Une soirée anodine est organisée chez Lapinot, une soirée entre copains. On se croirait dans un feuilleton de Friends où les couples ont la fâcheuse tendance à se « lâcher », quitte à tout se dire. Surtout les filles !Lapinot est avec Nadia, c'est entendu. Céline avec Thierry, Patrick avec Victoire, Vincent avec Alice. Richard joue toujours au boute-en-train célibataire et Marion - qui se désespère de vivre seule mais qui a flashé sur Serge - les prévient tous : il va se passer quelque chose de terrible durant la soirée, l'un d'entre eux va mourir, elle l'a lu dans les cartes ! La réponse est unanime : Pffff, n'importe quoi. Ce que Marion n'avait pas prévu c'est que Céline, Alice et Victoire ont toutes les trois profité de la soirée pour annoncer leur rupture avec leur copain. Persuadé que Nadia va lui balancer à son tour qu'elle le quitte, Lapinot prend les devants. Fatale erreur ! L'imbroglio se complique, la soirée s'achève. Les couples se séparent, Lapinot et Richard essuient alors la colère d'un voisin. Richard, frappé par le voisin, tombe dans le coma. Les événements s'emballent et chacun semble menacé à un moment : incendie, fuite de gaz, chien agressif, installation électrique hasardeuse. Le deus ex machina arrive, imprévisible, bouleversant. Sans aucun doute l'album de Lapinot le plus fort, le plus dense, le plus émouvant.
June Leny, jeune diplômé ambitieux est nommé chargé d'affaires terrien sur Mayam, dernière planète de la galaxie où les dieux et les religions sont innombrables.Alors qu'il ne cherche qu'à faire fortune, le plus vite possible etsans trop de scrupules, il dérange certains membres du Cartel du Fleuve Stellaire sur la piste d'un trésor inestimable. Subtil cocktail de grande aventure flamboyante et de science-fiction épique qui confirme le talent de Stephen Desberg, scénariste du Scorpion ou d'IR$, Mayam est une superbe série ou explose le talent d'un nouveau dessinateur, Daniel Koller.Sur une planète isolée et mal connue, Mayam permet à Stephen Desberg de réinventer la grande aventure, celle qui imprègne Blueberry ou Indiana Jones. Le héros, June Leny, est un aventurier, sans trop de morale ni de scrupules, mais aussi un homme comme nous qui se fait parfois mener par le bout du nez. Dans ce deuxième album, après que June ait échappé à une tentative de meurtre par des scorpions géants, il doit prendre un bateau peuplé de truands et d'aventuriers peu recommandables vers le territoire interdit où les Eyams furent massacrés.Autant de scènes de bravoure qui permettent à Daniel Koller de mettre en valeur sa science du découpage et son incroyable talent qui en font déjà, pour son deuxième album chez Dargaud, l'une des valeurs sûres du dessin réaliste.
Martha aurait pu choisir un autre homme. Dans ce trou perdu où elle a grandi, ils étaient tous à ses pieds. A cause de ses jambes, justement - des jambes de danseuse. Mais elle aimait Joe Telenko, un type qui buvait trop et conduisait trop vite. Et depuis l'accident, la danse, c'est fini. La vie aussi.Maintenant, Martha rumine sa haine dans un fauteuil roulant. Et pendant que Joe trimbale son taxi dans les quartiers pourris de New York, elle rampe dans la maison, fouille ses affaires et lit son journal, histoire de savoir à quoi ressemble sa vie. Rien d'étonnant : une fille qu'il culbute quand il a de quoi la saoûler, les visites à Arthur le toubib, un problème de tachychardie et quelques notes la concernant : Je vais la tuer. Car Joe veut la peau de Martha, et Martha aimerait bien voir crever Joe. S'ils ne se quittent pas, c'est que chacun espère contempler un jour le cadavre de l'autre. Au fait, un petit détail. Le toubib avait raison : Martha ne marche pas parce qu'elle ne le veut pas vraiment. Quand elle veut, elle peut.Un scénario bien bouclé et un dessin aussi sobre qu'efficace pour une balade très noire sur fond sepia. Pas de bavardages inutiles, juste undésespoir intégral sur fond de jungle urbaine.Ce thriller intimiste, dont on attend le troisième et dernier album avec frissons et impatience, a été l'un des chocs éditoriaux de l'année 1997.
Un papa qui péte les plombs et enlève ses enfants confiés par la justice à sa femme, c'est hélas, relativement fréquent. Un papa qui au préalable étrangle son ex, c'est heureusement beaucoup plus rare.Mais si le papa en question est un ministre en exercice, c'est quasiment de l'inédit ! Le hasard voudra que dans sa fuite en voiture, Sver Roslin tombe sur un jeune noir. Sans se douter que celui-ci, Albertus M'Natogo, est en route pour Bruxelles où il doit intégrer une équipe de l'Europolice.En ces années 2010, cette institution supranationale est boudée par les polices nationales jalouses de leurs prérogatives, et on y affecte des éléments de second ordre. Albertus, pourtant, ne manque ni d'esprit d'initiative, ni de courage, même s'il fait parfois preuve d'une naïveté confondante.Ce qui ne l'empêchera pas de mettre fin au calvaire des deux pauvres gosses à l'issue d'une cavale de 297 km. La lecture du premier tome d'Al' Togo se déroule sur trois niveaux. Le premier esquisse une Europe de demain dans laquelle les frontières ont davantage disparu sur le papier que dans les têtes. Le deuxième montre intelligemment l'enfer que vivent deux petites filles aux mains d'un père devenu fou et assassin.Le troisième nous fait découvrir Albertus M'Natogo, dit Al' Togo, black français, et Judith Van OOveren, sa partenaire d'Europolice, blonde bourgeoise néerlandaise. Au fil des albums -une histoire complète à chaque fois-, chacun apprendra à connaître l'autre. Et ses secrets. Judith n'est pas au bout de ses surprises.
Rappelez-vous : Johan, héros moyenâgeux né sous la plume de Peyo en 1947, est un page très preux et valeureux, tandis que son copain Pirlouit, apparu en 1954, fait figure de boute-en-train. (Rappelons également que les Schtroumpfs les rejoindront dans la série en 1958 et leur voleront la vedette.) Selon la tradition en vigueur dans le Dernier Chapitre, Johan et Pirlouit ont vieilli. Et Johan pourrait enfin goûter un repos bien mérité si Pirlouit ne continuait de brailler ses complaintes et faire miauler sa lyre aussi faux que jadis, la seule différence étant que, devenu sourd d'une oreille, il braille plus fort.Mais bien des prodiges arrivent dans ces contrées mystérieuses, et l'impossible se produit : après avoir rencontré la Licorne, magnifique cheval blanc à corne d'or, voilà qu'au lieu de son chant à faire cailler le lait, Pirlouit émet une mélodie claire comme une eau de source. La Licorne aurait-elle enfin accordé à Pirlouit une belle et juste voix ? Ou à Johan des oreilles capables de supporter l'insupportable ?En humour délicat et en couleur tendres, voilà un joli happy-end pour les copains des Schtroumpfs, dans un Moyen Age où tout le monde a pris un coup de vieux, y compris l'Enchanteur Homnibus qui, l'esprit flottant désormais dans les nuages, consacre ses talents à mettre au point des recettes de confitures.
