Alors âgé de 77 ans, Albert Cohen publie un livre qui révèle l'événement marquant qui a dévasté son enfance et marqué toute sa vie : sa rencontre avec l'antisémitisme. Le jour de ces dix ans (en 1905), le jeune Albert arpente les rues marseillaises à la recherche d'un petit présent pour sa mère. Il est ébloui par le bagout d'un camelot qui s'adressera pourtant à lui, en le traitant, de « sale youpin ! » Dans ce livre intense, triste sans virer au pessimisme, Albert Cohen utilise la beauté de son écriture lyrique pour montrer la violence de sa blessure enfantine. Un beau livre, malheureusement intemporel, qui fait réfléchir sur l'absurdité de toutes les formes de racisme.Plus de cent après les faits, Luz s'empare de ce récit autobiographique pour en donner une version illustrée poignante. Sans jamais trahir l'oeuvre, il raconte l'intégralité de l'histoire mais ne garde du texte que le monologue destructeur du camelot et la puissance textuelle des trois derniers chapitres, qui évoque les camps de la mort.
4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux Chutes de Reichenbach. Pour son frère, Mycroft Holmes, sa mort est le suicide déguisé d'un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Mycroft tente de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, pour cela, il envoi des hommes de main au 221 b BakerStreet... Malgré les preuves apportées par Mycroft, Watson se refuse de croire à cette version des faits. Il se lance à travers l'Europe entière dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l'histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.
Pour ce récit de bande dessinée documentaire, Laure Marchand, Guillaume Perrier et Thomas Azuèlos ont suivi le voyage de Christian Varoujan Artin, depuis Marseille jusqu'en Turquie, sur les traces de sa famille. Varoujan est une personnalité de la communauté arménienne de Marseille parce qu'il dirige un important centre de mémoire sur la diaspora Arménienne dédié à la reconnaissance du génocide. Avant 2014, Varoujan n'avait jamais envisagé d'aller en Turquie, au risque de « piétiner les ossements de ses ancêtres ». Le voyage jusqu'à cet « Auschwitz à ciel ouvert » représentait donc un enjeu très fort pour lui et pour sa femme, Brigitte Balian, qui l'accompagnait.Mais ce n'était pas seulement un pèlerinage.Varoujan et Brigitte ont également rencontré les descendants des Arméniens qui ont réchappé au massacre et sont restés en Turquie en 1915.Car aujourd'hui ces Arméniens kurdes, turques, alévis, musulmans, sortent de l'ombre, racontent leurs histoires et aspirent à retrouver une identité perdue.
À la suite d'À bord de l'Aquarius, Marco Rizzo et Lelio Bonaccorso se sont rendus en Calabre pour témoigner de l'accueil fait aux migrants en Italie. La Calabre est l'une des régions italiennes les plus touchées par le chômage mais également l'une des plus hospitalières pour les réfugiés.Les auteurs ont rencontré les humanitaires, les autochtones et les réfugiés. Ils racontent les tragédies liées à ces situations dramatiques, les cauchemars bureaucratiques et les horreurs quotidiennes.Ils témoignent aussi du succès de certaines politiques privilégiant un accueil digne et une volonté d'intégration de ces migrants. Une situation italienne qui fait écho à celle de la France.
Alors voilà... Hugues Micol est un auteur de bandes dessinées. Un soir, dans une boite de nuit, alors qu'il fait un extra sur le thème des Impressionistes, au milieu des fêtards, il réalise le dessin ultime : un trait nouveau, une piste graphique pleine de promesses, bref, un miracle s'est produit. Il a l'impression que ce dessin marque un tournant dans sa vie d'artiste...Mais hélas, le temps de prendre un verre pour fêter ça, le dessin a disparu. À côté du chevalet, une plume de cigogne noire. Le lendemain, il se rend chez Santorin Saint Rose, le fameux détective aventurier, afin qu'il retrouve son dessin. Pour Saint Rose et son équipe, pas de doute, l'oiseau est migrateur, il a dû migrer vers le sud, avec escale à Macao. Il faut lever l'ancre sur le champ. Sans plus hésiter, Hugues Micol décide de délaisser le confort de sa table à dessin pour suivre l'enquête qui le mènera à l'autre boutdu monde !
Connus depuis trois décennies pour leurs bandes dessinées animalières humoristiques et sociétales, Dodo et Ben Radis proposent pour la première fois, un récit réaliste, dense, mêlant habilement texte, bande dessinée et illustrations. Comme pour contrebalancer la noirceur de l¹histoire, le trait de Ben Radis, fin, élégant, tout en ombres et en lumières, illumine cette uvre originale et atypique. Une femme arrive dans un petit hameau du Sud de la France : «Elle était arrivée à destination. Destination nulle part. Mais c¹était le but puisqu¹elle n¹en avait aucun¦» Elle est seule, avec peu de bagages. Elle s¹appelle Élise. Elle a besoin de repos, de calme, de solitude. Dorénavant, elle va pouvoir passer son temps, à le laisser passer. Plus aucune obligation. Ses visites au village sont rares, elle parle peu, elle raconte venir de Nice ou de Paris, écrire des ouvrages scolaires ou illustrer des livres d¹enfants et devient la «sauvage».Partie pour fuir ses fantômes morts ou vivants, ses souvenirs récents ou lointains, qui la rattrapent fréquemment. On n¹efface pas comme ça les années passées. Il y a mamie Thérèse et son Heure Bleue de Guerlain. Son père Charles tyrannique qui siffle son épouse pour se faire servir et l¹a dressée à se taire. Sa mère, Madeleine, qu¹elle a surnommé la reine des grenouilles de bénitier. Au début de l¹été, elle rencontre Chris, représentant en vin, et découvre le sens du mot désir et elle vit. Mais le drame survient, terrible, horrible, insupportable...
Un lundi matin comme beaucoup d'autres. Flip, le réveil difficile, doit s'apprêter pour aller travailler à l'usine Deleter, leader européen de l'ouvre-boîte et de la clé à sardines. Telle une ombre, pas encore réveillé, le voilà dans le bus, entouré de ces collègues. C'est l'heure de pointe. Pendant le trajet les rumeurs sur la fermeture prochaine de l'entreprise sont au centre des conversations. À l'arrêt prévu tout le monde descend. Sauf Flip. Arrivé au terminus, il fait du stop pour rentrer chez lui. Une grosse limousine passe alors sur la route. C'est le patron de l'entreprise, Deleter, qui s'enfuit. Car, ce matin-là, les rumeurs de vente sont confirmées. Les salariés ont découvert les locaux vidés, les machines vendues et déplacées, et une pile de lettres de licenciement déposée sur le seuil à l'attention des salariés. Flip est pris en stop par Trashy, musicien de djembé en route pour un concert dans la montagne. Flip décide de le suivre.Ainsi démarre un road comics pas comme les autres, halluciné et drôle. David Prudhomme joue avec tous les codes de la bande dessinée pour nous entraîner à la suite de Flip, Trashy et tous les autres protagonistes de cette histoire folle menée tambour battant.
Pour les amateurs et afin de mettre encore plus en valeur les exceptionnelles qualités du délirant et magnifique BigFoot de Nicolas Dumontheuil, Futuropolis ressucite le format 30x40 et propose une édition intégrale dans ce (très) grand format. Un tirage limité, numéroté et signé, pour cette oeuvre majeure de son catalogue.Les 242 planches sont reproduites en bichromie à une taille qui se rapproche du format des pages originales qui permet d'apprécier dans toute son ampleur la virtuosité et la liberté du graphisme de Nicolas Dumontheuil.
