possède une vraie diversité musicale tout en restant fondamentalement Hip Hop. Porté par les scratchs, chaque morceau est une invitation à rentrer dans un univers singulier. L’album Dust Dealers, qu’ils défendent aujourd’hui sur scène, se place ainsi dans la pure lignée du Boom Bap d’autrefois, et ravira les amateurs de vieux vinyles poussiéreux.
Nouvel opus pour cette formation bordelaise qui cultive – aussi bien que l’on cultive la vigne – un rock intelligent, mêlé d’influences aussi riches que variées. Après deux ep brillants, les cinq comparses nous reviennent donc en grande forme, et nous offrent de véritables petits joyaux aux réminiscences très seventies, psychédéliques à souhait. Les morceaux, savamment construits, alternant riffs aiguisés et envolées planantes, sont de véritables kaléidoscopes musicaux tantôt teintés de reggae « Lady«, tantôt teintés de P-funk, cette soul psychédélique déjantée initiée par Georges Clinton au milieu des années 70, et dont « Minesweepers » en est le parfait exemple. Et oui, c’est que les guitares de ces messieurs sonnent plutôt bien, et explorent tous les styles avec une aisance déconcertante, tout en restant radicalement rock. Et ça, c’est leur principale force. Pour vous faire une idée de l’étendue du talent de Breaking Fuel, il ne vous reste plus qu’à visionner le clip de « Spycolors » ft. Adriàn Terrazas-Gonzàlez, saxophoniste mexicain, qui par ses éclairs de génie fait de ce titre un véritable hommage aux pionniers du rock progressif anglais de la fin des années 60 que sont King Crimson et Van der Graaf Generator. Décidément à Bordeaux, il n’y a pas que le vin qui est bon, et ça tombe bien car le « Breaking Fuel » nouveau est disponible depuis le 8 octobre 2015.
Certes, il y a les Quatre Saisons et tous ces concertos pour violon plus célèbres et virtuoses les uns que les autres. Mais c'est ici, dans sa production de concertos pour cordes seules (concerti per archi), qu'Antonio Vivaldi a montré son plus haut et plus pur talent d'écriture : concision, brio, profondeur et émotions immédiates. Un Vivaldi au firmament, servi ici avec passion et excellence par l'Accademia Bizantina. Les concerti per archi donnent à écouter des sensations diverses, des paysages multiformes, des petites histoires toujours nouvelles. Nous avons ici treize miniatures musicales dans lesquelles affleurent les influences de terres voisines et lointaines, et de cette mer qui entoure Venise : ainsi du concerto RV 163, appelé Conca, qui s'inspire du son de la conque marine, ou Wettertrompete, que Vivaldi avait eu l'occasion d'entendre en Bohême, et à laquelle les marins attribuaient le pouvoir d'apaiser ou de déchaîner les tempêtes. Les concertos pour viole d'amour (concerti per viola d'amore) sont d'un caractère plus mystérieux. Notamment parce que cet instrument fascinant est doté de cordes sympathiques qui vibrent de façon autonome lorsqu'on frotte les cordes mélodiques. Vivaldi, comme certaines de ses élèves - et comme Alessandro Tampieri! - était un grand virtuose de l'instrument, qui n'est toutefois utilisé que de façon anecdotique depuis le XIXe siècle. La sonorité douce, suggestive, évocatrice d'effets et de climats orientalisants de la viole d'amour trouve ici son apogée dans le poignant Largo du concerto RV 393, le final entraînant du concerto RV 394 ou le délicat Andante en ré mineur du concerto RV 395.
