COLLEGE est de retour avec un troisième album électrisant. Riche, lumineux et nostalgique de par l’omniprésence de synthés, il rappelle immédiatement le plus gros succès du groupe, ‘A Real Hero’, la BO du film Drive, mais explore à la fois un univers unique et conceptuel, donnant au travail sur la texture et l’atmosphère des sons une toute nouvelle dimension. « Shangai est un album inspiré par la ville elle-même, sa culture et son architecture; sur la façon dont elle est devenue un géant melting pot. » Musicalement, cet album sonne très 90’s et inclue les travaux de Mark Snow, Angelo Badalamenti, Joe Hisaishi et Aphex Twin. David Grellier - le musicien derrière COLLEGE, également membre de Sexy Sushi - explique : « Ce disque est une mystérieuse balade au coeur du Shangai des années 20. Une invitation au voyage, un hommage au raffinement et à la délicatesse d’une période fantaisiste et floue à la fois, qui nourrit l’imagination des musiciens, des artistes et des architectes de cette ville mythique.» La chanteuse Hama, née à Shangai, nous honore également de sa présence en chantant sur le titre ‘Love Peas’.
De la conquête de l'Ouest à la crise des années 30, THOMAS HELLMAN raconte l'histoire américaine, à travers celle de sa grand-mère paternelle. Ses chansons sont des adaptations bilingues tirées du répertoire blues, folk, et gospel de l'époque. Thomas est un auteur-compositeur-interprète québécois, né d'un père américain et d'une mère française. Riche de cette double culture, passionné d'histoire, de littérature, il est également chroniqueur sur Radio Canada. C'est d'ailleurs suite à sa série de chroniques sur l'histoire de la musique américaine pendant la crise des années 30 que lui vient l'idée de son spectacle Rêves américains : de la ruée vers l'or à la Grande Crise. RêVES AMERICAINS se veut une réflexion sur notre époque. Il ne cherche pas tant à raconter l'histoire américaine qu'à faire ressortir sa dimension mythologique, universelle. Il suit le mouvement de toute une société, mais qui pourrait aussi être l'expérience de n'importe lequel d'entre nous : une plongée dans la noirceur qui émerge dans la lumière.
COLLEGE est de retour avec un troisième album électrisant. Riche, lumineux et nostalgique de par l’omniprésence de synthés, il rappelle immédiatement le plus gros succès du groupe, ‘A Real Hero’, la BO du film Drive, mais explore à la fois un univers unique et conceptuel, donnant au travail sur la texture et l’atmosphère des sons une toute nouvelle dimension. « Shangai est un album inspiré par la ville elle-même, sa culture et son architecture; sur la façon dont elle est devenue un géant melting pot. » Musicalement, cet album sonne très 90’s et inclue les travaux de Mark Snow, Angelo Badalamenti, Joe Hisaishi et Aphex Twin. David Grellier - le musicien derrière COLLEGE, également membre de Sexy Sushi - explique : « Ce disque est une mystérieuse balade au coeur du Shangai des années 20. Une invitation au voyage, un hommage au raffinement et à la délicatesse d’une période fantaisiste et floue à la fois, qui nourrit l’imagination des musiciens, des artistes et des architectes de cette ville mythique.» La chanteuse Hama, née à Shangai, nous honore également de sa présence en chantant sur le titre ‘Love Peas’.
Epoustouflant, mêlant intensité psychédélique et maîtrise technique permettant mille excentricités - Le Monde Le premier album survolté MARKETING : du quintet belge ! Après avoir dévoilé le clip barré de leur single ‘8 Is The Figure That I Like The Most', le quintet belge ROBBING MILLIONS, mené par Lucien Fraipont (guitare/voix) et Gaspard Ryelandt (voix) sort sont premier long format éponyme ! En puisant dans les méandres de sa culture musicale, le groupe livre un album audacieux qui s'affranchit des carcans traditionnels de la pop musique. De Can à Robert Wyatt, de The Flaming Lips à la slacker pop de Pavement en passant par les guitares flamboyantes de Frank Zappa, l'album Robbing Millions prend un malin plaisir à dépasser les bornes ! Les titres y oscillent entre dream pop (‘8 Is The Figure That I Like The Most', ‘The Mountain'), rock psyché weirdo euro style (‘WIAGW', ‘You Fall From Your Chair', ‘What Makes Me Feel Old') et mélodies Ariel Pinkesques (‘In The No Air', ‘Inspector', ‘Dreams Like Photographs'). L'album éponyme de ce groupe fabuleux est un beau mélange de psych pop inventive et décoiffante qui marquera probablement l'année 2016 !