En désaccord avec son père le Lord Juge Hermiston, Archie est contraint de s'exiler dans le cottage familial, sur les terres d'Ecosse. Là, Archie tombera amoureux de la belle Christina, sous le regard bienveillant de sa tante Kirstie, et la méfiance des quatre frères noirs. Malheureusement, leur amour devient impossible. Frank, le meilleur ami londonien d'Archie a abusé de Christina. Pour Archie, c'est insupportable. Au cours d'un affrontement à mains nues, le drame surgit, il tue son ancien comparse. Le lord Juge Hermiston se rend alors à Edimbourg pour juger son fils. Il retrouve Kristie, qu'il a bien connu plus jeune. Le verdict tombe, impitoyable. Heureusement, les deux femmes de la vie d'Archie, Kirstie et Christina feront tout pour empêcher qu'Archie soit à son tour pendu. Reprenant la suite directe du récit inachevé de Stevenson, Jean Harambat conclut le récit dans un feu d'artifice d'action, respectant au mieux l'esprit du père de l'île au trésor.
À sa sortie de prison, Abel Mérian retourne en banlieue pour récupérer un butin caché. Mais la vieille usine où était planqué son fric a été transformée en musée d'art moderne. Et le magot a certainement été coulé dans le béton. Dépité, déambulant dans le musée sans but, Abel trouve pas hasard un téléphone portable rose, qui se met justement à sonner. C'est sa propriétaire, une jeune femme en partance pour l'Italie, qui lui demande de lui envoyer par la poste son appareil. Abel, en fouillant les textos et les photos du téléphone, découvre une jeune fille en rupture amoureuse. N'ayant plus rien à faire, il vole une Volvo 780 Coupé et décide de se rendre en Italie pour rendre le téléphone en mains propres à cette troublante jeune fille. Au printemps 2013, Thierry Murat évoque un soir à Denis Barthe, du groupe The Hyènes, son envie d'entendre des notes de musiques sur les dessins de Au vent mauvais. L'idée fait son chemin, et les musiciens parlent de ce récit en termes de blues, de rock, de grands espaces. En octobre The hyènes rentrent en studio pour composer à la manière d'une B.O. de film, la musique de cette histoire qui, entre-temps, est devenue un montage vidéo reprenant l'intégralité des textes et des images du livre, empruntant au cinéma son vocabulaire : travellings, zooms, fondus enchainés. Janvier 2014, la tournée du BD-concert commence, un spectacle hybride et hors norme. qui a été joué déjà plus d'une quarantaine de dates et qui continue jusqu'à la fin 2016 (pour l'instant !).
Dans un futur proche, en République Démocratique de Wallonie. Ludmilla et Manon, deux jeunes adolescentes, membres de Fauves de Hesbaye, une formation scoute, sont deferventes supportrices du président Delcominette. Un président qui lorgne sur les méthodes de Mao Tsé Toung pour diriger son pays et qui pour cela, n'hésite pas à acheter aux chinois la dépouille embaumée du Grand Timonier. Et cela tombe bien, la Chine, qui a basculée dans l'économie de marché, souhaite se débarrasser de cet encombrant symbole d'un temps révolu. La vie de Ludmilla va être bouleversée par différentes rencontres. Elle est blessée accidentellement par Antoine, un jeune garçon fougueux, très critique envers le régime. De son passage en prison (ou plutôt en camp de rééducation par le travail), Antoine fait la connaissance de Frank, l'assassin présumé d'un jeune scout. À leurs sorties respectives, Frank et Antoine cherchent à revoir Ludmilla, mais pour des raisons bien différentes. Car tous ne sont que les pions d'un complot qui se referme inexorablement sur eux.
Tirage de Luxe limité à 570 exemplaires.C'est l'histoire d'une tragédie. Celle de Mary Jane Kelly. Une des victimes désignées de la misère sociale sévissant alors dans l'Angleterre de la fin du XIX ? siècle. Veuve à dix-neuf ans, elle fuit le pays de Galles et la misère pour rejoindre Londres. Pour son malheur, elle y rencontrera la prostitution et le couteau d'un tueur en série, devenu célèbre depuis : Jack l'éventreur. C'est aussi la très belle histoire d'une rencontre entre Frank Le Gall (Théodore Poussin) et Damien Cuvillier (Nuit noire sur Brest, Eldorado).
Au XXe siècle naissant, l'Afrique est un enjeu majeur pour les puissances européennes et les grandes entreprises privées. Alors que le bassin du Congo devient le théâtre de tensions internationales croissantes, la presse se fait l'écho de crimes commis envers les populations locales.Quelque part au nord de Bangui (actuelle Centrafrique), deux administrateurs coloniaux français assassinent un homme dans un raffinement de cruauté.Révélée par la presse le 15 février 1905, ce qui devient rapidement « l'affaire Gaud etToqué » est un véritable choc pour l'opinion. Pour le gouvernement, l'urgence est d'en démontrer le caractère isolé. Sous la pression parlementaire, une mission d'enquête est envoyée au Congo sous la direction d'un explorateur à la réputation d'honnêteté et d'humaniste incontestée : Pierre Savorgnan de Brazza.Pendant les quatre mois passés au Congo, Brazza et ses enquêteurs, malgré l'obstruction zélée de l'administration française, vont arpenter des centaines de kilomètres, interroger de nombreux témoins, multiplier les découvertes macabres...
En désaccord avec son père le Lord Juge Hermiston, Archie est contraint de s'exiler dans le cottage familial, sur les terres d'écosse. Là, Archie tombe amoureux de la belle Christina, sous le regard bienveillant de sa tante Kirstie, et la méfiance des quatre frères noirs.Malheureusement, leur amour est impossible. Frank, le meilleur ami londonien d'Archie a abusé de Christina.Pour Archie, c'est insupportable. Au cours d'un affrontement à mains nues, le drame surgit, il tue son ancien comparse. Le lord Juge Hermiston se rend alors à Edimbourg pour juger son fils. Il retrouve Kirstie, qu'il a bien connu plus jeune. Le verdict tombe, impitoyable. Heureusement, les deux femmes de la vie d'Archie, Kirstie et Christina feront tout pour empêcher qu'Archie soit à son tour pendu.Reprenant la suite directe du récit inachevé de Stevenson, Jean Harambat conclut le récit dans un feu d'artifice d'action, respectant au mieux l'esprit du père de L'île au trésor...
Paris, fin du XIXe siècle. Arthur Rimbaud a disparu des cercles littéraires et parisiens depuis une douzaine d'années, mais son oeuvre a marqué à tout jamais la poésie. Parmi ses admirateurs, Adrien, poète amateur, est mandaté par le journal « Le Décadent » pour écrire de faux alexandrins de Rimbaud. Le journal est attaqué par Verlaine. Adrien le faussaire est découvert. Après avoir rencontré la soeur de Rimbaud à Charleville, il part pour l'Éthiopie, sur les traces du poète, à la recherche de textes originaux. Il va donc faire un voyage « rimbaldien », une expérience initiatique qui lui fera croiser sur son chemin quelques illuminations et pas mal d'illuminés...