Le vent a tourné, la fumée s'est envolée, le feu brûle... Après le succès de son dernier album Be Sensational et une tournée de plus de 200 concerts, Jeanne Added revient avec un nouvel album, Radiate. A travers celui-ci, la chanteuse rayonne, elle chante avec une ferveur enivrante d'émotions. Vraie, proche, détendue, elle chante à visage découvert. Pour son second opus, Jeanne Added Explique : j'avais envie de plus de voix, c'est-à-dire d'entendre ma voix telle que je connais, de la faire entendre dans un spectre plus large. Frédéric Soulard (qu'elle connait depuis le Conservatoire National Supérieur de Paris, membre du groupe Limousine) et Mar Kerr (ancien batteur des Rita Mitsouko) forment ensemble Maestro et signent la production de l'album Deux immenses musiciens, précise-t-elle, Fred est chez lui dans n'importe quelle machine, n'importe quel synthétiseur et Mark est un grand programmateur de boîte à rythme, et un batteur imparable. De plus ils sont absolument irrésistibles en live, Maestro c'est tendu, excitant, physique. Pour le duo Maestro, elle a une manière unique de concentrer son énergie, il y a une densité et une direction dans chaque phrase qu'elle chante. Il nous restait à rentrer dans ce son, cette démarche et son exigence expliquent-ils. Magistrale, la voix de Jeanne Added est irrésistible. Elle irradie, ensorcèle, désarme, trouble. Elle rend addict, amoureux.se, heureux.se, vivante. Les dieux sont furieux, épidermiques et volcaniques, la voix de Jeanne Added soulève des montagnes, nos montagnes. Les grandes, les petites.
The Misteri d'Elx (Mystery Play of Elche) is a religious drama performed annually in the southeastern Spanish city of Elche (or Elx in the local dialect) since medieval times. The play reenacts the Assumption of Mary in a two-act musical production, entirely sung, that takes place over two successive days in August. The Mystery Play is a major European tourist attraction, and UNESCO in 2001 named it a Masterpiece of the Oral and Intangible Heritage of Humanity. With typical boldness, Jordi Savall and La Capella Reial de Catalunya plunge into a slice of the musical past that is rewarding yet raises complex issues in performance. Here, however, the group is not resurrecting a half-buried tradition but rather dealing with one that is living. The primary female parts of Mary and the Angel in the drama are sung gorgeously by Montserrat Figueras and Arianna Savall; Jordi Savall argues convincingly in his notes that the traditional practice of having boy sopranos sing these roles is an unfortunate holdover from the era of Catholic gender restrictions. These two singers, especially, deserve credit for rising to the challenge of fusing a piece of music created over many centuries into a unified whole. Their mystical, ecstatic musical utterances are wholly distinctive. It's worth bearing in mind, however, that this is not an authentic performance; you can go to Elche for that. The notes characterize the play's language as Catalan, which some in Valencia would dispute, and this disc offers not an enactment of the traditional Mystery Play, based on its usual combination of oral tradition and old written documents, but rather an investigative reworking (Savall calls it an homage). It's as if Savall decided to perform music of the Mummers' parades in Philadelphia -- it would be compelling, but you'd also want to find out what folks in Philadelphia thought about it.
Le vent a tourné, la fumée s'est envolée, le feu brûle... Après le succès de son dernier album Be Sensational et une tournée de plus de 200 concerts, Jeanne Added revient avec un nouvel album, Radiate. A travers celui-ci, la chanteuse rayonne, elle chante avec une ferveur enivrante d'émotions. Vraie, proche, détendue, elle chante à visage découvert. Pour son second opus, Jeanne Added Explique : j'avais envie de plus de voix, c'est-à-dire d'entendre ma voix telle que je connais, de la faire entendre dans un spectre plus large. Frédéric Soulard (qu'elle connait depuis le Conservatoire National Supérieur de Paris, membre du groupe Limousine) et Mar Kerr (ancien batteur des Rita Mitsouko) forment ensemble Maestro et signent la production de l'album Deux immenses musiciens, précise-t-elle, Fred est chez lui dans n'importe quelle machine, n'importe quel synthétiseur et Mark est un grand programmateur de boîte à rythme, et un batteur imparable. De plus ils sont absolument irrésistibles en live, Maestro c'est tendu, excitant, physique. Pour le duo Maestro, elle a une manière unique de concentrer son énergie, il y a une densité et une direction dans chaque phrase qu'elle chante. Il nous restait à rentrer dans ce son, cette démarche et son exigence expliquent-ils. Magistrale, la voix de Jeanne Added est irrésistible. Elle irradie, ensorcèle, désarme, trouble. Elle rend addict, amoureux.se, heureux.se, vivante. Les dieux sont furieux, épidermiques et volcaniques, la voix de Jeanne Added soulève des montagnes, nos montagnes. Les grandes, les petites.