Juin 1914, dans le sud-ouest de la France. Henri Cazennac, officier géographe des colonies, retrouve la demeure familiale et Etienne, son jeune frère qui se destine à la prêtrise. C'est un bel été, l'atmosphère est à l'insouciance, et on parle surtout de la saison qui s'annonce exceptionnelle pour le bordeaux. Bien sûr, la révolution menace à Moscou et la situation européenne est tendue, mais comme le dit Etienne, nous sommes dans un monde moderne où l'on ne sacrifie pas des milliers d'hommes dans un but économique . Mais le 28 juin 1914, c'est l'étincelle : l'archiduc François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo. Ensuite, tout se précipite. Le 1er août, c'est la mobilisation générale. Et le 12 octobre au matin, le facteur apporte un sinistre colis contenant ce qui reste de Henri Cazenac : la croix qu'il portait sur lui et un morceau de papier brûlé où sont inscrits les mots soixante cible . Cazenac traquait un traître qui vendait des renseignements aux allemands et il a été tué. Aussitôt, Etienne s'enrôle et rejoint le front.Cette nouvelle série nous raconte le destin d'une famille dans le cadre d'une terrible boucherie qui devait durer quatre ans, avec, dans les ruines et la boue des tranchées, les amitiés, les trahisons, les faux-semblants, car personne n'est vraiment ce qu'il prétend être, dans cette histoire. Et comme le dit un agent double avant de mourir : Nous sommes tous de fieffés gueux... Ne te fie àaucun de nous. la citation est tirée de Hamlet, mais elle est intemporelle et universelle.
Auteur de romans policiers, François Combe se rend en compagnie de Kay, sa secrétaire, au Cielito Lindo, établissement des quartiers chauds de Nogales, la ville frontière entre le Mexique et les USA, afin de s'y « documenter » auprès de Raquel, une jeune prostituée. Ils tombent sur Jed Peterson, un ami du romancier, qui se montre très intéressé par la jeune fille. La même nuit, cette dernière est sauvagement assassinée. Qui a tué ? François Combe, qui fait profession du meurtre et des meurtriers ? Jed Peterson, le dernier à avoir été en contact avec la victime ? Les voilà tous deux dans le collimateur de la police, en tête des suspects.Fasciné tant par le crime que par la misère, le romancier charge Estrellita, la petite servante mexicaine de la famille, de devenir ses yeux et ses oreilles au coeur des quartiers pauvres.Quand une deuxième prostituée est retrouvée massacrée à coups de poignard dans le désert, l'étau se resserre sur Jed, que tout désigne comme le coupable idéal. Qu'à cela ne tienne, François Combe prouvera l'innocence de son ami : il s'enfonce accompagné d'Estrellita dans l'enfer des bas-fonds mexicains à la recherche de la vérité. Les murs entre richesse et pauvreté sont faits pour être franchis. Mais l'herbe est toujours plus rouge de l'autre côté de la frontière...Librement inspiré du séjour que l'écrivain Georges Simenon effectua en 1948 dans la Santa Cruz Valley, terrain de jeu des riches et des puissants, ce thriller reflète avec brio l'atmosphère tendue et inégalitaire qui y régnait.
Alors qu'ils croyaient embarquer pour aller combattre les Allemands dans les tranchées de France, des soldats britanniques se retrouvent sur les rives des marais de Hillkirk, au fin fond de l'Ecosse. Des rives qu'aucune vaguelette ne bat jamais. Des rives qui cachent un peuple qui semble vouloir en découdre avec tous ceux qui approchent de leur domaine. Un peuple armé de lances et de massues que survolent des pilliwigins, ces petits êtres dont les légendes affirment qu'ils protègent la faune et la flore.Les soldats ont peur. Comment le peuple des marais a-t-il pu faire dérailler un train entier ? Pourquoi les survivants ont-ils été égorgés sans pitié ? Pourquoi des hommes, soudain possédés par une force mystérieuse, sèment-ils la mort autour d'eux ?Mic Mac Adam vit un cauchemar. De retour dix-sept ans après la disparition de ses parents dans ces mêmes marais, il ne fait que ressasser le message que lui a laissé son père : Les fées existent Mac, un jour je t'en apporterai la preuve . Ce jour est arrivé. Les fées sont là. Mais où sont ses parents ? Et le bien pourra-t-il enfin prendre sa revanche sur le mal qui semble régner depuis si longtemps sur le peuple des marais ?Mic Mac Adam, gentil et sensible héros en kilt, est né en 1978 dans le journal Spirou de l'imagination de Desberg et du crayon magique de Benn. Aujourd'hui, Luc Brunschwig, jeune scénariste révélé par le terrifiant Pouvoir des innocents, lui redonne vie. Et Benn, 25 ans après, mêle de nouveau fantastique, humour, légendes d'antan et nostalgies de l'enfance avec un réalisme et un sens poétique étonnant. Un enchantement.
Les aventures de Sylvain et Sylvette, c'est tout un monde. D'abord, il y a les deux héros. Avec leurs petits sabots, leurs gentilles frimousses et leurs délicieuses taches de rousseur. Au début, ils vivaient avec leur mère. Mais un jour, lors d'une cueillette de champignons, ils se sont égarés dans la forêt. Depuis, ils ont appris l'indépendance et la débrouillardise. Et aujourd'hui, ils mènent une vie paisible à l'abri de leur chaumière. Enfin, paisible, c'est vite dit. Car les quatre Compères ne sont jamais bien loin ! Le renard, le loup, l'ours et le sanglier n'ont de cesse d'entrer chez eux afin de dérober leurs provisions... Heureusement, nos petits amis peuvent compter sur les autres animaux : Cui-cui l'oiseau, Raton le rat blanc, la chèvre Barbichette, l'âne Gris-gris et tous leurs fidèles compagnons... Dans les albums de Sylvain et Sylvette, Jean-Louis Pesch laisse libre cours à son amour de la nature, figure centrale de ses histoires. Nostalgique de son enfance à la campagne, il met en scène un monde idéal où règne une douce harmonie entre les gens, les bêtes et l'environnement. Quand il s'arrête de dessiner, il milite au sein d'une association pour la protection des éléphants et des rhinocéros, se bat contre les zoos ou part en guerre contre l'expérimentation animale. Et vit dans un manoir campagnard, entouré de brebis, de chevaux, de chiens, de chats, de poules et d'une chèvre. Une véritable arche de Noé, en somme. A l'image du petit monde de Sylvain et Sylvette, qu'il continue d'animer sans relâche depuis maintenant quarante-cinq ans...
