Le monde de l'art reconnaîtrait-il enfin Alexandre Pompidou à sa juste mesure ? Malgré l'échec de ses sculptures à base de barbaque et le succès pour le moins balbutiant de ses peintures à la place du Tertre, voilà qu'un grand magazine de la profession veut l'interviewer ! Cette fois, c'est sûr, sa carrière va décoller... à moins que Cornette, Frissen et Witko s'en mêlent !
Créée dans les années 70 pour le magazine « A Suivre », la série Stéphane Clément nous fait suivre les voyages mouvementés de son héros à travers la Suisse, la Turquie, le Pakistan, l'Afghanistan ou même l'Inde. De retour après sept ans d'absence, dans le diptyque formé par les tomes 12 et 13, Ceppi envoie son bourlingueur au Turkménistan afin d'aider une ONG, mais, comme souvent, la réalité locale ne facilite pas les choses et Stéphane se retrouve dans une situation plus que délicate. On se demande bien comment il parviendra à tirer son épingle du jeu une fois de plus.
Après 15 albums passés à rendre chèvre Monsieur Latouche et profiter placidement de la chaleur du coin au fond de la classe, ça devait finir par arriver : Ducobu s'est vu confisquer son Rik Spoutnik Magazine ! Mais, tel est pris qui croyait prendre... Il n'aura suffi que de quelques pages feuilletées pour rendre Monsieur Latouche définitivement accro. Et encore, personne ne se doute du secret que renferme la caverne sous l'école Saint- Potache... Voici entre autres ce que nous réservent Godi et Zidrou pour les 16es aventures du cancre le plus irrécupérable de la bande dessinée!
Roby, un personnage à la Spirou ?...A la trappe.Old Pat Rack, un personnage à la Popeye ?... Aux oubliettes. En ce début des années 1950, Tibet fait déjà preuve d'une belle ténacité. A peine s'est-il vu refuser un projet, qu'il revient à l'attaque... Au grand galop, même. Non mais, ils vont voir ce qu'ils vont voir ! Plus têtu qu'un Marseillais, y'a pas (sauf un Breton, peut-être ?) ! Certes, le (tout) jeune homme a déjà fait paraître dans Tintin Yoyo s'est évadé !, une histoire complète scénarisée par son ami Duchâteau, et quelques gags de Titi et son chien Tutu - publiés le plus souvent à la va-vite, lorsqu'un annonceur s'est désisté, au dernier moment -, mais bon, SA grande saga, celle qui serait à même de lui ouvrir un peu plus grandes les portes de l'hebdomadaire...Eh bien, ce beau projet se fait attendre. Ce ne sont certes pas les idées qui lui manquent, mais c'est comme ça. Il faut à l'époque passer sous les Fourches Caudines d'Hergé, toujours très impliqué dans la rédaction du journal, et l'auteur de Tintin et Milou juge son travail trop peu crédible . Tibet piaffe d'impatience. Soudain, tout s'accélère ! Raymond Leblanc, LE grand patron, lui commande une série mettant en scène des personnages animaliers...Le but est simple, direct. Il faut concurrencer Mickey-Magazine , alors en pleine expansion. Tibet esquisse Mac Aniche, puis Ricket et son cheval Toupet. Leblanc lui suggère de modifier les noms, jugés trop infantiles. Pour le reste, tout va bien. Tibet se range volontiers à cet avis - il n'a d'ailleurs pas trop le choix -, rebaptise ses personnages Chick Bill et Confetti, et s'apprête à caracoler en tête des référendums...Euh, il lui faut tout de même, là encore, obtenir le sésame hergéen. Patatras ! Échaudé peut-être par l'insuccès de son Popol et Virginie au Pays des Lapinos - une oeuvre plutôt amusante, mais qui n'ajoute rien à sa gloire -, Hergé reste dubitatif et lui aurait déclaré : C'est bien pour votre âge, mais les lecteurs ne pourront jamais s'identifier à des personnages animaliers. Croyez-moi sur parole, ça ne marchera jamais ! ...Un point de vue que n'aurait peut-être pas partagé Walt Disney ? ! O rage, ô désespoir ! Tibet en pleurerait, s'il n'était, jusque dans l'épreuve, porté à la rigolade. Survient alors un courrier d'André Fernez - à l'époque, rédacteur en chef du journal Tintin - qui annonçant la sortit imminente de Chez Nous-Junior , l'équivalent francophone d' Ons Volkske , un périodique ciblé vers les plus jeunes.A charge pour lui, sans délai, de dessiner une double page hebdomadaire de son Chick Bill. Pas de souci, entre deux manoeuvres - il effectue alors son service militaire dans l'armée de l'air, du côté de Dijon -, Tibet entraîne ses personnages dans un Far West fantaisiste, dans lequel de drôles d'animaux s'humanisent au fil des planches et pratiquent un humour débridé. La suite ? La suite, vous la découvrirez dans cette Intégrale .Patrick Gaumer