Tracklist 1 1. Sonata for solo violin No. 1 in G minor, BWV 1001~Adagio 2. Sonata for solo violin No. 1 in G minor, BWV 1001~Fuga. Allegro 3. Sonata for solo violin No. 1 in G minor, BWV 1001~Siciliano 4. Sonata for solo violin No. 1 in G minor, BWV 1001~Presto 5. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Allemande 6. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Double 7. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Courante 8. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Double. Presto 9. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Sarabande 10. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Double 11. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Tempo di Bourree 12. Partita for solo violin No. 1 in B minor, BWV 1002~Double 13. Sonata for solo violin No. 2 in A minor, BWV 1003~Grave 14. Sonata for solo violin No. 2 in A minor, BWV 1003~Fuga 15. Sonata for solo violin No. 2 in A minor, BWV 1003~Andante 16. Sonata for solo violin No. 2 in A minor, BWV 1003~Allegro Tracklist 2 1. Partita for solo violin No. 2 in D minor, BWV 1004~Allemande 2. Partita for solo violin No. 2 in D minor, BWV 1004~Courante 3. Partita for solo violin No. 2 in D minor, BWV 1004~Sarabande 4. Partita for solo violin No. 2 in D minor, BWV 1004~Gigue 5. Partita for solo violin No. 2 in D minor, BWV 1004~Chaconne 6. Sonata for solo violin No. 3 in C major, BWV 1005~Adagio 7. Sonata for solo violin No. 3 in C major, BWV 1005~Fuga. Alla breve 8. Sonata for solo violin No. 3 in C major, BWV 1005~Largo 9. Sonata for solo violin No. 3 in C major, BWV 1005~Allegro assai 10. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Preludio 11. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Loure 12. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Gavotte en rondeau 13. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Menuet I 14. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Menuet II 15. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Bourree 16. Partita for solo violin No. 3 in E major, BWV 1006~Gigue
Deux décennies et quelques 2000 concerts après un album sorti en 1999, Debout Sur Le Zinc court toujours. Et ses refrains avec, oscillant docilement entre les bras câlins de la chanson et du rock anglo-saxon. Avec ce 9e album « Eldorado(s) », enregistré au studio Ferber (Paris), Debout Sur Le Zinc a multiplié les révolutions intimes. Idéal pour un nouveau départ. Une nouvelle feuille blanche au livre jamais achevé. Pour preuve : la fin des pochettes dessinées, un nouveau manager ou encore le départ de deux membres (Christophe, guitare rythmique et chant; William, contrebasse) remplacés par Thomas et - première présence féminine - Marie. En studio ? Edith Fambuena (Alain Bashung, Etienne Daho, Miossec) à la réalisation; Antoine Gaillet (Mademoiselle K, Julien Doré, M83) au mixage. Ou comment agir sur la forme pour influer le fond. Le résultat est un album tout en nuances, refusant les partis pris caricaturaux. Textes moins intimes mais plus ouverts / universels; ton plus joyeux mais avec chutes pourtant pessimistes; tempo plus soutenu mais sauvegardant quelques ballades; enregistrement studieux mais concerts festifs; album enregistré live mais réel soin apporté à la post-production; ou encore attelage historique / nouveaux membres mais même unité sonore. Dans toute fête, une réalité sociale. Miroir de la société, DSLZ ne peut renvoyer qu'une image complexe plutôt qu'un avis contrasté. Maintenant, après plus de 3 ans d'attente, c'est la boule au ventre et la foule en tête que le groupe remonte sur le ring !