Partout, les arbres refleurissent. Et le mage Bedlam, affreux gnome qui règne en tyran sur les terres de l'Eruin Dulea, y lit les signes annonciateurs de l'accomplissement des légendes : Le jour où les arbres de vérité refleuriront, ce qui est mort en ces terres revivra... Un chant se lèvera, et celui qui l'entendra reprendra la lutte contre l'usurpateur.Un matin à l'aube, en effet, un chant se lève sur les plaines : la Complainte des Landes Perdues. Celle qui l'entend, c'est Sioban, fille du Loup Blanc et seule héritière véritable des terres de l'Eruin Dulea. Ce jour-là, une armée fantastique surgit de nulle part et conduit Sioban jusqu'aux Landes Perdues : les soldats de son père, morts au combat, qui se sont relevés pour elle.Seamus, son protecteur, l'avait prévenue qu'un jour, une question lui serait posée : Le mal est-il au coeur de l'amour ? Et là-haut sur les Landes, son père lui redit que le plus difficile ne sera pas de gagner d'horribles batailles, mais de frapper au coeur du mal - qui est peut-être au coeur de l'amour. En effet, de maléfices en sortilèges, le diable lui-même n'y reconnaît plus ses petits.Inspirée d'une littérature anglo-saxonne fantastique, violente et bariolée, une histoire pleine de sombres magies, mais aussi d'un humour pimpant illustré, entre autres, par Ouki, adorable bestiole un peu ivrogne et tout à fait indestructible : après avoir ingurgité une marmite entière de poison réputé capable de tuer un boeuf (glaires de crapauds, jus d'araignée, etc...), elle émet un vague burp et va s'endormir dans un coin...
1953 : Le Monde est entré dans l'âge de l'Atome, mais un homme s'interroge sur la civilisation qui l'entoure. Cet homme, c'est Paul – un écrivain de science fiction qui depuis son enfance vit en contact télépathique avec le héros d'une épopée galactique située dans un lointain futur.Le cas de Paul devient célèbre à la suite d'un article. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l'industrie américaine, commence alors à s'intéresser à lui. Dans un laboratoire du Vermont, l'homme qui dialoguait avec le futur va subir une expérience hypnotique qui lui fera commettre l'irréparable et briser l'honneur de son ami Zarth Arn, héros de l'Empire Galactique...Dans ce roman graphique aussi surprenant que captivant, Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse se plongent avec délectation dans l'imagerie fluide et aérodynamique de la SF de des années 50. Très loin des parodies nostalgiques habituelles, ce récit chatoyant prend cependant la période au sérieux, et s'intéresse aussi bien aux sources du Zorglub de Franquin qu'aux techniques de persuasion utilisées dans les milieux publicitaires et militaires. S'inspirant d'un cas psychologique réel (qui a défrayé la chronique au milieu des années 50), l'intrigue tient à la fois de l'énigme psychiatrique et du space opera. Bel exemple d'un roman graphique contemporain exploitant toutes les possibilités de la forme, Souvenirs de l'Empire de l'Atome (144 pages, couleur) joue autant sur ses images brillamment évocatrices que sur son scénario aux zigzags imprévus pour emporter le lecteur dans un autre monde –au coeur d'un Âge de l'Atome, qui tour à tour nous enchante et nous glace d'effroi.
Les aventures de Sylvain et Sylvette, c'est tout un monde. D'abord, il y a les deux héros. Avec leurs petits sabots, leurs gentilles frimousses et leurs délicieuses taches de rousseur.Au début, ils vivaient avec leur mère. Mais un jour, lors d'une cueillette de champignons, ils se sont égarés dans la forêt. Depuis, ils ont appris l'indépendance et la débrouillardise. Et aujourd'hui, ils mènent une vie paisible à l'abri de leur chaumière. Enfin, paisible, c'est vite dit. Car les quatre Compères ne sont jamais bien loin ! Le renard, le loup, l'ours et le sanglier n'ont de cesse d'entrer chez eux afin de dérober leurs provisions. Heureusement, nos petits amis peuvent compter sur les autres animaux : Cui-cui l'oiseau, Raton le rat blanc, la chèvre Barbichette, l'âne Gris-gris et tous leurs fidèles compagnons.Dans les albums de Sylvain et Sylvette, Jean-Louis Pesch laisse libre cours à son amour de la nature, figure centrale de ses histoires. Nostalgique de son enfance à la campagne, il met en scène un monde idéal où règne une douce harmonie entre les gens, les bêtes et l'environnement.Quand il s'arrête de dessiner, il milite au sein d'une association pour la protection des éléphants et des rhinocéros, se bat contre les zoos ou part en guerre contre l'expérimentation animale. Et vit dans un manoir campagnard, entouré de brebis, de chevaux, de chiens, de chats, de poules et d'une chèvre. Une véritable arche de Noé, en somme. À l'image du petit monde de Sylvain et Sylvette, qu'il continue d'animer sans relâche depuis maintenant quarante-cinq ans.
Déterminée à élucider les mystères de la vie sulfureuse de sa grand-mère, Kim Nelson poursuit ses investigations à Istanbul. Mais, elle en est devenue la clé âprement convoitée d'un trésor et sa volonté de savoir l'entraîne dans des situations de plus en plus dangereusement troubles...Ruiné et prêt à tout pour se reconstituer une fortune, l'aventurier Amin Dorman est persuadé que les recherches menées par la jeune et belle aristocrate anglaise le conduiront au trésor que le sultan Murati destinait aux Allemands à la veille de la première guerre mondiale.Selon lui, le secret en était détenu par Jade, l'intrigante favorite du despote.A ses subtiles manoeuvres érotiques succombèrent le grand-père de la jeune femme et son épouse. Kim n'a, elle, de cesse de comprendre ce qui retint irrésistiblement Lady Nelson au harem du sultan.Le nom d'Ebu Sarki mentionné dans le journal intime de Jade, son aïeule, constitue peut-être un élément de réponse. Grâce à Malek, l'énigmatique jeune Turc dont elle s'est éprise, elle a retrouvé la trace de ce farouche chef de tribu. Retranché avec ses guerriers dans une forteresse perdue en plein désert, cet ancien conseiller du sultan s'y serait créé un harem comme au temps de la splendeur ottomane.Mais, ayant pris le risque de s'y faire admettre, Kim doit accomplir un parcours initiatique et se retrouve livrée aux désirs brutaux de soudards frustrés...Kim y découvrira-t-elle les vérités qu'elle recherche ou s'y libérera-t-elle des pulsions secrètes enfouies au plus profond d'elle ? Un fascinant jeu de miroirs qui se renvoient les fantasmes du passé et du présent. Un récit torride et envoûtant qui conjugue violence et raffinement.