Privilégiant le noir et blanc, nos deux auteurs sculptent l'âme humaine de Carlos Gardel pour mieux nous faire partager leur nostalgie du Buenos Airesde leur jeunesse. « C'est une variation autour d'une grande pièce musicale énigmatique qu'est la vie de Carlos Gardel. »Rien de surprenant donc à ce que deux exilés politiques comme Muñoz et Sampayo s'emparent de la vie du symbole du tango pour raconter leur pays,son histoire, ses souffrances, son peuple. Un retour aux sources après Sudor Sudaca, paru chez Futuropolis il y a vingt ans. « ...Je dessine, pour toucher concrètement du doigt la vie, ma vie » explique José Muñoz. « Carlos Gardela été l'un des premiers à chanter sur des airs de tango, avec une narration compréhensible. Des petites histoires de trois minutes qui parlent de l'Argentine, de solitude, d'amours malheureux... Et il a exporté ses chansonsdans le monde entier. Et chose intéressante, il a écrit son mythe en même temps qu'il le vivait. Quant au tango, il est devenu une sorte de grande oeuvre d'art collective. »
En 1978, Manfred, ingénieur à l'OTRAG à Munich, un centre de recherche spatial qui cherche à concurrencer la Nasa et Ariane, est envoyé au Zaïre pour superviser la fabrication des premières fusées africaines, commandées par le président/dictateur Mobutu. Passer de son laboratoire allemand à la chaleur africaine est le premier d'une longue série de chocs pour Manfred. Car au-delà de la volonté présidentielle d'affronter technologiquement les sociétés occidentales dont Mobutu est également issu (il aime à rappeler qu'il est belge), Manfred doit faire face à une société zaïroise écartelée entre tradition et modernité, richesse et pauvreté, puissance financière et système D.
Le pauvre Baron est dans une bien triste situation : au cours d'un envoûtement intempestif au Bénin, l'étourdi s'est fait voler son sexe. Notre héros est bougon : depuis le début de son séjour au Bénin, on l'a pris pour une femme (à cause de son catogan !), il doit supporter le fantôme de sa grand-mère qui n'arrête pas de lui donner des conseils. et voilà qu'on lui vole son sexe ! Miss Hopkins, une Anglaise à l'accent ridicule et aux fesses plates qui prépare un mémoire sur les envoûtements lui propose son aide et l'entraîne à sa suite faire la tournée des grands sorciers pour essayer de le guérir. les galères commencent alors véritablement...
En l'espace d'un instant, la vie d'un homme ordinaire bascule. Il a changé de visage, et non seulement plus personne ne le reconnaît, mais les regards que l'on porte sur lui le change. L'occasion de séduire à nouveau sa femme, et du coup de se retrouver en mari trompeur et trompé.Un vague reflet dans une vitre apprend à Raoul Cérusier que les employés du service des permis ne se moquent pas de lui en affirmant qu'il ne ressemble pas à ses photos. C'est vrai :Il a subitement changé de visage. S'il y gagne au change, il est devenu un beau jeune homme, un constat s'impose : si sa voix est restée la même, il est devenu en apparence un parfait étranger pour tous ses proches. Il faut aviser, gagner du temps pour trouver un moyen de faire admettre cette métamorphose à sa femme Renée, â ses amis, à sa secrétaire Lucienne, et reprendre sa place au foyer conjugal sans qu'ils crient au fou ou à I'assassin. Il prétexte un voyage impromptu à Bucarest pour expliquer sa disparition soudaine.Ainsi paré, enfin capable de goûter au plaisir d'avoir une figure aimable (le regard des femmes le lui dit), il décide de changer de vie et de séduire Renée.Ensuite, il fera passer pour mort le Cérusier de Bucarest et n'aura plus qu'à épouser sa veuve.Simple ? Très, et agréable de surcroît, à ceci près que la solitude pèse à Roland Colbert, ex-Cérusier, et qu'il n'y a pas d'enchantement qui n'ait de fin : l'aventure aura un dénouement tout terrestre et fort inattendu..
À Paris, de nos jours. Trois ans ont passé depuis l'apparition de l'Amorostasie. Le Laboratoire d'Innovations Thérapeutiques a été spécialement chargé de la recherche sur l'Amorostasie. Alors que l'épidémie est devenue mondiale, tous les laboratoires du monde se battent pour trouver le remède qui fera revenir à la vie les victimes figées par la maladie. Or, le laboratoire a obtenu un certains nombres de résultats encourageants. Il s'agit maintenant de tester le vaccin sur un « cobaye » consentant. et un prisonnier sans famille semble le sujet idéal : c'est Kiran, le voleur qui s'est figé avec Olga Politoff, qui est choisi ! Mais l'expérience tourne court et Kiran tombe dans un coma profond. À quelques centaines de kilomètres de là, dans sa chambre d'enfant, Olga se réveille brusquement dans la maison de ses parents. À peine réveillée, elle ne souhaite qu'une chose : retrouver son amoureux pour se figer avec lui à nouveau. Hélas, Olga va découvrir que le monde, en trois ans, a bien changé. et son statut de première « réveillée » de la maladie va attirer toutes les convoitises.
La Bourdon est un remorqueur d'assistance et de sauvetage en haute mer surpuissant. La Bourdon, dont l'équipage est composé de marins de la marine marchande, a été affrétée par l'État français pour assurer la sécurité du rail d'Ouessant. C'est le dernier espoir des navires en perdition au large de la pointe bretonne.Il existe d'autres unités de remorquage, à Boulogne-sur-Mer, à Toulon, mais pour tout le monde le sauvetage en mer, c'est la Bourdon, le fameux Saint-Bernard des mers !Cette réputation, on la doit sans doute aussi à la personnalité charismatique de son commandant, Jean-Charles Bulros, qui a à son actif le sauvetage de centaines de cargos en perdition.Jonathan, jeune lieutenant venu de Marseille, arrive à Brest pour prendre son poste sur la Bourdon. Il fait la connaissance de l'équipage, depuis le commandant jusqu'au bosco, un personnage haut en couleurs lui aussi.Enfin, c'est l'heure de quitter le mouillage, paraîtrait que le commandant soit sur un « gros coup », dit-on dans les coursives, un navire gazier de 15 000 tonnes à la dérive. Dès lors, les négociations entre le capitaine du cargo et le commandant Bulros peuvent commencer...
Réédition de l'intégrale du premier cycle de Mattéo, parue pour la première fois en 2012 dans un tirage limité, et épuisée depuis 8 ans ! Elle comprend les deux premiers volumes de Mattéo et forme un tout cohérent et indissociable, qui ont conduit Mattéo des tranchées de la guerre à Saint-Pétersbourg, au moment où se déclenche la révolution russe.Elle comprend 20 pages de textes et d'illustrations inédites, spécialement réalisés par l'auteur pour cette édition, où Jean-Pierre Gibrat dévoile la vie de ses personnages pendant toutes ces années qui les séparent de leurs retrouvailles... en août 1936, au début du tome 3.
Signé Émile Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que ça ne pardonne pas et parce qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur. Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son «trou juif», elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré des peuples à disposer d'eux-mêmes qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.