MICHAEL BUBLE a grandi nourri de la culture musicale de son grand-père qui lui fit découvrir les plus grands standards du jazz : SINATRA, MEL TORME, ELLA FITZGERALD.... En 2003, sa carrière est véritablement lancée, sous la houlette du producteur DAVID FOSTER avec lequel il enregistre son premier album eponyme. En 2004 sort Come fly with me et en 2005 It's time, qui le consacre star internationale. Véritable crooner, MICHAEL BUBLE conquiert un large public en interprétant des standards jazz. Il collabore avec d'autres artistes contemporains (NELLY FURTADO, les BEE GEES...) et participe à la bande originale du film SPIDERMAN notamment. Aujourd'hui, Union Square est heureux de ré éditer la magnifique bande originale de 'Totally Blonde', film hollywoodien sorti en 2001, interprétée par MICHAEL BUBLE et dans lequel il officie en tant qu'acteur également. Cette ré éedition nous permet de (re) découvrir les premiers pas de MICHAEL BUBLE avant qu'il ne devienne la star que l'on connait et témoigne de son immense et précoce talent. A noter 6 plages vidéos illustrant chacun des morceaux.
Electro Violet Nombre de disques : 12LA COLLECTION ENTIERE DE LA CARRIERE SOLO D'IRMIN SCHMIDT, FONDATEUR DE CAN. Mute et Spoon records sortiront l'oeuvre complète de la carrière solo ainsi que les bandes originales d'IRMIN SCHMIDT, compositeur légendaire et créateur de Can. La boxset Electro Violet sortira le 20 Novembre 2015. Après une formation de pianiste classique, de chef d'orchestre et de compositeur, IRMIN SCHMIDT, qui a appris auprès de Stockhausen et Ligeti, fonde Can à la fin des années 1960, sorte de fusion d'une musique classique de nouvel ordre avec du rock et du jazz. Depuis, la puissante influence du groupe n'a jamais faibli et IRMIN SCHMIDT a récemment été fait Chevalier De L'Ordre Des Arts Et Des Lettres pour sa contribution au monde des arts et de la culture. Ce coffret 12CD emporte l'auditeur dans un voyage au coeur de l'oeuvre de l'artiste, depuis Toy Planet (1981), son premier album solo, jusqu'à l'opéra Gormenghast en passant par ses collaborations avec Jono Podmore et Duncan Fallowell sans oublier ses bandes originales.
Inspiré du reggae, de la culture du sound system et d'une myriade de styles issus de la musique Jamaicaine, ancienne et nouvelle, le son de The Lions se place aussi solidement dans la musique soul. Le groupe de 12 officie depuis 2007 et rassemble ce qui se fait de mieux en matière de créateur reggae-soul à Los Angeles. Les membres du groupe ska Hepcat, Detson Berry et Alex Désert forment la moitié de l'équipe de chanteurs. La seconde moitié incluant le falsetto de Malik Moore et DJ Black Shakespeare, le cousin de Robbie Shakespeare (de Sly & Robbie) et responsable du sound system i&i. Parmi les autres membres, on retrouve le guitariste Dan Ubick (membre fondateur de Connie Price & The Keystones), DaveWilder à la basse (co-auteur et collaborateur de Macy Gray), et d'autres musiciens qui ont joué pour De La Soul, Barrington Levy, Beck, Raphael Saadiq et Black Eyed Peas. Première sortie reggae de Stones Throw, The Lions rejoignent ainsi Aloe Blacc, Mayer Hawthorne, Dam Funk, Quakers, Anika, Jonti, Stepkids, dans une démarche d'ouverture musicale du label.
Depuis plus de 25 ans, la priorité du label ACT est de développer et promouvoir le meilleur du jazz européen dans toutes ses formes. Chaque nuance, chaque teinte est abordée en empathie avec les pays représentés et leur culture. Sur les traces de Jazzpaña (collaboration entre le WDR Big Band et des artistes comme Al DiMeola), composé et arrangé par Vince Mendoza et produit par Arif Mardin, Wolfgang Haffner tire son chapeau à ces deux grands de la musique. Il enregistre un album en sextet, combinant le jazz et la musique de la péninsule ibérique, 100% acoustique. L’héritage culturel espagnol rencontre les notes du nouveau monde : l’ambiance créée, chaleureuse et atmosphérique, autorise l’auditeur à rêver d’une nuit enivrante à Grenade, à siroter un cocktail sur un rooftop madrilène... Wolfgang Haffner enregistre cet album avec des artistes avec lesquels il collabore depuis de nombreuses années, et avec qui il trouve une vraie cohésion : Christopher Dell (vibraphone), Jan Lundgren (piano), Lars Danielsson (basse), Sebastian Studnitzky (trompette) et Daniel Stelter (guitare). Tous ensemble, ils s’approprient la sensibilité et la passion des méditerranéens avec une facilité qui en étonnera plus d’un !