Déterminée à élucider les mystères de la vie sulfureuse de sa grand-mère, Kim Nelson poursuit ses investigations à Istanbul. Mais, elle en est devenue la clé âprement convoitée d'un trésor et sa volonté de savoir l'entraîne dans des situations de plus en plus dangereusement troubles...Ruiné et prêt à tout pour se reconstituer une fortune, l'aventurier Amin Dorman est persuadé que les recherches menées par la jeune et belle aristocrate anglaise le conduiront au trésor que le sultan Murati destinait aux Allemands à la veille de la première guerre mondiale.Selon lui, le secret en était détenu par Jade, l'intrigante favorite du despote.A ses subtiles manoeuvres érotiques succombèrent le grand-père de la jeune femme et son épouse. Kim n'a, elle, de cesse de comprendre ce qui retint irrésistiblement Lady Nelson au harem du sultan.Le nom d'Ebu Sarki mentionné dans le journal intime de Jade, son aïeule, constitue peut-être un élément de réponse. Grâce à Malek, l'énigmatique jeune Turc dont elle s'est éprise, elle a retrouvé la trace de ce farouche chef de tribu. Retranché avec ses guerriers dans une forteresse perdue en plein désert, cet ancien conseiller du sultan s'y serait créé un harem comme au temps de la splendeur ottomane.Mais, ayant pris le risque de s'y faire admettre, Kim doit accomplir un parcours initiatique et se retrouve livrée aux désirs brutaux de soudards frustrés...Kim y découvrira-t-elle les vérités qu'elle recherche ou s'y libérera-t-elle des pulsions secrètes enfouies au plus profond d'elle ? Un fascinant jeu de miroirs qui se renvoient les fantasmes du passé et du présent. Un récit torride et envoûtant qui conjugue violence et raffinement.
Paris, fin du XIXe siècle. Le peintre Gustave Gélinet, un barbouilleur qui a moins d'imagination qu'un tabouret (d'après Fulmel, critique d'art auto-proclamé arbitre des élégances), se met subitement à en avoir. Découvrant avec stupéfaction sa dernière oeuvre au Salon - une très jolie sirène -, Fulmel soupçonne une supercherie, mène son enquête et découvre qu'en effet, Gélinet n'a rien imaginé : il héberge dans son atelier une authentique sirène - une sirène bretonne défectueuse, qui chante mal et n'a jamais pris aucun plaisir à noyer les marins. Pourtant, après avoir connu la gloire, Gélinet, qui deviendra un odieux personnage, pompeux, borné et toujours dénué d'imagination, finira noyé.Dans un parfum de scandale pictural fin de siècle, alors que les Pompiers tiennent le haut du pavé en pleine période impressionniste, ce one-shot (enrichi d'un cahier de huit pages présentant les toiles du maître) nous embarque pour une aventure (délicatement) fantastique où l'on voit unecurieuse sirène, bien vivante et très attachante, rêver de Paris, arriver jusqu'à la Seine et patauger dans les égoûts, se faire inviter dans les salons les mieux fréquentés, danser en fauteuil roulant et s'intéresser à la peinture des couchers de soleil sur les récifs bretons (ça lui parle.) avant de partir nager dans toutes les mers du monde. Privilégiant le récit tout en donnant au dessin une force poétique remarquable, Zanzim et Hubert (considérés par l'Américian Franck Mignola comme les deux meilleurs auteurs français) nous font le merveilleux cadeau d'une histoire palpitante, pleine de charme et de beauté.
Comme dans une tragédie grecque bien réglée, la tension monte à Tombstone. le duel de O K Corral devient de plus en plus inéluctable et la personnalité de Géronimo ne cesse de s'imposer. le lecteur est pris dans un tourbillon : il a l'impression de voir deux vagues monter à l'assaut l'une de l'autre. D'ailleurs tout semble double dans cet album. Les deux intrigues : celle de O K Corral et celle du mystère Blueberry. Jean Giraud qui se dédouble, machiavélique au scénario et virtuose au dessin. Blueberry qui reste alité, blessé, et qui, pourtant, ne cesse de raconter dans un étourdissant flash-back, véritable histoire dans l'histoire, authentique lutte de Blueberry contre son double. Et il y a sutout ce duel, inéluctable, que tout le monde attend, et qui exerce une véritable tension qui énerve tout le récit. Et enfin, si on voulait trouver une dernière dualité, comment ne pas évoquer le personnage de Géronimo qui donne son titre à l'album ? Ou plutôt, on serait tenté d'écrire les deux Géronimo, celui que Blueberry a affronté dans le passé et l'Apache, bien présent, qui rôde autour de Tombstone... D'ailleurs, c'est peut-être lui, le véritable fil conducteur, le véritable héros de ce cycle. Que dire de plus ? Il est évident qu'on se trouve en présence d'une oeuvre forte, puissante, qui marquera sûrement un sommet dans la déjà longue saga du western.Les originaux de Jean Giraud scannés en très haute définition, et la sensation ultime de toucher les planches telles que le maître incontesté du dessin les a livrées. Cette édition en grand format est un régal absolu pour tous les amoureux de la bande dessinée, une magistrale leçon de beauté.
Fin des années 1930. Dans le bled vaseux de Soporificahontas, la jeune Miss Swampy est à mille lieues de se douter qu'une guerre mondiale se prépare. Entre la pêche aux poissons-chats et les courses de crapauds, elle mène une vie tranquille et insouciante. À cette époque, elle peut encore se promener torse nu dans son short troué sans qu'aucun mâle ne s'en émeuve. Mais le vent va rapidement tourner. Piégée par des espions japonais, Swampy est empoisonnée par des baies de poison ivy qui lui confèrent, outre un physique plus avantageux, un superpouvoir redoutable: d'un simple baiser, elle fait tomber les hommes comme des mouches.Très vite, les services secrets voudront mettre la main sur cette jeune bombe humaine. Grands amateurs de comic strips, les auteurs, Yann et Berthet, s'en donnent à coeur joie. Ainsi la jeune Swampy se trouve transformée du jour au lendemain en véritable jeune fille.Notre propos n'est pas de raconter l'histoire d'une héroïne en culottes courtes !, soutient Berthet. Clins d'oeil caustiques, petits délires parodiques et gags rocambolesques abondent dans ce premier tome. Côté graphique aussi, la série joue la carte de la légèreté. Sans pour autant tomber dans un style gros nez, Berthet arrondit les angles, pousse moins loin le réalisme que dans d'autres séries et travaille les expressions comiques de ses personnages. Je n'ai pas cherché à faire du comic à tout prix, ni une resucée de ce qui se faisait aux États-Unis dans les années 1950, mais j'ai adopté volontairement un dessin un peu moins rigoureux, explique-t-il.
