En ce samedi précédant la rentrée, le lycée devrait être vide. Pourtant, six ados y sont : Diana, la fille du sénateur, qui veut s'occuper de l'annuaire des élèves; Rachid, qui cherche à se fabriquer une nouvelle carte de lycéen qui ne le stigmatiserait pas; Z, parce qu'il est à la rue suite au décès de sa mère quelques semaines auparavant; Tad, qui entend remettre à leur place ses coéquipiers de l'équipe de foot; Cassandra, victime de bullying et bien déterminée à faire bouger les choses. Chacun a une bonne raison d'être là; chacun a quelque chose à cacher. Soudain, deux bombes explosent, et les ados se retrouvent confinés dans le lycée. Chacun jauge l'autre, se méfie. Les peurs et les vieux démons redoublent lorsque les lycéens comprennent que le poseur de bombes est parmi eux, et qu'une troisième bombe menace d'exploser. Aussitôt, les soupçons se tournent vers Rachid, parce qu'il est musulman. Mais le véritable poseur de bombes, bien sûr, a un tout autre motif pour agir...
Alors qu'ils viennent d'aborder un rivage montagneux, Ulysse et ses hommes s'installent dans une grotte, qui est malheureusement l'antre d'un géant doté d'un seul oeil : le Cyclope. Ce monstre impitoyable dévore quatre des compagnons d'Ulysse avant d'emprisonner le reste de la troupe. Ulysse prend la massue du géant, l'aiguise et la durcit au feu. Lorsque le Cyclope revient, il lui offre du vin. Le monstre lui demande alors son nom : « Personne est mon nom », répond le rusé guerrier. Puis lui et ses hommes, profitant du sommeil du Cyclope, saisissent le pieu, le durcissent au feu et l'enfoncent dans l'oeil du géant. Le Cyclope hurle de douleur. Les Cyclopes voisins accourent. « C'est Personne qui me tue ! » annonce-t-il. Les Cyclopes repartent donc. Ulysse et ses compagnons se cachent parmi le troupeau de béliers pour s'échapper. Cette version, en « Coffre à histoires », met à la portée des enfants une histoire forte et porteuse de sens, en la simplifiant mais sans l'édulcorer. Après l'histoire, l'enfant pourra poursuivre sa lecture en découvrant quelques informations supplémentaires (qui est Ulysse ? qu'a-t-il fait ?...).
Cet album raconte la rencontre fictive entre le jeune Gustave Eiffel et des soeurs jumelles. Si Passion a un caractère bien trempé, Patience a plutôt un caractère posé. Les enfants vont grandir ensemble, avant d'emprunter des voies différentes. Les deux héroïnes jumelles inventées par Rémi Courgeon ont une très forte dimension romanesque en même temps qu'une dimension presque féministe avant l'heure. Leur présence graphique et textuelle est incroyable. En elles se retrouvent George Sand, Colette ou encore des grandes figures de muses ayant inspiré les artistes à des époques diverses (Gala et Dalí, Lee Miler et Man Ray...). Elles crèvent les pages comme des actrices crèvent l'écran. Gustave Eiffel grandit au milieu des deux soeurs, et l'amitié laisse progressivement place à l'amour. Gustave ne pourra jamais choisir entre ses deux muses, et sa tour et ses quatre pieds sont là pour matérialiser cet amour impossible.
Pour Juliette, la rentrée, c'est sérieux. Perfectionniste, elle a déjà préparé son cartable, ses vêtements, sa trousse... La veille, elle trépigne d'impatience ! Mais ses frères et soeurs n'ont pas l'air de partager son enthousiasme... Soudain, Juliette a des doutes. Et si elle perdait sa gomme porte-bonheur, et si... Et si ça se passait mal ? Le lendemain, devant l'école, les 6 Inséparables n'en mènent pas large, ils sont tout pâlichons... Et quand Juliette apprend qu'elle n'est pas dans la même classe que ses copains, mais dans celle des 3Z'A, de vraies pestes, tout s'écroule. Elle qui adore l'école voudrait s'enfuir en courant. Pourtant, elle est bien obligée d'aller en classe avec les autres. En plus, ça tombe mal, elle a très envie de faire pipi mais n'ose rien dire : la maîtresse n'a vraiment pas l'air commode. Quand elle ne tient plus, elle finit par lui demander l'autorisation. Les ricanements des 3Z'A retentissent et Juliette a une boule au ventre. Mais la maîtresse lui fait un sourire encourageant et lui donne la permission. Quand Juliette revient dans la classe, personne ne rigole, encore moins les 3Z'A : la maîtresse explique que, dans cette classe, on ne se moque pas des autres ! Finalement, cette maîtresse est chouette : Juliette est rassurée.