Le braquage d'une boutique de luxe dans le triangle d'or parisien c'est le genre d'événement qui se trouve rapidement stratifié entre 2 faits divers sur un site d'informations régionales. Mais le mode opératoire de celui sur lequel Camille, inspecteurà la brigade de répression du banditisme, enquête est pour le moins inhabituel.Les caméras de surveillance de la boutique ont enregistré des braqueuses parfaitement organisées, grimées en vieilles dames, qui utilisent les pensionnaires d'une maison de retraite Alzheimer pour faire diversion.Alors que ses coéquipiers tentent vainement de solliciter la mémoire défaillante des témoins de l'opération, Camille découvre que sa mère, Sonia, est le cerveau du gang dit des « mamies braqueuses ». Et quel cerveau ! Celui d'une septuagénaire ex-combattante de l'OAS repentie, ancienne avocate, veuve d'un grand flic décédé de la PJ et désormais atteint des taches blanches caractéristiques de la sclérose en plaques.Pour sauver la seule famille qui lui reste, Camille décide de protéger, puis de couvrir, à l'insu de ses collègues et de son chef, une mère incorrigible qui refuse d'entendre raison et persiste dans ses « old-up » !
Il a fallu huit ans à Alberto Breccia et Juan Sasturain pour réaliser Perramus. Dans cette grande fresque de plus de 460 pages, les auteurs ont transposé toute l'histoire (avec un grand H), les symboles et les mythes de l'Amérique Latine : la dictature militaire et ses disparitions (Breccia rend hommage à son scénariste Hector OEsterheld, disparu durant cette période),le tango avec Carlos Gardel, la passion du football, l'influence des Etats-Unis avec Henry Kissinger et Frank Sinatra et, bien sûr, la littérature, avec des versions fantasmées de Jorge Luis Borges et Gabriel Garcia Marquez.En 1982, la dictature militaire est au pouvoir en Argentine. C'est dans ce contexte particulièrement difficile que Perramus voit le jour. Sur les deux premiers livres sur les quatre qui composent cette oeuvre, le récit prend pour toile de fond cauchemardesque un état totalitaire fantasmagorique. Perramus est un homme qui a laissé mourir ses compagnons de révolte pour fuir et qui, incapable de faire face à cette réalité, s'abandonne à l'oubli.Devenu l'homme sans mémoire, il va parcourir le monde en quête d'identité et de rédemption avec pour compagnons de fortune Canelones, l'Ennemi et Jorge Luis Borges. Par sa genèse, son contexte politique, le talent de ses créateurs, le style toujours novateur d'Alberto Breccia, Perramus est un roman graphique incontournable.
Rites ancestraux et soirées karaoké rythment la vie des autochtones. « Troub's a eu la bonne idée, ou la chance, de pousser jusqu'à Long Apari et de s'y poser quelque temps, d'y vivre, d'y respirer l'air du temps qui passe, un peu de l'air d'antan. » Explique Bernard Sellato ethnologue et spécialiste de Bornéo, dans sa préface. « .Long Apari est resté un havre de paix relative, où la vie coule encore au rythme des travaux agricoles, comme le fleuve à celui des crues et étiages. Des chiens, des chats, des poules, mais pas de « hello mister ». Bien sûr, la télé est là, incontournable, se substituant aux veillées de contes à la torche de résine, elle-même remplacée par le néon. Mais au-delà de Long Apari, il n'y a plus rien, on ne peut pas aller plus loin. On croit, en remontant aux sources du fleuve, pouvoir remonter le temps. Mais ce temps n'est plus. Voici donc une savoureuse chronique d'un fleuve et du temps qui coule. » Grand bourlingueur, Troub's ne part jamais sans son matériel de dessin : « En voyage, j'ai toujours sur moi des carnets de tailles différentes pour dessiner, et un petit pour écrire. Tout commence là, je note assidûment, obsessionnellement peut être, tout ce qui me fait réagir, sans aucune censure. J'accumule et c'est un vrai plaisir. Ensuite, de retour dans mon atelier, j'essaye d'y mettre de l'ordre. Pour ce livre, j'ai commencé par reprendre mes écrits pour en faire un texte cohérent et lisible par n'importe qui, un journal de bord. Ensuite, j'ai placé les croquis fait sur place, un peu comme des illustrations du texte. Et pour finir, j'y ai inclus des pages de bd, des strips, aux endroits où cela me paraissait importun. »
Violette est hôtesse de l'air. Elle prépare le concours pour devenir profiler, physionomiste, si l'on veut. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces profilers pour repérer les comportements dits « àrisque ». Violette s'est tout de suite lancée dans l'aventure. Dans l'avion qui descend vers Lyon, justement, elle remarque un homme qui semble perdu. L'homme ne se souvient de rien, ni ce qu'il fiche dans un avion, ni de quel jour on est, ni où il va, encore moins de son nom. Largement suffisant pour piquer la curiosité de Violette. Pensez : son premier amnésique ! Profitant des heures libres de son escale, Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s'appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l'enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d'Étienne. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre n'étant pas celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud. précisément là d'où il venait deux jours plus tôt !
À travers les personnages emblématiques du Pouvoir des innocents, Jessica Ruppert, Joshua Logan… Luc Brunschwig et Laurent Hirn posent la question de savoir si les États Unis (et le Monde) sont capables de sortir de la logique de l’économie de marché et de la mondialisation, pour créer une société plus juste… et à quel prix ?2007. Devenue la ministre des Affaires Sociales du gouvernement démocrate, Jessica Ruppert s’apprêtait à annoncer devant le Congrès 200 mesures qui devaient faire des États-Unis un pays à la pointe du social et de l’écologie, lorsque, avant même son discours, elle est interpellée par les membres de son propre parti qui lancent contre elle une procédure d’impeachment.Lâchée par le président Mac Arthur, elle doit passer devant la commission du sénat.La sœur de Jawad, l’une des victimes de l’attaque des Logan’s, lance l’idée d’une grande marche collective, de New York à Washington, pour défendre Jessica et ses mesures. Très vite, ils sont plusieurs milliers de personnes à se rassembler pour partir vers le sénat…
Les records de chaleur et la pénurie d’eau posant de graves problèmes, il faut s’attendre à de mauvaises récoltes. La récession persistante et la crise économique mondiale qui l’accompagne ont pris une ampleur sans précédent. Plusieurs des pays nous entourant sont en train de sombrer dans le chaos, aussi pour garantir la sécurité intérieure, le gouvernement maintient sa décision de mobiliser une partie des forces armées. Pour finir, une bonne nouvelle : la grippe estivale semble désormais en phase de décroissance…DÈS LES PREMIÈRES PAGES, CE FLASH D’INFORMATIONS INSTALLE LA SITUATION.Dans une futur proche, le monde est en crise. Sans pour autant rejoindre le clan des « Alarmistes », essayant de vivre le plus normalement possible, Liam voit son quotidien bousculer. Le virus de la grippe emporte son épouse infirmière.Il va devoir affronter seul avec ses deux enfants, Sophia et Max, ce monde en chute libre. La violence s’installe peu à peu à Berne, provoquant des hordes de pillards et, en retour, des répressions policières. La ville est peu à peu désertée,Liam aura t-il d’autre choix que de la quitter à son tour ?
Juin 1940. Videgrain, soldat du 11e régiment, est sur les routes... Les Allemands ont enfoncé tous les fronts, c'est la débâcle. Les Stukas viennent faire des incursions meurtrières sur les colonnes de réfugiés qui fuient l'avancée allemande. Videgrain, qui a été séparé de son régiment, le rejoint à temps pour être fait prisonnier par l'armée allemande avec tous ses camarades. Au fil du chemin qui les emmène vers leur camp de détention, leur nombre s'accroît de jour en jour, confirmant l'étendue de la défaite française. Videgrain, son copain Marty et quelques autres soldats, veulent profiter de la pagaille créée par cette colonne de prisonniers qui s'étire de plus en plus, pour s'évader...