Il est prisonnier des Espagnols et condamné à une mort certaine. Une rumeur qui vient jusqu'à Barbe-Rouge et provoque une réaction immédiate : le Démon des Caraïbes s'est juré un jour d'aller chercher son fils adoptif jusqu'aux tréfonds de l'Enfer s'il le fallait : il tient parole. Hélas, il s'agit là aussi d'un piège : Eric s'est échappé et son père, en volant à son secours, se retrouve à son tour prisonnier à Carthagène...Pour empêcher que Barbe-Rouge soit perdu, Eric, aidé par les fidèles Baba et Triples-Pattes, va tenter l'impossible et même sacrifier son bateau La Marie Galante. Quant au Faucon Noir du Démon des Caraïbes, il va se retrouver dans une situation tout aussi précaire...Une histoire qui va se poursuivre dix mois plus tard : Barbe-Rouge s'est juré d'abandonner la piraterie et de ne plus sillonner les mers. L'alliance conclue entre les Anglais, les Hollandais et les Espagnols va le faire changer d'avis : ils se sont juré d'éliminer tous les flibustiers et lespirates des Caraïbes. Leur symbole, celui que l'on appelle Le Démon ne peut pas se laisser faire, surtout au moment où il meurt d'envie de prendre sa revanche...La suite de la saga Barbe-Rouge - Eric imaginée par Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon. Ce quatrième volet de Barbe-Rouge : L'intégrale Charlier - Hubinon regroupe trois épisodes précédemment parus en album : La fin du Faucon Noir, Mort ou Vif et Le Trésor de Barbe-Rouge. La première histoire conclut l'aventure commencée dans le Tome 3 de Barbe-Rouge : l'intégrale Charlier - Hubinon, avec l'épisode Le piège Espagnol. Les deux autres en constituent la suite logique mais forment un cycle indépendant.
A quoi sert un harem ? Au plaisir d'un souverain bien sûr. Mais bien naïf celui qui le limite à cet unique but.Car il est dit : Satisfait un homme et tu obtiendras de lui tous les trésors de la terre. Y compris ceux de la guerre.Voilà pourquoi le harem du sultan Murati, surnommé le sultan noir, est pour lui une arme plus puissante que bien des armées dont disposent ces Anglais, ces Allemands qui se disputent ses faveurs et son alliance.Fleur entre les fleurs, arme entre les armes, Jade, sa nouvelle favorite, est chargée par le maître d'Istambul de mener à bien l'assaut d'un diplomate anglais à travers son talon d'Achille. Sa femme...Car Jade n'a peur de rien et semble cacher un coeur de pierre sous sa douce poitrine. L'homme de confiance du sultan ne l'a-t-il pas vu ordonner le meurtre de sang-froid de la petite fille de Djoua, favorite déchue de Murati ?Que se passa-t-il réellement en cette année 1912 ? On dit que Jade, battue par ses propres armes, trahit le sultan et disparut avec celui qui devait être sa proie.50 ans plus tard, sa petite fille, Kim Nelson, tente de retrouver sa trace dans un Istambul où les harems ont disparu. Mais pas les bordels. Elle le découvrira à ses dépens. D'autant que la légende murmure que Jade, seule, savait où fut caché le trésor du sultan que nul jamais ne retrouva. Et l'odeur de ce tas d'or excite au plus haut point quelques grands prédateurs locaux...Dufaux (scénariste des très envoûtants Rapaces) mêle avec bonheur la rigueur victorienne à la chaude sensualité des harems ottomans. Anna Mirallès donne à ses créatures une élégance, une finesse, une légèreté qui entraîne le lecteur dans un monde cruel mais oh combien tentant.
A quoi sert un harem ? Au plaisir d'un souverain bien sûr. Mais bien naïf celui qui le limite à cet unique but.Car il est dit : Satisfait un homme et tu obtiendras de lui tous les trésors de la terre. Y compris ceux de la guerre.Voilà pourquoi le harem du sultan Murati, surnommé le sultan noir, est pour lui une arme plus puissante que bien des armées dont disposent ces Anglais,ces Allemands qui se disputent ses faveurs et son alliance.Fleur entre les fleurs, arme entre les armes, Jade, sa nouvelle favorite, est chargée par le maître d'Istambul de mener à bien l'assaut d'un diplomate anglais à travers son talon d'Achille. Sa femme...Car Jade n'a peur de rien et semble cacher un coeur de pierre sous sa douce poitrine. L'homme de confiance du sultan ne l'a-t-il pas vu ordonner le meurtre de sang-froid de la petite fille de Djoua, favorite déchue de Murati ?Que se passa-t-il réellement en cette année 1912 ? On dit que Jade, battue par ses propres armes, trahit le sultan et disparut avec celui qui devait être sa proie.50 ans plus tard, sa petite fille, Kim Nelson, tente de retrouver sa trace dans un Istambul où les harems ont disparu. Mais pas les bordels. Elle le découvrira à ses dépens. D'autant que la légende murmure que Jade, seule, savait où fut caché le trésor du sultan que nul jamais ne retrouva. Et l'odeur de ce tas d'or excite au plus haut point quelques grands prédateurs locaux...Dufaux (scénariste des très envoûtants Rapaces) mêle avec bonheur la rigueur victorienne à la chaude sensualité des harems ottomans. Ana Miralles donne à ses créatures une élégance, une finesse, une légèreté qui entraîne le lecteur dans un monde cruel mais oh combien tentant.
A quoi sert un harem ? Au plaisir d'un souverain bien sûr. Mais bien naïf celui qui le limite à cet unique but. Car il est dit : Satisfait un homme et tu obtiendras de lui tous les trésors de la terre. Y compris ceux de la guerre.Voilà pourquoi le harem du sultan Murati, surnommé le sultan noir, est pour lui une arme plus puissante que bien des armées dont disposent ces Anglais, ces Allemands qui se disputent ses faveurs et son alliance.Fleur entre les fleurs, arme entre les armes, Jade, sa nouvelle favorite, est chargée par le maître d'Istambul de mener à bien l'assaut d'un diplomate anglais à travers son talon d'Achille. Sa femme... Car Jade n'a peur de rien et semble cacher un coeur de pierre sous sa douce poitrine. L'homme de confiance du sultan ne l'a-t-il pas vu ordonner le meurtre de sang-froid de la petite fille de Djoua, favorite déchue de Murati ?Que se passa-t-il réellement en cette année 1912 ? On dit que Jade, battue par ses propres armes, trahit le sultan et disparut avec celui qui devait être sa proie.50 ans plus tard, sa petite fille, Kim Nelson, tente de retrouver sa trace dans un Istambul où les harems ont disparu. Mais pas les bordels. Elle le découvrira à ses dépens. D'autant que la légende murmure que Jade, seule, savait où fut caché le trésor du sultan que nul jamais ne retrouva. Et l'odeur de ce tas d'or excite au plus haut point quelques grands prédateurs locaux...Dufaux (scénariste des très envoûtants Rapaces) mêle avec bonheur la rigueur victorienne à la chaude sensualité des harems ottomans. Anna Mirallès donne à ses créatures une élégance, une finesse, une légèreté qui entraîne le lecteur dans un monde cruel mais oh combien tentant.