Deux décennies et quelques 2000 concerts après un album sorti en 1999, Debout Sur Le Zinc court toujours. Et ses refrains avec, oscillant docilement entre les bras câlins de la chanson et du rock anglo-saxon. Avec ce 9e album « Eldorado(s) », enregistré au studio Ferber (Paris), Debout Sur Le Zinc a multiplié les révolutions intimes. Idéal pour un nouveau départ. Une nouvelle feuille blanche au livre jamais achevé. Pour preuve : la fin des pochettes dessinées, un nouveau manager ou encore le départ de deux membres (Christophe, guitare rythmique et chant; William, contrebasse) remplacés par Thomas et - première présence féminine - Marie. En studio ? Edith Fambuena (Alain Bashung, Etienne Daho, Miossec) à la réalisation; Antoine Gaillet (Mademoiselle K, Julien Doré, M83) au mixage. Ou comment agir sur la forme pour influer le fond. Le résultat est un album tout en nuances, refusant les partis pris caricaturaux. Textes moins intimes mais plus ouverts / universels; ton plus joyeux mais avec chutes pourtant pessimistes; tempo plus soutenu mais sauvegardant quelques ballades; enregistrement studieux mais concerts festifs; album enregistré live mais réel soin apporté à la post-production; ou encore attelage historique / nouveaux membres mais même unité sonore. Dans toute fête, une réalité sociale. Miroir de la société, DSLZ ne peut renvoyer qu'une image complexe plutôt qu'un avis contrasté. Maintenant, après plus de 3 ans d'attente, c'est la boule au ventre et la foule en tête que le groupe remonte sur le ring !
Loin de la folk de ses débuts, James Vincent McMorrow fait peau neuve pour son troisième album We Move : James Vincent McMorrow est l'artiste de tous les extrêmes. Autrefois batteur dans des groupes de post-hardcore et de heavy metal, grand amateur de punk et de hip-hop, l'artiste irlandais s'est pourtant fait connaître avec Early In The Morning, un premier recueil de folk sensible paru en 2011. Outre ses talents de musicien, les titres We Dont Eat et Sparrow & The Wolf ont surtout mis en évidence ce falsetto vertigineux capable d'atteindre des hauteurs insoupçonnées. Fort de ce succès critique, James Vincent McMorrow s'est isolé dans le désert américain pour déconstruire son univers. Le challenge, risqué mais sublime, a donné naissance à l'épuré Post Tropical (2014), constellation de titres brumeux perlés de touches électroniques. La grâce à l'état pur ! Pour son troisième album, baptisé We Move, James Vincent McMorrow a de nouveau souhaité sortir de sa zone de confort. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, le chanteur irlandais explique avec sincérité sa démarche, entre confessions introspectives, regard critique sur ses précédents disques et volonté de se réinventer. « Quand j'ai commencé à travailler sur ce projet, j'ai griffonné deux choses sur une page. La première c'était On avance. Ou non. On change. Ou on reste les mêmes. C'est en quelque sorte devenu le leitmotiv de l'album et c'est de là que vient son titre. La deuxième c'était Il n'y a pas de raison pour que la danse et la mélancolie soient incompatibles » explique le natif de Dublin, qui s'est entouré des producteurs Nineteen85 (Drake), Two Inch Punch (Sam Smith, Years & Years) et Frank Dukes (Kanye West, Rihanna). Et à l'écoute de son nouveau single, force est de constater qu'il ne nous a pas menti ! Avec sa voix de velours, James Vincent McMorrow s'épanche après une rupture mais il le fait sur une basse bondissante et des synthétiseurs étonnamment dansants. « Because you make me feel alive / In spite of rising water / Abandoning my car / About a mile from nowhere » clame-t-il, l'esprit tourmenté...