Alinéa, la douce amie de Luc Leroi, a décidé de rentrer à Tahiti. Elle a le mal du pays. Pour combler le vide de sa tristesse, Luc l'emmène au musée d'Orsay voir les toiles tahitiennes de Gauguin, dont il admire l'oeuvre. Alinéa finit par convaincre Luc de l'accompagner à Papeete.Celui-ci est accueilli dans la maison familiale de sa fiancée. Elle habite encore chez ses parents et personne ne trouve rien à redire à leur couple si ce n'est qu'il est plus pratique d'avoir un amoureux près de la maison plutôt qu'à l'autre bout du monde. Luc cependant doit rentrer à Paris. Les parents d'Alinéa lui offrent un ukulélé : il contient toutes les chansons que vous aimez, lui disent-ils. Après avoir survolé, au-dessus de l'océan Pacifique, la ligne de changement de date, Luc Leroi se retrouve à Paris, son ukulélé à la main. Dans une rue déserte, il est abordé par un homme bizarrement vêtu, couvert d'un chapeau melon. Le prenant sans doute pour un autre, l'homme le conduit, « pour la soirée du lundi », chez Paul Gauguin.
Comment réagir quand on sait que l'on va mourir ? À travers le personnage d'Oscar, homme raisonnable qui, face à ce compte à rebours fatal,décide de prendre sa vie à contre-pied, de s'amuser, mais surtout de régler ses comptes avec sa famille, Hervé Bourhis, Christophe Conty et Christian Durieux signent un récit au plus près du nerf, de la vie. C'est, pour reprendre l'expression de Durieux un véritable «feuilleté d'émotions».Ça ne va pas fort pour Oscar Lehmann. Il se sait atteint d'un cancer, aucun espoir de guérison. Alors pour ses derniers mois, ce père de famille tranquille, cet employé consciencieux, a décidé de se prendre en main. Oscar en a marre d'être raisonnable. Marre de marcher droit, quitte à envoyer paître les fâcheux qui gravitent autour de lui depuis des années. Quitte également à louer une chambre de bonne pour être tranquille, ou retrouver la professeur de français qu'il avait aimé en secret une vingtaine d'années auparavant... Plus de temps à perdre, c'est aussi l'heure de régler ses comptes avec sa famille et surtout avec son père, un peintre célèbre et égocentrique qui l'a étouffé toute sa vie...Mourir sans avoir eu le temps de... Voilà une accélération du temps extrême et irréversible. Qui n'en a jamais éprouvé l'angoisse ? Et qui n'a jamais éprouvé cet affranchissement étrange et ambigu que suscite la perspective de ne plus avoir à rendre de compte ?
En 1944, Miriam Katin n'a que 3 ans. L'Allemagne nazi a envahi la Hongrie et comme dans le reste de l'Europe, les Juifs sont traqués. Dénoncées, Esther et Miriam doivent fuir à travers le pays. Elles trouvent refuge dans une ferme accueillante, mais les nazis continuent d'approcher tout comme les troupes soviétiques. Pour écrire ce premier roman graphique, Miriam Katin, trop jeune pour se souvenir de tout cela, s'est appuyé sur les souvenirs de sa mère. Le résultat est l'un des romans graphiques les plus émouvant et juste publié depuis le début du siècle, vu par la mémoire d'une mère et les yeux d'un enfant.
De nos jours, dans le Nord-Pas de Calais.Toujours à la recherche de son frère, Bilel continue de fricoter avec des passeurs et autres petits truands.Car paradoxalement, cet enfant attachant, lui même recherché par une famille d'accueil, voit le piège humain de Sangatte se refermer sur lui.Sangatte est une vraie bonne initiative que l'on peut voir comme un endroit où l'on s'est réellement occupé des migrants (à la place de l'état) mais on peut voir aussi Sangatte comme le réservoir de chair fraîche des passeurs. Après avoir retrouvé son frère et compris ce qu'il faisait pour survivre, Bilel va embrasser la même carrière de passeur mais avec une efficacité redoutable, celle d'un enfant sans préjugés, ni morale... juste pour faire comme son frère... simplement parce qu'il aime son frère.Sangatte c'est l'Eldorado pourri. Chaque résolution de problème se divise entre l'immédiat et le long terme chacun des deux générant des problèmes antagonistes, on ne peut pas refuser un lieu pour les migrants, mais ce lieu ne fait qu'aggraver leurs problèmes.
L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays,repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de basses et rudes besognes.Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ».Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide...
La toute première anthologie d'un des plus grands classiques de la bande dessinée...L'intégrale de Krazy Kat, tout en couleurs, de George Herriman. Dans Krazy Kat, les thèmes sont ensorcelants, l'humour insolent, le dessin mémorable, la mise en page pleine d'imagination, les couleurs stupéfiantes, et l'ivresse qu'il procure est totale. Lecteurs de journaux, critiques d'art distingués et mille autres enthousiastes désignent Krazy Kat pour ce qu'il est : la plus grande bande dessinée de tous les temps.Grâce à une soigneuse compilation de rarissimes épreuves et de patientes recherches dans les archives des journaux, ce chef-d'oeuvre revoit le jour pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle...
La vie de Louis Mounier bascule le jour où cet ouvrier prend fait et cause pour la secrétaire du DRH de l'abattoir où il travaille. De fil en aiguille, une histoire d'amour se trame, la famille grandit, et l'ascension sociale se fait dans le sang, de poulets et d'êtres humains.Louis Mounier travaille dans un abattoir de province. En protégeant Suzanne, la secrétaire du DRH, des grivoiseries de ses collègues, il s'attire sa sympathie et ils finissent par sortir ensemble.Rapidement, Louis fait connaissance de Jean-Claude, le frère de Suzanne, qui travaille au service contentieux.Curieusement, Louis se sent épié par celui-ci. Une vie plus où moins à trois s'installe, puis à quatre avec l'arrivée d'une petite fille, Pauline. Alors qu'on parle de plus en plus de délocalisation de l'usine, de licenciements, la vie de Louis bat de l'aile : sa fille refuse de grandir, sa femme devenue dépressive le rejette. C'est le moment que Jean- Claude choisit pour lui proposer d'arrondir ses fins de mois : en devenant homme de main. Commence une nouvelle carrière pour Louis, qui ne trucide plus que des poulets et de cochons, mais aussi des hommes. Cette diversification de ses activités ne connait pas la crise, au point qu'il en arrive à former un apprenti.
New York, 8 mars 1971. Joe Frazier, à l'apogée de sa carrière, affronte Mohamed Ali au Madison square Garden, pour le titre du champion du monde WBA&WBC des poids lourds. Adepte de Martin Luther King, tout l'oppose à Cassius Clay, rebaptisé Mohamed Ali par Elijah Muhammad, le gourou de l'organisation nationaliste noire Nation Of Islam. La rencontre entre les deux hommes cristallise toutes les tensions et les luttes pour les droits civiques qui secouent le pays.Leur match devient le combat du siècle. Cette biographie réhabilite le parcours de Frazier, immense champion aux valeurs humanistes. Né en 1944 en Caroline du Sud, benjamin d'une fratrie de douze enfants, Joe Frazier quitte l'école tôt pour aller travailler dans les champs de coton. Mais son rêve est de devenir boxeur. Travailleur acharné, il sait qu'il lui faut réussir pour s'intégrer et s'affranchir de la ségrégation.Et sa réussite passe par les gants. Il croise sur sa route Cassius Clay, dont il admire le panache. Disciple d'Elijah Mohamed qui prône la séparation des Noirs avec cette société blanche qui les asservit, Clay se convertit et devient Mohamed Ali et le symbole charismatique du mouvement. L'enfant des champs de coton de Caroline du Sud contre l'élève de l'école de Louisville Kentucky, le petit puncheur râblé contre le grand et élégant technicien, le monde entier a le regard braqué sur un ring de boxe.