Dick Annegarn répond à l'époque par la joie, la poésie, et la tendresse. Avec un disque lumineux, allègre et profond. « Un disque du matin », dit-il. Le matin pour l'élan, le souffle, l'envie, le grand « allons-y » de la joie. Même quand il évoque une noirceur, les pieds bougent et le corps vibre. C'est une affaire de pulsion; de pulsion de vie. Il confesse avoir été bouleversé par le « Vous n'aurez pas ma haine » d'Antoine Leiris après le 13 novembre, alors Dick Annegarn a voulu qu'ils n'aient pas non plus son angoisse, son stress, sa rage. À la place, ce sera Twist, l'album le plus souriant de sa carrière. Avec Philippe Avril à la console, l'album s'est enregistré dans cette tranquillité-là au studio Ferber. Beaucoup de premières prises ont été conservées, tant les chansons étaient en pente douce. Autour de lui, des musiciens qui partagent son envie de simplicité, d'élasticité, de rebonds : Jean-Pierre Soules à la trompette, Christophe Cravero au violon et au piano, Olivier Koundouno au violoncelle. L'ami Raphaël est venu pour un duo. Pourquoi Twist ? « Le twist n'est pas un mouvement aux racines sociales profondes comme le jazz, le blues ou le rhythm'n'blues. C'est une culture de l'insouciance, du jeu, de la gouaille, de la provocation... ». Twist se fait heureux, pop et prodigue.
Dick Annegarn répond à l'époque par la joie, la poésie, et la tendresse. Avec un disque lumineux, allègre et profond. « Un disque du matin », dit-il. Le matin pour l'élan, le souffle, l'envie, le grand « allons-y » de la joie. Même quand il évoque une noirceur, les pieds bougent et le corps vibre. C'est une affaire de pulsion; de pulsion de vie. Il confesse avoir été bouleversé par le « Vous n'aurez pas ma haine » d'Antoine Leiris après le 13 novembre, alors Dick Annegarn a voulu qu'ils n'aient pas non plus son angoisse, son stress, sa rage. À la place, ce sera Twist, l'album le plus souriant de sa carrière. Avec Philippe Avril à la console, l'album s'est enregistré dans cette tranquillité-là au studio Ferber. Beaucoup de premières prises ont été conservées, tant les chansons étaient en pente douce. Autour de lui, des musiciens qui partagent son envie de simplicité, d'élasticité, de rebonds : Jean-Pierre Soules à la trompette, Christophe Cravero au violon et au piano, Olivier Koundouno au violoncelle. L'ami Raphaël est venu pour un duo. Pourquoi Twist ? « Le twist n'est pas un mouvement aux racines sociales profondes comme le jazz, le blues ou le rhythm'n'blues. C'est une culture de l'insouciance, du jeu, de la gouaille, de la provocation... ». Twist se fait heureux, pop et prodigue.
Le nouvel album des légendes du Reggae, The Gladiators ! Avec 14 titres mêlant des adaptations des classiques du groupe comme Jah Works ou Look is Deceiving et des nouvelles compositions toujours inspirées par le Roots Rock Reggae telles que Freeman ou le single We Are Not mais avec un son très actuel, le nouvel album des Gladiators prouve qu'ils sont encore dans l'arène pour défendre les couleurs de la culture Jamaicaine ! La trio vocal originel des Gladiators en 1967 se compose de Albert Griffiths, Errol Grandison et David Webber, ces deux derniers étant remplacés quelques années plus tard par Clinton Fearon et Gallimore Sutherland. En 2004, avec l'album Father and sons, Albert Griffiths annonce sa retraite en passant officiellement le flambeau à ses fils : Anthony qui officie déjà depuis plusieurs années à la batterie au sein du groupe et Al au chant, héritier direct de la voix et du charisme de son père. Formés durant leur jeunesse par Albert Griffiths cela fait aujourd'hui plus de dix ans qu'ils perpétuent avec succès le style qui a fait la renommée des Gladiators, tout en y apportant une fraîcheur et une dynamique nouvelle. Le prochain album du groupe Roots Legacy en est la parfaite illustration : le projet d'un artiste mûr, reprenant à la perfection quelques uns des titres d'Albert Griffiths et proposant de nouvelles compositions inédites du groupe.