13 tomes de la série + le dernier tome en crayonné.A quoi sert un harem ? Au plaisir d'un souverain bien sûr. Mais bien naïf celui qui le limite à cet unique but. Car il est dit : Satisfait un homme et tu obtiendras de lui tous les trésors de la terre. Y compris ceux de la guerre.Voilà pourquoi le harem du sultan Murati, surnommé le sultan noir, est pour lui une arme plus puissante que bien des armées dont disposent ces Anglais, ces Allemands qui se disputent ses faveurs et son alliance.Fleur entre les fleurs, arme entre les armes, Jade, sa nouvelle favorite, est chargée par le maître d'Istambul de mener à bien l'assaut d'un diplomate anglais à travers son talon d'Achille. Sa femme... Car Jade n'a peur de rien et semble cacher un coeur de pierre sous sa douce poitrine. L'homme de confiance du sultan ne l'a-t-il pas vu ordonner le meurtre de sang-froid de la petite fille de Djoua, favorite déchue de Murati ?Que se passa-t-il réellement en cette année 1912 ? On dit que Jade, battue par ses propres armes, trahit le sultan et disparut avec celui qui devait être sa proie.50 ans plus tard, sa petite fille, Kim Nelson, tente de retrouver sa trace dans un Istambul où les harems ont disparu. Mais pas les bordels. Elle le découvrira à ses dépens. D'autant que la légende murmure que Jade, seule, savait où fut caché le trésor du sultan que nul jamais ne retrouva. Et l'odeur de ce tas d'or excite au plus haut point quelques grands prédateurs locaux...Dufaux (scénariste des très envoûtants Rapaces) mêle avec bonheur la rigueur victorienne à la chaude sensualité des harems ottomans. Anna Mirallès donne à ses créatures une élégance, une finesse, une légèreté qui entraîne le lecteur dans un monde cruel mais oh combien tentant.
Une tâche de vin lui dessine sur le visage la carte d'un continent inconnu. Il est né comme ça. Et il est né abandonné. Son décor, c'est un vieux hameau perdu entre une voie ferrée désaffectée et des champs de lavande. un village fantôme d'où la vie s'est enfuie avec le dernier train. Il reste juste le bar-tabac et la boucherie, tenue par une espèce de brute carrée qui accouche ses bestioles, les élève , les abat et les vend... Une jeune femme vit dans une grande maison au bout du village, mais personne ne la voit jamais et on l'appelle Marie-Mystère. Lie-de-vin aime bien penser que Marie-Mystère est sa vraie mère, et qu'un jour, elle lui dira d'entrer. Sa mère, c'est son obsession. Et s'il bouquine le livre des records, c'est parce qu'il cherche un record à battre. Comme ça, elle verra sa photo dans le livre, elle sera fière et elle reviendra. En attendant, il bat un record moins glorieux : trente secondes pour faire l'amour à Maïs, la fille de la ferailleuse. Dans ce décor aride, Lie-de-vin apprivoise les beautés de la vie et ses cruautés avec une sensibilité à fleur de peau, délicatement teintée de fatalisme et d'humour. Quant à Maïs, on ne peut pas dire que ce soit une tendre. Mais elle est vivante et elle l'entraîne vers la vie. Il en a besoin : un salaud lui a tué son chien, et maintenant, c'est le cadavre d'une femme qu'on retrouve enfoui sous terre. Corbeyran et Berlion ont souvent travaillé ensemble. Mais ce livre-là, traitant un sujet plus personnel, semblait incompatible avec le duo . Pourtant, le miracle s'est accompli - un miracle qui a demandé des années de travail et d'échanges épistolaires, dont nous avons un échantillon en fin d'album. Soutenue par une construction virtuose, colorée de détails touchants ou terribles, l'histoire avance lentement mais sûrement, avec la force d'une émotion remontée de loin. Et le résultat, entre vie et immobilité, tendresse et espoir, ne se laisse pas oublier facilement.
Préface de Eliette Abecassis Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c'est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d'en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S'ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu'on devrait noyer le chat.Malgré le plaisir qu'il prend à ergoter et chipoter à n'en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu'il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d'accord : Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux. Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu'il n'aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse...Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous - hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie. Le rabbin et le chat du rabbin reviendront prochainement dans le Malka des lions.
Juillet 1801. Un ancien militaire français, errant en Irlande, découvre dans les landes désolées du Connemara, un cairn très ancien. Au fonds des grottes qu'il dissimule, repose le corps d'une femme-guerrier parée de bijoux. L'homme les lui arrache et s'enfuit tandis que les parois s'effondrent derrière lui. Quelques instants plus tard, il ne reste rien du cairn...La revente du trésor volé assure la fortune de celui qu'on ne connaîtra désormais que sous le nom de John Hatcliff. Sur la lande désolée, il fait construire un superbe château qu'entoure bientôt un parc luxuriant. Alors que, depuis des siècles, sur cette terre désolée, ne poussaient guère que des cailloux ! Les fêtes succèdent aux fêtes dans ce site enchanteur. Jusqu'au jour où, dans l'explosion d'une fusée de feu d'artifice, le châtelain disparaît sans laisser de trace.Juillet 1923. La jolie Émilie perd son travail de danseuse au Moulin-rouge et son petit ami dans la même soirée. Alors qu'elle a le moral au fond des ballerines, un mystérieux notaire lui explique qu'en tant qu'unique héritière de John Hatcliff, le manoir du Connemara lui revient de droit. Emilie embarque pour l'Irlande. Mais qui est l'homme qui semble manipuler le notaire ? Qui sont les tinkers, ces romanichels qui campent tout près du manoir ? Qui est vraiment la vieille lady Darkmooth qui occupe la vieille demeure en compagnie de Meghan, une rousse incendiaire ? Pourquoi des êtres immatériels dansent-ils, la nuit, dans les marais ? Et surtout, Maeve, la reine morte, et John Hatcliff qui la dépouilla cent-vingt ans plus tôt, sont-ils ils vraiment morts ?Les mondes de Florence Magnin glissent comme des rêves entre légendes et réalité. Son dessin fin, délicat et élégant illustre à merveille ces univers où fantastique et merveilleux se mêlent en dégageant un parfum unique.