À Paris, de nos jours. Trois ans ont passé depuis l'apparition de l'Amorostasie. Cette maladie continue de se développer partout dans le monde. La paranoïa se développe et la population s'affole devant le manque de résultats. Un homme, surnommé le maniaque aux ciseaux, agresse les femmes porteuses du brassard au coeur rouge qui les désignent comme celles qui ont figé leur partenaire. Le mouvement des Nobody, créé sur Internet, préconise de ne plus sortir de chez soi et de tout faire à distance. Aux prochaines élections, la déroute du gouvernement, jugé incapable d'enrayer la maladie, semble annoncée, alors que monte dans les sondages le Mouvement Pour la foi, dont le leader, Farkas, prône un retour à l'ordre moral... Dans cette atmosphère délétère, Olga Politoff et son compagnon Kiran Narayanan, les deux seuls amorostasiés à être revenus à la vie, se prêtent à des batteries de test pour tenter de trouver un vaccin à l'épidémie. Pour Olga et Kiran c'est surtout le retour à la vie quotidienne après cette parenthèse enchantée de l'amorostasie. Kiran s'installe chez Olga et très vite des tensions apparaissent dans le couple...
Petites réflexions pleines d'humour sur la réalité et sa transcription, sur la contrainte du travail et la liberté de l'émotion, sur les traits qui tentent d'arriver au dessin, sur le dessinateur qui dessine encore et encore, sur le dialogue sans cesse renouvelé du créateur et de sa création. Tout cela par un Nicolas de Crécy plus libre et pertinent que jamais. Dans Journal d'un fantôme, Nicolas de Crécy nous emmène avec lui en voyage. En voyageS pour être précis. Voyages au-delà des frontières pour commencer. Sans être vraiment casanier, Nicolas de Crécy n'aime cependant pas beaucoup voyager (trop loin). Car il lui faut prendre l'avion, et Nicolas déteste l'avion !
Bella ciao, c'est un chant de révolte, devenu un hymne à la résistance dans le monde entier... En s'appropriant le titre de ce chant pour en faire celui de son récit, en mêlant saga familiale et fiction, réalité factuelle et historique, tragédie et comédie, Baru nous raconte une histoire populaire de l'immigration italienne. Bella ciao, c'est pour lui une tentative de répondre à la question brûlante de notre temps : celle du prix que doit payer un étranger pour cesser de l'être, et devenir transparent dans la société française.L'étranger, ici, est italien. Mais peut-on douter de l'universalité de la question ? Teodoro Martini, le narrateur, reconstruit son histoire familiale, au gré des fluctuations de sa mémoire, en convoquant le souvenir de la trentaine de personnes qui se trouvaient, quarante ans plus tôt, au repas de sa communion. Le récit se développe comme la mémoire deTeodoro, tout en discontinuité chronologique.Il y est question d'un massacre à Aigues-Mortes en 1893, de la résistance aux nazis, du retour au pays, de Mussolini, de Claudio Villa, des Chaussettes noires, et de Maurice Thorez... Des soupes populaires et de la mort des hauts-fourneaux... En tout, du prix à payer pour devenir transparent. Avec Quéquette Blues, publié dans les années 80, et les Années Spoutnik, publié au tournant du siècle, Bella ciao peut être vu comme le dernier volet d'une trilogie, pensée comme la colonne vertébrale de l'univers narratif de Baru.
La dictature y règne, de façon assez caricaturale, mais la résistance, la Confédération des étoiles, se lève doucement. Là, le professeur Barzavotzig met au point une bombe sur le principe de la fission de l'atome. Agressé par un voyou, Dimitri Ivanof Spongia, est laissé pour mort. Et Dimitri prend sa place. La Monoposie ne serait rien sans Thô-Radia, chanteuse et idole populaire. Proche des « terroristes », aidée par le commissaire Modra, elle arrive à fuir l'Est, pour rejoindre Watchintown, capitale de la Confédération, à l'Ouest. De nouveau, les autorités au pouvoir aimeraient faire de Thô-Radia un instrument de propagande. Et un malheur n'arrivant jamais seul, Spongia reste dans les parages.
Nous sommes dans les années 20, au Sud des Etats-Unis. Les cicatrices de la guerre de sécession ne sont pas encore refermées. Par admiration pour son père qui s'érigeait en chevalier d'une race dominatrice, plus par tradition que par conviction, le jeune Thomas adhère au Ku-Klux-Klan et se met dans ses pas. Abject il était, abject il sera. Pourtant, l'histoire est en marche.Quelques décennies passent et la société accède désormais à la civilisation : elle a décidé que les nègres étaient des êtres humains. Pour défendre ses convictions, le Klan en arrive même à décider d'abattre un activiste blanc, pour peu qu'il soit communiste et anti raciste. De quoi troubler Thomas qui sent bien que ces pratiques appartiennent à un autre âge. Désormais la haine est maintenant dans tous les camps et le piège va pouvoir se refermer.Créé en 1865 par le général Forest, le Ku Klux Klan est restée l'une des plaies de l'Amérique du XXe siècle. Kuklos est une authentique descente dans ses arcanes, dans un monde où la ségrégation raciale est érigée comme mode de vie.Publié en 2003, Kuklos et le second album de Gaultier et Ricard. Terriblement noir, sans espoir, son propos reste hélas toujours d'actualité.
Anna, étudiante au conservatoire de Paris, se rend à la bibliothèque universitaire pour y consulter un ouvrage pour ses recherches. Mais ce livre vient d'être emprunté par un jeune homme qui l'aborde. Il a entendu sa requête et lui propose de prendre le livre à sa place. Il s'appelle Alexis et veut devenir écrivain. Ils sympathisent et Alexis présente bientôt Anna à Félix, son colocataire, étudiant en biotechnologies. Le courant passe immédiatement entre les trois jeunes gens qui deviennent vite inséparables. Mais l'amour va s'immiscer au sein du trio et semer le trouble. Alors qu'Alexis n'ose rompre l'accord tacite qui dit « pas touche à Anna » et qui le lie à Félix, ce dernier va prendre les devants et conquérir la jeune femme. Alexis, déçu, part pour Moscou afin d'y poursuivre ses études. De leur côté, Anna et Félix s'installent ensemble et mènent une vie de couple épanouie. Mais petit à petit, Félix va développer une étrange obsession déclenchée par l'arrivée d'une innovation médicale révolutionnaire : les Nanopills. Des pilules permettant de connaître en temps réel son état de santé... et celui de son conjoint. Grâce à cela, Félix va pouvoir veiller sur Anna...