Le guitariste virtuose et expérimental revient pour un album instrumental et insolite ! à une époque où rien n'a de sens, ou où tout le monde essaie de donner un sens à tout, même la bonne idée peut ne pas avoir un sens parfait pour tout le monde.Delicate Steve, aka Steve Marion, auteur-compositeur, guitariste et producteur qui a déjà derrière lui quatre disques instrumentaux, sans parole, mettant l'accent sur la guitare, aime à parler de la culture déviante et réactionnaire du moment. Le nom de l'album vient des paroles Walk on Guilded Splinters de Dr. John où Steve a mal interprété la phrase Tit Alberta pour Till I Burn Up. Ce morceau, ou encore l'album Gris Gris de Dr. John ont guidés l'état d'esprit de l'artiste qui, s'est toujours efforcé de faire une déclaration orignale à chacun de ses enregistrements. La confiance nécessaire à Steve pour faire Till I Burn Up pourrait aussi être auto-inspirée. Aujourd'hui, près de dix ans après le début de sa carrière, Steve est un artiste culte de son temps qui a été appelé à enregistrer avec ses héros (Paul Simon, Kanye West) et à contribuer de manière significative aux chefs-d'oeuvre modernes de ses contemporains (Amen Dunes, Freedom), tout en enregistrant et publiant ses propres oeuvres saluées par la critique et partageant la scène avec Tame Impala, Mac DeMarco, Growlers et autres.
Le guitariste virtuose et expérimental revient pour un album instrumental et insolite ! à une époque où rien n'a de sens, ou où tout le monde essaie de donner un sens à tout, même la bonne idée peut ne pas avoir un sens parfait pour tout le monde.Delicate Steve, aka Steve Marion, auteur-compositeur, guitariste et producteur qui a déjà derrière lui quatre disques instrumentaux, sans parole, mettant l'accent sur la guitare, aime à parler de la culture déviante et réactionnaire du moment. Le nom de l'album vient des paroles Walk on Guilded Splinters de Dr. John où Steve a mal interprété la phrase Tit Alberta pour Till I Burn Up. Ce morceau, ou encore l'album Gris Gris de Dr. John ont guidés l'état d'esprit de l'artiste qui, s'est toujours efforcé de faire une déclaration orignale à chacun de ses enregistrements. La confiance nécessaire à Steve pour faire Till I Burn Up pourrait aussi être auto-inspirée. Aujourd'hui, près de dix ans après le début de sa carrière, Steve est un artiste culte de son temps qui a été appelé à enregistrer avec ses héros (Paul Simon, Kanye West) et à contribuer de manière significative aux chefs-d'oeuvre modernes de ses contemporains (Amen Dunes, Freedom), tout en enregistrant et publiant ses propres oeuvres saluées par la critique et partageant la scène avec Tame Impala, Mac DeMarco, Growlers et autres.
Doomsquad a commencé en 2010 lorsque les frères et soeurs Trevor, Jaclyn et Allie Blumas ont enregistré leurs premiers morceaux dans un style folk artisanal. La fratrie a ensuite très vite fait la découverte de la trance et du beatmaking éléctronique. Leur jeune projet, porté par leur fascination pour la culture dance et les rythmes, a vite fleuri en un vrai projet artistique. Depuis, le trio canadien est passé par une techno aux atmosphères sombres et méditatives avec leur premier abum Kalaboogie, puis s’éloignant de leurs origines avec l’EP Pagentry Suite. On voit alors apparaître des synthés disco agrémentés de beats inspirés des musiques africaines contrastant avec des voix franches et des paroles tranchantes sur les thèmes de la myoginie ou du consumérisme. Cette année sortira Total Time, le second album du groupe, écrit et enregistré dans le désert du Nouveau-Mexique. Le groupe revient ici à ses origines et offre des beats sombres entrecoupés de chants incantatoires et hypnotiques. Les titres ont été enregistrés avec de nombreux collaborateurs et tout particulièrement les jumeaux Jesse et Josh Hasko (North America) qui intègrent de surcroit la formation live de Doomsquad. Imaginées pour emmener l’auditeur à travers une expérience de possession du temps, d’intemporalité, les chansons de Total Time sont également faites pour le pousser sur la piste de danse.