Comme Jade, qui fut la sulfureuse favorite du sultan d'Istanbul avant de devenir son aïeule, Kim Nelson détient maintenant le pouvoir magique qui lui livrera le secret d'un fabuleux trésor disparu comme par enchantement. Ce sésame ouvre, auxconfins d'un désert, une bien étrange salle des coffres...Accompagnée de Malek, le jeune Turc dont elle s'est éprise et qui l'a protégée tout au long de son initiation aux sortilèges de l'Orient, la jeune Anglaise Kim Nelson s'est engagée dans le désert afin d'y retrouver le fabuleux trésor mystérieusement disparu que le sultan d'Istanbul voulait offrir aux Allemands pour financer leur armement à la veille de la Première Guerre mondiale. L'accompagne également l'aventurier Amin Doman. Selon lui, la clé du secret de la cachette se trouvait dans le journal intime que la jeune femme a hérité de Jade, la favorite du sultan devenue sa grand-mère. Kim n'a de cesse de connaître toute la vérité sur celle qui fit succomber son grand-père par de subtiles manoeuvres érotiques.Grâce à la puissance de l'hypnose, elle a pu revivre le destin brûlant de Jade. Elle a pu remonter dans son intrigant passé, jusqu'à l'intérieur du troublant harem où sa beauté fatale envoûtait et où elle régna avant de s'enfuir avec Lord Nelson. Elle a pu surtout, au terme d'un torride parcours initiatique qui a libéré des pulsions enfouies au plus profond d'elle, découvrir des vérités dont celle sur le fameux trésor. Ce trésor, seule Jade a pu l'approcher.Tous ceux qui ont tenté de se l'approprier n'en sont pas revenus. Investie des pouvoirs magiques de Jade, Kim détient à son tour la formule qui y donne accès. Soudain se lève une violente tempête qui dresse devant elle et ses compagnons comme un mur de sable. Une première faille leur permet de le traverser. Puis, une seconde porte leur ouvre une caverne au creux de laquelle siège un curieux banquier, gardien d'une série de coffres dont les numéros semblent être ceux d'une loterie dangereuse...
Comme Jade, qui fut la sulfureuse favorite du sultan d'Istanbul avant de devenir son aïeule, Kim Nelson détient maintenant le pouvoir magique qui lui livrera le secret d'un fabuleux trésor disparu comme par enchantement. Ce sésame ouvre, aux confins d'un désert, une bien étrange salle des coffres...Accompagnée de Malek, le jeune Turc dont elle s'est éprise et qui l'a protégée tout au long de son initiation aux sortilèges de l'Orient, la jeune Anglaise Kim Nelson s'est engagée dans le désert afin d'y retrouver le fabuleux trésor mystérieusement disparu que le sultan d'Istanbul voulait offrir aux Allemands pour financer leur armement à la veille de la Première Guerre mondiale. L'accompagne également l'aventurier Amin Doman. Selon lui, la clé du secret de la cachette se trouvait dans le journal intime que la jeune femme a hérité de Jade, la favorite du sultan devenue sa grand-mère. Kim n'a de cesse de connaître toute la vérité sur celle qui fit succomber son grand-père par de subtiles manoeuvres érotiques.Grâce à la puissance de l'hypnose, elle a pu revivre le destin brûlant de Jade. Elle a pu remonter dans son intrigant passé, jusqu'à l'intérieur du troublant harem où sa beauté fatale envoûtait et où elle régna avant de s'enfuir avec Lord Nelson. Elle a pu surtout, au terme d'un torride parcours initiatique qui a libéré des pulsions enfouies au plus profond d'elle, découvrir des vérités dont celle sur le fameux trésor. Ce trésor, seule Jade a pu l'approcher.Tous ceux qui ont tenté de se l'approprier n'en sont pas revenus. Investie des pouvoirs magiques de Jade, Kim détient à son tour la formule qui y donne accès. Soudain se lève une violente tempête qui dresse devant elle et ses compagnons comme un mur de sable. Une première faille leur permet de le traverser. Puis, une seconde porte leur ouvre une caverne au creux de laquelle siège un curieux banquier, gardien d'une série de coffres dont les numéros semblent être ceux d'une loterie dangereuse...
Dans la Turquie d'aujourd'hui, Kim Nelson poursuit la quête de Jade, sa fascinante aïeule. En 1912, celle-ci fut la favorite du Sultan avant de s'enfuir du harem dans les bras d'un diplomate Anglais, un certain... Lord Nelson. Elle cherche aussi à retrouver le trésor du Sultan, disparu comme par enchantement. Jade l'a-t-elle dérobé ? La réponse se trouve-t-elle dans son journal intime, désormais en possession de Kim ? Pour le découvrir, elle va revivre en songe le destin brûlant de Jade grâce à la puissance de l'hypnose... Les charmes et les mystères de l'Orient, la troublante fascination des corps, les ressorts complexes et captivants de l'intrigue ...Tout concourt à faire de Djinn une série envoûtante. Elle agit sur l'esprit du lecteur à la manière du regard fixe du serpent se dressant dans son panier sous le charme d'un air de flûte. Le scénario de Dufaux, avec ses incessants va-et-vient entre passé et présent, dissipe les contours de la réalité et fait basculer en permanence le récit dans le rêve. Et les courbes du dessin délié d'Ana Miralles, comme en écho aux volutes de fumée échappées des narguilés, baigne Djinn dans un climat de sensualité et de raffinement...Rapaces, Murena, Giacomo C., Fox, Jessica Blandy, La Complainte des landes perdues... Depuis ses premiers pas dans la bande dessinée, en 1983, Jean Dufaux s'est imposé comme l'un des plus prolifiques et talentueux scénaristes du neuvièmeart. Du thriller au western, du récit fantastique à la fresque historique, il s'est essayé à tous les genres à travers l'écriture de quelque trente séries. Formé à l'Institut des Arts de diffusion, à Bruxelles, il puise son inspiration dans le cinéma et la psychanalyse de l'art.Séduit par le dessin d'Ana Miralles sur la série Eva Medusa, il lui écrit le scénario de Djinn dont le premier volume, La Favorite, paraît en 2001. Née à Madrid en 1959, cette dessinatrice au trait sensuel a débuté dans la bande dessinée en 1982 dans Rambla, une revue espagnole. Depuis, elle poursuit en parallèle une carrière de dessinatrice de bd et une importante oeuvre d'illustratrice.
