Le nouveau roman graphique de Dash Shaw, entre anticipation et récit initiatique. Danny et son grand frère Luke, sont deux ados américains dont le père est rédacteur en chef d’un magazine consacré aux parcs d’attraction. Intrigué par une annonce parue dans ce magazine, Luke quitte le giron familial pour aller travailler sur le chantier d’un nouveau parc, Clockworld, en construction sur la mystérieuse île de X. Une année s’écoule, et la famille est sans nouvelle de Luke. Danny décide de partir à sa recherche et de rejoindre l’île...Il est accueilli par son frère qui a désormais une petite amie et ne ressemble plus du tout au boy-scout modèle qu’il était. Déstabilisé, Danny tente de convaincre son frère de revenir aux États-Unis. Il découvre un pays étrange, où personne ne parle anglais, et dont les habitants sont sous la coupe de Otis Sharpe, un scientifique mégalomane à l’origine du projet Clockworld (un parc regroupant des attractions historiques animées par des automates).
La série La Grande Guerre de Charlie (Charley's War), qui compte huit volumes, a été créée par Pat Mills et Joe Colquhoun et publiée entre 1979 et 1988 dans le magazine hebdomadaire Battle au Royaume-Uni, dont elle fut le plus grand succès. Elle est considérée à ce jour comme l'une des meilleures bandes dessinées de guerre et relate le quotidien du jeune Charlie Bourne, adolescent de 16 ans qui s'engage dans l'armée Britannique pendant la Première Guerre Mondiale.
À 21 ans, J.B. se retrouve à son grand désarroi de nouveau coincé chez ses parents, dans un patelin du fin fond de l'Ohio. Il vient d'arrêter la fac et doit absolument trouver un boulot pour ne plus avoir sa mère sur le dos en permanence. Suite à une annonce providentielle parue dans le magazine municipal, J.B. se retrouve engagé sur le champ comme éboueur contractuel. Il sera bientôt rejoint par un ancien pote de lycée, Mike. À eux deux, ils vont découvrir les joies de ce métier, se confronter aux habitants les plus dérangés de la ville, aux éboueurs titulaires de longue date, aux chiens errants et aux sacs poubelle mal fermés. Pendant une longue année, ils devront faire leur tournée quotidienne sous la pluie, la neige ou sous un soleil de plomb, persécutés en permanence par leur chef, l’infâme Will E.Après Mon Ami Dahmer (Prix Révélation Angoulême 2014) et Punk Rock & Mobile Homes, Derf Backderf change de registre tout en continuant à nous parler des petites villes de banlieue américaines... Librement inspiré de l'année qu'il a passée à être éboueur, entre la terminale et sa première année de fac, Trashed est à la fois un truculent récit parsemé d'anecdotes hilarantes, un portrait au vitriol de l'American Way of Life et un document édifiant sur les dommages collatéraux de la société de consommation.
Markéta Hajská, anthropologue, et Máša Bo?kovcová, ethnologue - spécialistes de la question Rom - ont rencontré Ferko, Keva et Albína lors d'une enquête sur les Roms de République tchèque et de Slovaquie. Elles ont décidé de raconter leurs histoires. Parce qu'« il faut commencer à parler des Roms en tant qu'individus et pas seulement en tant qu'ethnie ». Le dessinateur Vojtech Masek a mis ces récits en images, en travaillant d'après les photos, films et témoignages audios enregistrés au cours de ces rencontres.Le personnage principal du premier récit, Ferko, est un sexagénaire fauché qui se prétend issu de la famille tzigane la plus riche de Slovaquie. Keva, une jeune Rom Praguoise de vingt ans aux prises avec les discriminations, est au centre de la deuxième partie. La dernière histoire est celle d'Albína, 40 ans, femme battue et mère de sept enfants, qui finit par s'enfuir avec son amant tchèque. « Ce n'est pas une histoire politiquement correcte, précise le quotidien Lidové Noviny. Les auteurs ne censurent pas les aspects les plus sombres, comme la violence et la drogue. » En mettant en scène ces vies bancales, « la trilogie fait prendre conscience de l'ampleur de la dette de la société tchèque envers les Roms », estime le magazine Respekt.O Pribjehi - Histoires est un triple récit édifiant, une étude en profondeur du quotidien des Roms en Slovaquie et en République tchèque, deux pays à forte population Rom.
Le cauchemar de Mana Neyestani commence en 2006, le jour où il dessine une conversation entre un enfant et un cafard dans le supplément pour enfants d'un hebdomadaire iranien. Le problème est que le cafard dessiné par Mana utilise un mot azéri. Les azéris, un peuple d'origine turc vivant au nord de l'Iran, sont depuis longtemps opprimés par le régime central. Pour certains, le dessin de Mana est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et un excellent prétexte pour déclencher une émeute. Le régime de Téhéran a besoin d'un bouc émissaire, ce sera Mana. Lui et l'éditeur du magazine sont emmenés dans la Prison 209, une section non-officielle de la prison d'Evin, sous l'administration de la VEVAK, le Ministère des Renseignements et de la Sécurité Nationale.Alors que le deux hommes subissent des semaines d'isolement et d'interrogatoires, les azéris organisent de nombreuses manifestations anti-gouvernementales. Les autorités font tirer sur les manifestants, faisant de nombreuses victimes.Au bout de deux mois de détention, Mana obtient un droit de sortie temporaire. Il décide alors de s'enfuir avec sa femme. Après un long périple qui les fera passer par les Émirats Arabes Unis, La Turquie et la Chine, ils parviendront à atteindre la Malaisie pour s'y installer avant de rejoindre Paris en 2010. Bouleversant, Une Métamorphose iranienne est une plongée en apnée dans le système totalitaire kafkaïen mis en place par le régime iranien.