Loin de la folk de ses débuts, James Vincent McMorrow fait peau neuve pour son troisième album We Move : James Vincent McMorrow est l'artiste de tous les extrêmes. Autrefois batteur dans des groupes de post-hardcore et de heavy metal, grand amateur de punk et de hip-hop, l'artiste irlandais s'est pourtant fait connaître avec Early In The Morning, un premier recueil de folk sensible paru en 2011. Outre ses talents de musicien, les titres We Dont Eat et Sparrow & The Wolf ont surtout mis en évidence ce falsetto vertigineux capable d'atteindre des hauteurs insoupçonnées. Fort de ce succès critique, James Vincent McMorrow s'est isolé dans le désert américain pour déconstruire son univers. Le challenge, risqué mais sublime, a donné naissance à l'épuré Post Tropical (2014), constellation de titres brumeux perlés de touches électroniques. La grâce à l'état pur ! Pour son troisième album, baptisé We Move, James Vincent McMorrow a de nouveau souhaité sortir de sa zone de confort. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, le chanteur irlandais explique avec sincérité sa démarche, entre confessions introspectives, regard critique sur ses précédents disques et volonté de se réinventer. « Quand j'ai commencé à travailler sur ce projet, j'ai griffonné deux choses sur une page. La première c'était On avance. Ou non. On change. Ou on reste les mêmes. C'est en quelque sorte devenu le leitmotiv de l'album et c'est de là que vient son titre. La deuxième c'était Il n'y a pas de raison pour que la danse et la mélancolie soient incompatibles » explique le natif de Dublin, qui s'est entouré des producteurs Nineteen85 (Drake), Two Inch Punch (Sam Smith, Years & Years) et Frank Dukes (Kanye West, Rihanna). Et à l'écoute de son nouveau single, force est de constater qu'il ne nous a pas menti ! Avec sa voix de velours, James Vincent McMorrow s'épanche après une rupture mais il le fait sur une basse bondissante et des synthétiseurs étonnamment dansants. « Because you make me feel alive / In spite of rising water / Abandoning my car / About a mile from nowhere » clame-t-il, l'esprit tourmenté...
« Joy To The World » est un standard anglo-saxon de cette période de Noël néfaste aux dindes, et au cours de laquelle règne un bonhomme ventripotent et rougeaud, mais ne figure pas au sommaire de l'album Joy To The World, ce qui n'empêche pas ce dernier d'être un recueil de circonstance, édité à une période de l'année qui lui permet, de facto, de griller toute la concurrence. En fait, Pink Martini a appliqué ses recettes, validées par plusieurs millions de disques vendus de par le monde, à cette sélection, enregistrée dans l'Oregon : invités en pagaille, et foultitude d'idiomes utilisés. Mieux encore, le groupe du pianiste Thomas Lauderlade, conscient que le caractère, certes ?cuménique, de l'entreprise, allait laisser sur le bord de la route des milliards de gens qui se soucient de la nativité du Christ comme d'une guigne, s'est attaché à y inclure des refrains célébrant tout simplement la famille, ou le printemps, ou l'union entre les peuples, ou les trois à la fois. Ainsi, la japonaise Saori Yuki vient nous gratifier dans sa langue natale d'une visite de « White Christmas ». Une célébration de l'alouette (qui, parfois fait le printemps) dans « Shchedryk » fait la part belle à des clochettes, en ukrainien dans le texte. Se succèdent par la suite hébreu, chinois, ladino (synthèse d'espagnol et d'hébreu), ainsi qu'une invraisemblable version de « Silent Night », mêlant allemand, arabe, et anglais. On s'arrêtera également avec profit sur une évocation des Rois Mages, pour laquelle les rythmes tentent de réinjecter un peu du groove démoniaque (hum....) de Fela Kuti, empereur de l'afro-beat. Le summum étant vraisemblablement atteint par « Auld Lang Syne » (« Ce n'est qu'un au revoir »), susurré sur une rythmique d'école de samba, et qui provoque instantanément la nostalgie des plages de Copacabana, et des jeunes filles court vêtues qui s'y prélassent. Á chaque instant, le grand petit orchestre (ils sont douze instrumentistes, rappelons-le) Pink Martini rutile des feux discrets d'un jazz cool, d'une world-music raisonnable, ici parfaite conjonction d'un banquet de fin d'année réussi. Et leur interprétation pleine de sens et de sensibilité de « Little Drummer Boy » (pourtant à hérédité chargée, depuis Nana Mouskouri) peut même, l'espace de quelques mesures, laisser accroire aux miracles.