À 18 ans, Mathieu va quitter sa ville de Province pour aller vivre à Paris. C'est un moment difficile, même si clairement, la vie qu'il mène actuellement l'ennuie.Pour sa dernière soirée, il décide d'aller avec ses amis au « Bateau ivre », un bar rock où joue Noémie, une autre étudiante dont il est secrètement amoureux. Là, il croise Christophe, son meilleur pote, un doux rêveur qui envisage de devenir romancier, cinéaste, peintre et dessinateur de BD. Et Barjot, vivant au jour le jour, pas décidé à vieillir.Noémie l'invite à une fête. Après maintes réflexions, il va s'y rendre, en traversant la ville endormie, en compagnie de Barjot.Au bout de la nuit, il y aura eu un voyage initiatique, quelques désillusions et un passage à l'âge adulte.
1917.Toujours déserteur, venu clandestinement d'Espagne où il s'était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père. Le soir même, il revoit Juliette, qu'il tente en vain d'emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l'ami de son père, s'embarque pour Petrograd. Après plusieurs semaines de bateau, les deux amis, en mission d'exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s'embrase.C'est dans une atmosphère de liesse et de joyeuse pagaille que Mattéo et Gervasio font la connaissance de Dimitri et Léa. Le premier est un anarchiste libertaire, la seconde une bolchevique passionnée
La petite ville de Large Mouth n'a jamais connu beaucoup d'agitation... du moins jusqu'à l'arrivée de Griffen, un étranger recouvert de bandages de la tête aux pieds.Poussée par la curiosité, une jeune fille nommée Vickie découvre l'histoire tragique de cet homme et de l'étrange accident qui l'aurait défiguré. Mais ces bandages ne cachent-ils que des cicatrices ?Il suffit d'une disparition pour que la population se retourne contre Griffen, pour qu'il soit traqué, qu'on menace de le démasquer et de dévoiler tous ses secrets.L'auteur revisite, avec une véritable malice, le mythe de l'Homme invisible mais enrichit son récit avec un aspect plus dramatique ; il en fait un prisme, un révélateur de l'identité, des peurs et de la paranoïa pouvant détruire une petite communauté.
Serge est un flic français, chargé par sa hiérarchie de collaborer avec la police cambodgienne dans sa traque des pédophiles. Lourd, massif, aimable comme une porte de prison, il est au Cambodge pour observer et écrire des rapports. Il enquête donc, avec l'aide de Varanat, un flic de Phnom Penh qui est aussi coiffeur, sur ces Français qui viennent consommer de la chair fraîche et bon marché. Mais les rapports, Serge, ce n'est pas vraiment son truc. Pour lui, si ces pédophiles sont des tordus, des dégueulasses, la lie de l'humanité, ils ne peuvent sévir que grâce à des réseaux. Alors, il met ses grosses mains et ses grands pieds dans le plat. Et il semblerait bien que ce plat nauséabond se mijote dans certaines cuisines de la respectabilité bourgeoise...
Émile pourrait être un enfant comme un autre... s'il n'y avait pas son père.Nous sommes au début des années soixante, la guerre d'Algérie fait rage, et des putschistes tentent de renverser la République. Le père tente d'enrôler son fils dans l'organisation secrète O. A. S. qui a pour but d'assassiner le général de Gaulle, ce « salaud qui brade la France aux Russes et aux cochons ». Lever en pleine nuit, coups de ceinturon et de poing, punitions, enfermement dans l'armoire (« la maison de correction ») : Émile subit la violence de ce père qui n'en finit pas de l'entraîner dans ses délires mensongers et paranoïaques. La mère, elle, s'efface dans un consentement subi : « Tu connais ton père ? ».Comment fait-on pour résister, à douze ans, à un tel déchaînement de brutalité paternelle ?
À travers ces musiciens grecs qui, avant guerre, chantaient la nuit ce qu'ils vivaient le jour, brûlant leur vie par les deux bouts, David Prudhomme signe l'un des tout grand roman graphique de ces dernières années! Fin des années 30, en Grèce. La dictature militaire s'installe et les libertés fondent comme neige au soleil. L'esprit frondeur de Stavros, amateur de jolies filles, de hachisch, (et vendeur occasionnel) a du mal à se plier aux lois en vigueur. Il retrouve son ami Markos à sa sortie de prison. Ensemble, autour d'un narguilé, ils refont le monde, avant d'aller jouer et danser le rebetiko toute la nuit au son du bouzouki. Il fallait l'invention et l'élégance naturelle de David Prudhomme pour réussir à restituer l'ambiance des bouges d'Athènes dans les années trente, et l'atmosphère électrique qui y régnait. Pour ce récit, David Prudhomme puise son graphisme noir et charbonneux aux sources du cinéma néo-réaliste italien. Quant à cette musique populaire grecque d'avant-guerre, elle est dans Rebetiko ce que Casque D'Or a été aux guinguettes du bord de la Marne: omniprésente et le moteur essentiel du récit.Rebetiko, album salué par de nombreux auteurs de bande dessinée (Manu Larcenet, Joann Sfar, Emmanuel Guibert,...) a reçu le Prix du Festival Quai des Bulles - Coup de Coeur 2009.Futuropolis édite pour l'occasion une édition grand format en bichromie limitée à 150 exemplaires en vente seulement pour les amateurs éclairés de ce dessinateur hors pair.
À l'issue du tome 2, la situation était des plus mouvementées : Ned a découvert que sa mère était indienne, et furieux, s'est mis à dégommer toute la bande de Sheep-Buggy. Maintenant, il délire, se sent devenu un vrai indien et a disparu Dieu sait où, certainement à la recherche de sa mère.Zeb va en taule, lui aussi, après avoir massacré une bande de cow-boys qui l'ont traités de négro. « Chez moi, en Louisiane, on dansait aux enterrements ! Et aux naissances on pleurait ! C'est parce qu'on descend des esclaves ! Pour le nègre, la mort est une délivrance, et la vie un fardeau !! » Le shérif en fait son allié, car il veut retrouver les soeurs Hawkline, Holly Dolly et Magic Child, accusées des pires maux, recherchées pour les crimes du Bigfoot. D'ailleurs savent-elles réellement qui elles sont vraiment ?
Mort le 10 novembre 1918 dans la boue, inhumé le 11 novembre 1918 sous l'Arc de Triomphe, auteur de romans d'aventure à cent sous, simplistes et affligeants, considéré comme « une sacrée tête de con » par ses compagnons de tranchées, voilà pour Tardi qui était le soldat inconnu !Il plonge cet anti-héros en plein délire cauchemardesque. L'homme qui a passé sa vie à créer des êtres ignobles, malsains et néfastes pour plaire au public et satisfaire son éditeur, est amené à les rencontrer. Les confrontations, parfois teintées d'humour noir, sont toujours violentes et douloureuses. Ce récit onirique d'une force narrative envoûtante, au dessin puissant et somptueux, est une pièce incontournable de l'oeuvre de Tardi.