Doomsquad a commencé en 2010 lorsque les frères et soeurs Trevor, Jaclyn et Allie Blumas ont enregistré leurs premiers morceaux dans un style folk artisanal. La fratrie a ensuite très vite fait la découverte de la trance et du beatmaking éléctronique. Leur jeune projet, porté par leur fascination pour la culture dance et les rythmes, a vite fleuri en un vrai projet artistique. Depuis, le trio canadien est passé par une techno aux atmosphères sombres et méditatives avec leur premier abum Kalaboogie, puis s’éloignant de leurs origines avec l’EP Pagentry Suite. On voit alors apparaître des synthés disco agrémentés de beats inspirés des musiques africaines contrastant avec des voix franches et des paroles tranchantes sur les thèmes de la myoginie ou du consumérisme. Cette année sortira Total Time, le second album du groupe, écrit et enregistré dans le désert du Nouveau-Mexique. Le groupe revient ici à ses origines et offre des beats sombres entrecoupés de chants incantatoires et hypnotiques. Les titres ont été enregistrés avec de nombreux collaborateurs et tout particulièrement les jumeaux Jesse et Josh Hasko (North America) qui intègrent de surcroit la formation live de Doomsquad. Imaginées pour emmener l’auditeur à travers une expérience de possession du temps, d’intemporalité, les chansons de Total Time sont également faites pour le pousser sur la piste de danse.
Le jazz est un art paradoxal : expression essentiellement individuelle, il est aussi langage, musique du dialogue. S'il est si difficile à cerner, si l'on s'entend si rarement sur sa définition, c'est peut-être que le jazz est un processus, le lieu d'une tension dialectique qui se résout à un instant donné, sur scène, en une création commune. L'écueil à éviter, et le motif de tant de disputes, c'est de vouloir dire a priori ce qui est jazz. La grande histoire du jazz est faite de dissidences, de convergences accidentelles, elle ne se résume pas d'un trait net. Archie Shepp ne veut pas du mot « Jazz » pour sa musique; ce qui l'habite, c'est la musique noire américaine au son de laquelle il a grandi. Ce qu'il joue, le projet d'une vie, c'est la « Black Art Music ». C'est pour lui, et au-delà pour de nombreux musiciens noirs (Duke, Roach, Mingus... Oliver Lake) la réponse à la confiscation de leur histoire par une industrie sans identité. Ce qui n'exclut pas la rencontre, l'extrême proximité, inattendue et inexplicable, entre un pianiste autrichien élevé dans une culture musicale classique - Siegfried Kessler - et un enfant du ghetto de Fort Lauderdale, Floride - Archie Shepp. Le jazz, puisqu'il faut un mot, est universel parce qu'il est ancré dans le particulier, parce qu'il est ouvert sur toutes les expressions singulières. Call and Response. Quelques notes suffisent pour entendre la proximité entre Shepp et Lake. Leur timbre, absolument personnels, déchirés et déchirants, sont des incarnations de la Voix Noire. L'un et l'autre conçoivent leur musique en lien direct avec la culture de leur peuple, et toutes les formes artistiques qui en ont émergé. Oliver Lake fut l'un des fondateurs du BAG - Black Artists Group - un collectif multidisciplinaire d'artiste afro-américains, et Archie Shepp l'un des principaux animateurs de l'aventure qui l'inspira : Le Black Arts Repertory Theater/School d'Amiri Baraka. La rencontre avec Maddox prolonge un dialogue entre musique et poésie orale dans lequel les deux saxophonistes se sont depuis longtemps engagés. Malcolm Semper Malcolm (Fire Music 1968), ou encore les versions scandées de Revolution annoncent le rap et prolongent une tradition qui part d'Afrique, traverse spirituals, blues, la poésie de Baraka, les dirty dozens, la prosodie de Luther King, The Revolution Won't be Televised, les raps de Public Enemy... Le parlé scandé noir américain ressaisit la parole quotidienne dans une poésie rythmique; il est politique parce qu'il est au plus proche de la langue d'une communauté opprimée. S'y exprime l'élan fondamental de la musique afroaméricaine, son urgence et sa nécessité. Napoleon Maddox restitue la richesse d'un grand mouvement artistique populaire, le hip-hop. Human Beat Box, ou l'art d'imiter une batterie avec sa voix, free style - raps improvisés - dont les textes sont biographiques, intimes et politiques, ces instruments et formes authentiques du rap font écho à une histoire plus large : le rappeur est le bluesman moderne. Maddox restitue la richesse d'un grand mouvement artistique populaire, le hip-hop. Human Beat Box, ou l'art d'imiter une batterie avec sa voix, free style - raps improvisés - dont les textes sont biographiques, intimes et politiques, ces instruments et formes authentiques du rap font écho à une histoire plus large : le rappeur est le bluesman moderne. Il y a là un fil que l'on peut suivre à travers toute la musique noire américaine : Malcolm Semper Malcolm - Archie Shepp Fire Music 1968 - ou encore les versions scandées de Revolution, annonçaient le rap et retravaillait une forme qui naquît en Afrique, traversa spirituals, blues, la poésie de Baraka, les dirty dozens, la prosodie de Luther King, The Revolution Won't be Televised, les raps de Public Enemy... Le parlé scandé noir américain ressaisit la parole quotidienne dans une poésie rythmique; il est politique parce qu'il est au plus proche de la langue d'une communauté opprimée. S'y exprime l'élan fondamental de la musique afro-américaine, son urgence et sa nécessité.
