Dès le premier regard, on devine que Charles Chevallier et l'équipe d'Éric de Rothschild ont su pleinement tirer profit des conditions favorables de l'été – qui ont amplement rattrapé un printemps plus que mitigé. La robe est en effet sombre, presque noire, avec des reflets mauves qui donnent l'impression qu'elle est en mouvement. On se laisse doucement envelopper par les fragrances subtiles d'un bouquet débordant de fruits noirs bien mûrs, de violette et des notes cacaotées d'un long élevage en barrique neuve. Le palais laisse un sentiment de totale plénitude, tant le vin s'y montre puissant, volumineux, rond, harmonieux et plein. Évidemment, les tanins arrivent au galop, en rangs serrés, mais ils gardent une texture onctueuse, avec à l'arrière-plan une fine vivacité, qui souligne la longue finale savoureuse et épicée, où le fruit fait son retour. Un ensemble d'une grande pureté, d'une persistance aromatique et d'une élégance exceptionnelles !