La Vierge noire de Montserrat accompagne Jordi Savall depuis l'enfance et les étés en montagne, le Llibre Vermeil jalonne son travail avec Montserrat Figueras. C'est dire combien les deux inspiratrices pèsent sur ce second enregistrement (live) du Livre vermeil, offert à la fois en CD et DVD (à privilégier). Le codex à couverture rouge constitué dans l'abbaye catalane à la fin du XIVe siècle rassemble d'amples textes liés à la vie ecclésiastique et au pèlerinage de tous ceux qui étaient « arrivés au monastère de la Vierge noire de Montserrat à la recherche d'espoir dans cette vie et pour s'assurer aussi du bonheur dans l'autre » (Jordi Savall). Il est particulièrement précieux pour sa mince mais considérable partie musicale : sur onze pages, le chansonnier présente dix pièces (douze à l'origine) très simplement notées, pour lesquelles l'interprétation est forcément recréation. La notice passionnante de Josep M. Gregori plonge le lecteur dans l'aventure rocambolesque du recueil et le symbolisme numérique des structures mélodiques, retenons?en la variété relative des formes musicales sur des textes en latin ou catalan : unissons, canons à deux ou trois parties, virelais avec refrain, « goigs » ou « joies » mariales à l'écriture plus complexe, danse macabre ternaire conclusive. Les rares didascalies indiquent des chansons à danser en rond (« a bail redon »), des mélodies sans texte suggèrent l'emploi d'instruments (éternel débat... ). Quelques lignes précisent l'intention de l'ouvrage, destiné à l'usage populaire des pèlerins. Mais pourrions?nous apprécier, aujourd'hui et au disque, si loin de ce contexte, leur ferveur sans fard ? Dès sa première intégrale mythique de 1979 à Saintes (Thomas Binkley et Gregorio Paniagua l'avaient précédé en 1966 et 1968), Jordi Savall mettait en timbres (chanteurs solistes, plusieurs choeurs et instruments) un Llibre Vermeil opulent, à la ferveur inoubliable. Pourquoi prendre le risque d'un second legs ? Dans ce concert de novembre 2013 en hommage à Montserrat Figueras, la conception globale n'a pas fondamentalement évolué, hormis l'effectif vocal, réduit à onze chanteurs. Paradoxalement, alors même qu'elle perd de facto la profondeur de champ propre aux cinq choeurs de 1979, cette capella de solistes, associée à une réalisation instrumentale souvent plus touffue, ne parvient pas à offrir une polyphonie transparente et déliée (par exemple dans Stella splendens). Les compagnons fidèles des anciens et des nouveaux jours entourent Savall, à la voix (Maria Cristina Kiehr recueillant la lourde responsabilité de suppléer l'absente) et aux instruments (Marq, Lawrence?King, Biffi, Canihac, Lassalle, Güngör, Estevan... ). La pratique des pèlerins justifiait la forme répétitive des différentes pièces, à laquelle le concert contemporain, surtout non scénographié, est beaucoup moins favorable. Savall « habille » le matériau initial avec adresse, variété opulente des timbres, perfection des équilibres, improvisations de liaison, virtuosité. En totale opposition avec la fête populaire et fervente récemment offerte par Bruno Bonhoure (Paraty, cf. no 627), le pèlerinage princier de Savall est impeccablement réglé, et d'une mélancolie qui tourne à la tristesse infinie, décelable (au DVD) sur les visages rivés à la partition. Revenez au Llibre Vermeil de 1979, écoutez Polorum regina, sa liberté agogique, son allure déliée, rayonnante, devenu esthétisme nostal-gique. Ou encore Ad mortem festinamus, danse macabre déjà symphonique mais ricanante, aujourd'hui désespoir virtuose et grinçant. Un ange est passé, il a oublié de revenir.