The Bug est le projet de Kevin Martin, producteur qui s'est également fait remarquer avec d'autres projets très divers. Il fait en effet parti de TECHNO ANIMAL / ICE / GOD (avec JUSTIN BROADRICK de GODFLESH / JESU), KING MIDAS SOUND, RAZOR X Productions (avec THE ROOTSMAN), PRESSURE et LADYBUG pour n'en citer que quelques uns. Il y a aussi son label, Pathological Records, et les collaborations avec 16-17, PETE SONIC BOOM KEMPER, JOHN ZORN, KEVIN SHIELDS, El-P, ANTIPOP CONSORTIUM. Il a également travaillé avec des labels aussi différents que Virgin (pour des compilations jazz & dub), Rephlex, Position Chrome/Mille Plateaux, Word Sound, Hyperdub, City Slang, Tigerbeat 6, Grand Royal, et maintenant Ninja Tune. Il a enfin été personnellement sollicité pour remixer THOM YORKE, GRACE JONES, EINSTURZENDE NEUBAUTEN et PRIMAL SCREAM. Son nouvel album, London Zoo, est donc le résultat de toutes ses activités. C'est au sein de la scène Dub-step grandissante (dont THE BUG était un pionnier avant même qu'elle ne soit baptisée ainsi) et aux contacts de producteurs emblématiques (dont Kode 9) que KEVIN réalise qu'il n'est pas seul sur la trajectoire sonore qu'il empreinte. London Zoo est donc le fruit de trois rencontres : WARRIOR QUEEN, FLOWDAN et RICKY RANKING (bien connu pour son travail avec ROOTS MANUVA). Les trois mêmes qui figurent en première ligne dans l'aboutissement final et les représentations live à venir. Bien que le point d'entrée de cet album soit l'étiquette Dub-step, notamment après les succès des trois premiers singles (Jah War, Skeng'et Poison Dart'), ce disque célèbre avant tout le passé et réanime les références du dancehall, du grime, du hip-hop, et autres attaques noise. Un album issu de la culture sound-system de Londres mais dont le charme va bien au delà. _______________________________________________________________________________________________
Initié très tôt à la musique classique, mais nourri au rock, au funk et au jazz, Francesco Bearzatti est incontestablement un artiste d’aujourd’hui, définitivement affranchi de toute notion de genre et de style trop restrictives. Pour autant, élève de George Coleman, sideman dans les orchestres de Charles Persip ou Kurt Rosenwinkel, partenaire de grands noms du jazz transalpin (Stefano Bollani, Pietro Tonolo, Roberto Gatto, Enrico Rava) et leader désormais de plusieurs formations en trio et en quartet, Bearzatti, au-delà de l’éclectisme revendiqué de ses goûts et de son savoir-faire, est certainement l’un des plus beaux stylistes apparus dernièrement sur la scène jazz européenne. A 45 ans, l’italien insuffle un puissant vent d’air frais sur le jazz, en enjambant allègrement les styles, une liberté à l’image de son parcours, entre le rock, le punk, la house et le bop. Son précédent album « Monk’n’Roll », joyeux mélange entre Monk et la pop music, avait défrayé la chronique, recevant de nombreuses récompenses dans la presse musicale. Ce nouveau disque avec le Tinissima 4tet est un hommage engagé à Woody Guthrie, qui avait inscrit sur sa guitare dès les années 30 « This Machine Kills Fascists ». Sa musique a eu une influence considérable et fait partie de la culture contemporaine des États-Unis; ses textes réputés à l'image de son tempérament sont portés par une musique reconnue comme brute et sans fioritures, et son oeuvre est incontestablement devenue une référence très importante de la chanson américaine, influençant Bob Dylan, Joan Baez, Bruce Springsteen, Billy Bragg ou encore The Clash. L’album est habité, comme en témoigne ces quelques mots du saxophoniste : « Je me sens totalement impliqué dans ce que je fais. C’est vrai que je suis possédé par la musique... Je joue avec beaucoup de passion. J’essaye de raconter mon histoire. Je ne peux pas l’expliquer, mais je mets toute ma vie dedans, ma personnalité, mes problèmes aussi, mes joies... Je mets tout mon être dans la musique ».