Alou, chasseur de miel, se dirige vers les ruches sauvages d’un baobab. Circulant en 4x4, armés jusqu’aux dents, une bande d’islamistes radicaux foncent sur lui et font exploser le baobab sacré.Parmi les débris du baobab, Alou découvre, intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon présenter la statuette au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture. Le hogon reconnaît aussitôt cette Maternitérouge . Elle est l’oeuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions. Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie,sera plus en sécurité au Louvre, près de sa soeur, qu’ici, au Mali.Confier la statuette au musée parisien, c’est la mission d’Alou. Et pour la mener à bien, le jeune homme prendra tous les risques en traversant déserts et mers, en compagnie de migrants, ses soeurs et frères d’infortune.Christian Lax rejoint la collection Louvre avec un récit engagé, aux côtés de celles et ceux qui subissent la violence, la misère et la guerre et tentent de rejoindre nos côtes dans l’espoir d’une vie meilleure…
C'est le récit d'un tournant de la vie de Jean-Sébastien Bérubé : en 2007, il entame une carrière de dessinateur de bande dessinée tout en continuant à un niveau professionnel un sport de combat : le karaté kyokushin, une pratique radicale et controversée, dans laquelle les combats se font à mains nues, où les coups sont portés à pleine puissance et les victoires se font par K.O. Mal dans sa peau, il doit affronter sa famille qui refuse ses choix de vie. Une réflexion profonde sur le sens que l'on donne à sa vie : avec une grande honnêteté, l'auteur raconte ses espoirs, ses désillusions, sadifficulté à trouver sa place dans la société.En 2007, Jean-Sébastien Bérubé retourne à Rimouski afin de passer sa ceinture noire de karaté kyokushin. Il retrouve son professeur d'antan, le shihan (maître) Sylvain Lessard, atteint d'un cancer et se sachant condamné. Jean-Sébastien décide alors de tout donner dans son entrainement afin d'honorer les derniers jours de son professeur. Sa famille s'est toujours opposée à sa pratique du karaté, en particulier son grand-père qui méprise profondément ce sport violent. Jean-Sébastien doit également combattre en dehors du tatami pour apprendre à se faire respecter et suit une psychothérapie pour l'aider à s'affirmer. Mais cette pratique l'éloigne encore plus de sa famille, son père et son grand-père considérant la psychothérapie comme une arnaque pour les faibles d'esprit. Jean-Sébastien ne se décourage pas pour autant et poursuit son chemin, en dépit de ces drames familiaux et de ses problèmes sentimentaux.
Jo et Maurice, après un voyage mouvementé, arrivent à Menton, où se sont installés leurs deux frères aînés. Ceux-ci, toutefois, sont convoqués par la police française dans le cadre du S.T.O., le service du travail obligatoire en Allemagne. Pas question pour les grands frères de se jeter dans la gueule du loup : ils décident de partir immédiatement à Nice, où se sont déjà réfugiés leurs parents. Malgré l'occupation de la ville pa l'armée italienne, l'insouciance reprend le dessus. Las, ce sera de courte durée. L'armée italienne est remplacée par l'armée allemande, et la Gestapo resserre les mailles de ses filets pour attraper les Juifs.Dès lors, la vie des Joffo va connaître des jours douloureux... La peur, l'angoisse et la souffrance sont au rendez-vous.
Mort à crédit c'est l'histoire d'un gamin solitaire, dans le Paris d'avant la Grande Guerre. élevé par des petits-bourgeois qui n'étaient ni riches ni intelligents ni ouverts au monde en marche. et qui se gonflaient pour paraître. pour avoir l'air de, pour ressembler aux riches qu'ils révéraient. Ce petit monde a été décrit par Céline avec une férocité, une truculence et un humour incomparables. qui sont des constantes de toute son oeuvre. On y trouvera la démonstration du fait qu'il était incapable de dissocier la représentation de la vacherie des hommes du besoin qu'il avait d'en rire, passant tout naturellement de l'horreur au grotesque de cette manière si française. dénoncée par Beaumarchais, de prendre au sérieux les choses futiles et les vraies tragédies le plus comiquement possible. On y trouvera aussi l'ineffable portrait de Raoul Marquis, dit Henri de Graffigny, ingénieur, aérostier, inventeur, écrivain prolixe, faux marquis et vrai mythomane, dont Céline a fait le très rocambolesque Courtial des Pereires. Chacun connaît le talent et la manière de Tardi, son trait Si particulier et la façon dont il a rendu l'atmosphère tragi-comique de Voyage au bout de la nuit et de Casse-pipe. Il était l'homme qu'il fallait pour illustrer ce livre dans lequel Céline. à force d'outrances. a donné de la société française de son temps une image plus vraie que nature, dans ce langage vivant, moderne et vert, qui a fait scandale, ruais qui vaut à Mort à crédit de n'avoir pas pris une ride et de demeurer l'un des grands romans français du XXe siècle.
En 2000, l'ancien projet d'aéroport du Grand Ouest est réactivé dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.En 2009, après tous les recours juridiques imaginables, des habitants envisagent de s'opposer physiquement au démarrage des travaux et lancent l'appel des « habitant-e-s qui résistent ». Des centaines de jeunes gens de la France entière, issus des luttes politiques écologiques, antiautoritaires ou à la recherche de modes de vie alternatifs, commencent à venir s'installer sur la zone promise aux grands travaux.Le 16 octobre 2012, le gouvernement Ayrault lance « l'opération César » qui a pour but d'évacuer, par la force, Notre-Dame-des-Landes et d'en chasser les occupants qui s'opposent au projet de construction de l'aéroport.Le 17 janvier 2018, le projet est officiellement abandonné. Entre ces deux dates, les zadistes résistent, s'organisent collectivement, cultivent, avec l'aide des paysans restés sur place, des terres dans le bocage, rêvent d'une autre façon de vivre : « Nous sommes une armée de rêveurs (rêveuses) et pour cette raison nous sommes invincibles. » Qui sont vraiment les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ? Que veulent-ils ? Comment vivent-ils ?Embarqués pendant de longues semaines à leurs côtés, les auteurs ont choisi une fiction documentée pour rendre compte, au plus près, de la réalité de la vie sur la ZAD. Le récit de Thomas Azuélos et Simon Rochepeau est celui d'une lutte, hors des partis et mouvements traditionnels, contre l'aménagement capitaliste du territoire et pour défendre d'autres manières de vivre.
La crise a dévasté le pays.Les usines ont fermé, les unes après les autres. Les loyers impayés se soldent par des expulsions. Les files d'attente aux soupes populaires s'allongent sans cesse. jusqu'au jour où elles ferment aussi faute d'argent. La famine s'installe dans le pays.Les enfants errent dans les rues, à la recherche de nourriture. Bientôt, de nombreux parents songent à tuer leurs enfants pour leur épargner les affres de la faim. Les rues se dépeuplent et les enfants en sursis commencent à comprendre. Une vingtaine d'entre eux s'enfuient dans la forêt pour éviter la mort.Menés par Jonas, 15 ans, ils décident de partir à l'aventure. Commence alors un périple éprouvant, une odyssée où ces enfants iront jusqu'au bout d'eux-mêmes...
« Il faut en finir avec les idées de 68 » a déclaré le candidat Sarkozy pendant la dernière campagne présidentielle.Parmi ces idées, on retient les communautés.Hervé Tanquerelle a recueilli le témoignage de Yann Benoît, un jeune étudiant soixante-huitard, qui, en 1972, a acheté avec d'autres camarades une ancienne minoterie pour s'y installer en communauté.Mais s'il s'agit bien ici de retour à la terre, nous sommes tout de même loin des clichés hippies. Pas de drogues, pas de libération sexuelle, et Léo Ferré et Georges Brassens remplacent Hendrix ou Santana.La vingtaine de jeunes qui s'installe veut démontrer qu'on peut travailler sans patron, que cultiver la terre peut suffire pour subvenir aux besoins de chacun. Un atelier de sérigraphie est installé.