Alexander Paley est largement reconnu pour ses prouesses techniques éblouissantes, son répertoire exceptionnellement large des concertos et des oeuvres pour piano solo, et la profondeur de ses interprétations uniques et personnelles. Lors de ma première rencontre avec Rameau, j’avais 7 ans. Mon premier professeur était né à Paris et il avait une très bonne connaissance de la culture française. Grâce à lui, je suis à mon tour tombé amoureux de la France en général et de Rameau en particulier, Rameau qui ne m’a plus jamais quitté par la suite. Je l’ai toujours gardé dans un coin de ma tête, sans jamais pouvoir le donner sur scène car, malheureusement, les programmateurs, préféraient et préfèrent encore des compositeurs plus familiers du grand public.(...) C’est résolument en tant que pianiste que j’aborde la musique de Rameau. Nulle question ici d’une simple imitation du clavecin : il me semble dommage de ne pas exploiter les opportunités que notre piano contemporain offre, comme l’a fait, par exemple dans Bach, Glenn Gould, musicien que j’admire. J’ai également apporté une attention particulière à la question du tempo. Sur la question des ornements, pour lesquels le compositeur a laissé une table fort copieuse, je me réclame de Wanda Landowska. L’ornement est, à mes yeux, comme un vaste champ qui permet d’introduire ce qui existait autour de Rameau en son temps. Ainsi, dans La Vénitienne (Premier livre, 1706), après avoir joué strictement ce qui est écrit par Rameau, j’ai inséré des citations de Domenico Scarlatti et de Jean-Paul-Egide Martini (son célèbre Plaisir d’amour). C’est aussi pour cette raison que dans les doubles de la fameuse Gavotte, j’ai introduit le Dies iræ. J’avoue avoir l’intime et forte conviction d’en avoir le droit. J’ai essayé de jouer chaque mélisme, chaque note, écrits par Rameau car le texte reste la Bible, et il doit être scrupuleusement respecté. Mais Debussy disait que la musique survenait entre les notes et il est du ressort de l’interprète de découvrir ce qui existe au-delà du papier et de l’encre noire. Ce que je joue ne relève absolument pas de la transcription telle qu’a pu superbement le faire un Godowski. Ce n’est pas non plus une tentative de transformer la musique en quelque chose d’audible pour un hypothétique auditeur contemporain. J’essaie simplement de partager cette immense beauté qui naît devant moi et devant l’auditeur... Alexander Paley
Simply Road trip Nombre de disques : 4 Disque 1 : Pretenders, The - Brass in pocket - Mansun - Wide open space - Johnson, Andreas - Glorious - Pretenders, The - Brass in pocket - Wildhearts, The - I wanna go where the people go - Kula Shaker - Hush - Magic Numbers, The - Love me like you - Babybird - You're gorgeous - Catatonia - Road rage - Goldfrapp - Strict machine - Moby - Find my baby - Talk Talk - Life's what you make it - Cross, Christopher - Ride like the wind - Erasure - A little respect - Yazoo - Don't go - Blow Monkeys, The - Digging your scene - Sugarhill Gang, The - Apache - Frankie Goes To Hollywood - Born to run Disque 2 : Bellamy Brothers, The - Let your love flow - America - Horse with no name - Animals, The - We've gotta get out of this place - Monkees, The - Last train to Clarkesville - Sam & Dave - Hold on, I'm comin' - Pickett, Wilson - Land of a 1000 dances - Kidd, Johnny & The Pirates - Shakin' all over - Foundations, The - Baby, now that I've found you - Shaw, Sadie - Long live love - Clark, Petula - Downtown - Valens, Ritchie - La bamba - Searchers, The - Sweets for my sweet - Travolta, John - Greased lightnin' - Pretty Things, The - Don't bring me down - Lambrettas, The - Poison ivy - MacColl, Kirsty - A new England - Belle Stars, The - Iko iko - Dekker, Desmond & The Aces - The Israelites Disque 3 : Roxette - Joyride - Rea, Chris - Road to hell [Part 2] - Greenbaum, Norman - Spirit in the sky - Duran Duran - Rio - Lemonheads, The - Mrs. Robinson - Moyet, Alison - Is this love? - Bananarama - Robert de Niro's waiting - Erasure - Stop! - A-Ha - The sun always shines on TV - Savoretti, Jack - Home - Dream Academy, The - Life in a northern town - Royce, Rose - Love don't live here anymore - Cars, The - Drive - Wild Culture / Pearce, Riley - Brave - Supergrass - Moving - Moby - Natural blues Disque 4 : ZZ Top - Gimme all your lovin - Cooper, Alice - School's out - Nazareth - Hair of the dogMungo Jerry - Alright, alright, alright - Motörhead - Bomber - Sham 69 - If the kids are united - Sweet, The - Ballroom blitz - Jet - Are you gonna be my girl - Jane's Addiction - Been caught stealing - Darkness, The - I believe in a thing called love - Status Quo - Pictures of matchstick men - Echo & The Bunnymen - People are strange - Happy Mondays - Step on - Ting Tings, The - Thta's not my name - Magic Numbers, The - Forever lost - Proclaimers, The - I'm gonna be (500 miles) - Grandmaster Flash & Melle Mel - White lines (Don't do it) - Frankie Goes To Hollywood - Welcome to the Pleasuredome (Escape Act Mix)
Emile Parisien (33 ans), collectionne depuis quelques années trophées et récompenses. En 2009, année de son « décollage », il est Talent Jazz Sacem, Lauréat Jazz Migration Afijma et Jazz Primeur du Ministère de la Culture; en 2012 il obtient le Prix Django Reinhardt de l'Académie du Jazz et enfin, en 2014 il décroche une Victoire du Jazz? Palmarès impressionnant. Très sollicité sur la scène hexagonale comme sur la scène européenne, il jongle, difficilement, avec un agenda surbooké pour trouver des « créneaux » compatibles avec ses engagements multiformes. En octobre 2014 à Toulouse, Emile rencontre Joachim Kühn et le courant passe immédiatement. Lorsqu'il propose au pianiste de participer à la résidence marciacaise la réponse est tout de suite positive. « Cette rencontre est une suite logique de mon travail avec Daniel Humair et Jean-Paul Célea. Ils ont tous deux fait de nombreux concerts avec Kühn dont ils gardent des souvenirs éblouissants. Kühn enregistre sur le même label que moi et il m'a dit avoir écouté et apprécié mon disque chez ACT. Avec Daniel nous jouons souvent des thèmes de Kühn. Quand nous avons travaillé le projet Yes Ornette avec Celea il m'a rappelé que Kühn est le seul pianiste qui a joué avec Ornette? Cela m'a donné l'idée de lui proposer cette résidence car nos esthétiques sont voisines. Une sorte de post-free, canalisé, organisé, avec beaucoup d'énergie. » Pour compléter le groupe, dans une démarche de type « trans-générationnelle » (Kühn a 71 ans? et une vitalité incroyable), Emile a choisi Manu Codjia (40 ans) un des baby-boomers de Daniel Humair (il fut son élève dans la classe jazz du CNSM) qui est lui aussi sollicité de toutes parts pour participer à des nombreux groupes et projets. Plus un tandem rythmique inédit : le contrebassiste Simon Tailleu (32 ans), diplômé lui aussi du CNSM, choisi pour sa solidité et son groove et le « petit jeune », quasi-inédit en France, Mario Costa (29 ans) batteur portugais avec lequel Emile a joué et enregistré au Portugal (CD Particula 2012 avec Dominique Pifarély). En 4 jours de répétitions intenses et chaleureuses ce surprenant casting a généré un groupe créatif, enthousiaste, joyeux et soudé. Chaque composition génère une grande variété de climats avec de belles alternances entre écritures et improvisations. Parisien impressionne non seulement par sa virtuosité technique, mais aussi par une qualité de sonorité pas si fréquente chez les sopranistes : ample, généreuse, chaleureuse, avec quelques bruitages et autres harmoniques agencés avec pertinence. Le quintet offre une belle illustration du concept Humairien de « liberté contrôlée ». Ardonceau Pierre-Henri (blog Jazz Magazine).