Décembre 1915. Henri Cazenac propose à son frère Etienne de rejoindre son réseau d'espionnage. D'importants événements se préparent : le financier Von Straufenberg tente de rassembler des fonds pour soutenir l'effort de guerre allemand. Une expédition est organisée vers son château en Bavière. Etienne en fait partie.Mais il n'est plus tout à fait le même : ses pouvoirs de chaman se sont accrus. Là-bas, il va être confronté à un choix déchirant. Va-t-il laisser parler l'Ours qui sommeille en lui ? Va-t-il rester sourd à l'appel du Loup ?Deuxième épisode du second cycle de La croix de Cazenac, époustouflante série d'aventure sur fond de premier conflit mondial. Etienne Cazenac poursuit son initiation : il descend encore plus profondément en lui-même, à la découverte de sa vérité personnelle. La tourmente des événements historiques ballottant les protagonistes se double d'une dimension fantastique fascinante. Le trait réaliste et précis de Stalner donne toute son efficacité au récit.La mise en couleurs baigne dans des teintes envoûtantes qui plongent le lecteur dans un climat onirique inquiétant. On frémit, on s'enthousiasme, on frissonne... Une saga magistrale appelée à devenir un classique.Alexandre Dumas, John Irving et Jack Kirby : avec de tels maîtres, le scénariste Pierre Boisserie est placé sous une bonne étoile... Né à Paris en 1964, il s'oriente d'abord vers... la kinésithérapie ! Mais le Festival de Buc, dont il est l'un des organisateurs, lui fait comprendre qu'il est plutôt destiné à raconter des histoires. Ce qui est aussi une manière d'aider les autres à aller mieux, au même titre que le travail de kiné... Sa rencontre avec Eric Stalner sera décisive.Il se met à écrire la saga des Cazenac, dont le premier volume paraît en 1999. Il ne la lâchera plus...Né à Paris en 1959, Eric Stalner s'est lancé dans le dessin avec son frère Jean-Marc, dans les années 80. Il réalise des pochettes de disques, des affiches et divers travaux publicitaires avant de s'orienter vers la bande dessinée. Il est le dessinateur de plusieurs séries comme Le fer et le feu, Malheig ou Fabien M.
Marseille 1561. Un certain Nostradamus remet une opale à chacun des trois naufragés qu'il a recueillis et guéris de la peste. Près de 70 ans plus tard, à Bordeaux, la jeune et belle Walaya du Martray promet à son père mourant de retrouver l'opale que lui a donnée un étrange médecin et d'honorer le serment qu'il lui a alors fait...J'ai sauvé trois vies, donnez-m'en trois autres. Voici trois opales, vos fils seront l'autre. C'est en ces termes énigmatiques qu'en 1561 à Marseille, un très mystérieux docteur prit congé de trois naufragés qu'il avait recueillis et guéris de la peste. Mais que sont devenus ces trois rescapés et qu'ont-ils fait des opales qu'ils ont alors reçues de leur sauveur ? Un soir de 1628 à Bordeaux, la jeune et belle Walaya du Martray recueille les dernières volontés de son père. Celui-ci la supplie d'honorer le serment qu'il fit, alors qu'il était enfant, au médecin qui lui sauva la vie après un naufrage. Il lui demande surtout de récupérer l'opale que ce dénommé Nostradamus lui confia et de retrouver celles qui furent offertes aux deux marins sauvés en même temps que lui. De nombreuses zones d'ombre subsistent autour de cette affaire. De quel trésor ces pierres sont-elles les clés ? Walaya apprend que l'opale détenue par son père est dans une cassette dissimulée à bord d'un vaisseau ancré dans le port de La Rochelle.Tenue par les Huguenots, la ville est toutefois assiégée par les soldats catholiques du cardinal Richelieu et personne ne peut en sortir ni y entrer. L'intrépide jeune fille décide d'y accéder par la ruse. En échange d'un sauf-conduit, elle promet à Richelieu de lui ramener le remède contre la peste découvert par Nostradamus.A ce nom, le regard du prélat s'éclaire bizarrement. Joachim Pratentis, un officier proche du cardinal, lui conseille plutôt de se joindre à l'escorte d'un noble qui dispose déjà d'un laissez-passer... L'aide de cet intrigant Joachim n'est pas désintéressée. Son père lui a de même transmis une opale, il en connaît l'origine, il recherche aussi les deux autres et il sait que Walaya va le conduire à l'une d'entre elles. Évade des geôles de La Rochelle, le mercenaire suédois Éric Gustavson ne semble pas non plus prendre part à l'opération pour seulement satisfaire son goût de l'action. Quant à l'ambitieux et soupçonneux Richelieu, il ne tient absolument pas à ce que les fameux secrets de Nostradamus tombent en d'autres mains que les siennes...
Après bien des péripéties, qu'une opportune réédition des albums précédents (dans l'ordre chronologique et sous nouvelles couvertures) vous permettra de relire incessamment dans leur intégralité, nos trois ' Innommables ' sont en rade de Manhattan. Mission : retrouver une petite fille, Jade, fruit des amours entre Alix et Mac.Les responsabilités liées à la paternité n'ont guère modifié Mac, Tony et Tim. Ce dernier est teigneux, rouspéteur, tempéteur (et parfois, il se passe du rous et du tem - comme on vous le dit), menteur, cultivateur de la trahison, ne frappe jamais au-dessus de la ceinture. Mac est grand, autant faux-maigre que vraie fleur-bleue, la larme à l'oeil et le poing sur le coin de la mâchoire d'un contradicteur, sans jamais quitter le cigare vissé à la commissure des lèvres. Tony est le bilieux du trio, ce qu'indiquent la paire de lunette, la barbe de trois jours et le chapeau à faire rêver un chien de cirque.Les manigances du destin vont les mettre sur la route d'un richissime habitant du Nevada dont le ranch s'étend non loin de Roswell (ben oui : à l'Est, comme l'indique le titre de l'album). L'homme tombe en extase devant Mac en qui il voit un spécimen d'homo americanus, digne de participer à des expériences génétiques.Souvenez-vous : nous sommes à l'aube des années 1950 et aucune folie, depuis la bombe atomique jusqu'aux soucoupes volantes, en passant par la Guerre de Corée et le hula-hoop, ne semble échapper à la raison humaine.Autre clin d'oeil du hasard : Mac apprend que Jade, sa petite fille, a été adoptée par un couple sans enfants... qui se trouve être l'héritier direct du millionnaire eugéniste du Nevada !Mac, Tony et Tim foncent vers le ranch de Roswell (à l'Est, pour être exact). En y arrivant, ils ne seront pas au bout de leurs surprises. Le père adoptif de Jade ne correspond pas tout à fait à l'image du mâle parfait dont rêve le patriarche ; il verrait même plutôt les femmes sous forme de natures mortes.Mais surtout, il y a un bruit qui court. Quelque chose se serait passé non loin de ce ranch qui se voudrait un nouvel Eden. Quelque chose qui aurait atterri quelque part à l'Est de Roswell...De tous ces gens honorables, adorables, estimables, décorables, peut-être blâmables, voire stigmatisables, qui sont les plus condamnables ? Pas les ' Innommables ', en tout cas.
Le beau chevalier Rodric a du coeur et surtout de la vaillance. Avec ses compagnons d'armes, il veille au maintien de l'autorité des Croisés sur Jérusalem. Il s'y est fait quelques amis, dont un marchand. Ce dernier doit faire face à l'odieux chantage d'un de ses créanciers: soit il le rembourse immédiatement, soit il lui donne sa fille Blanche en mariage. Rodric se propose d'aider la jeune fille à fuir et de l'escorter jusqu'à la ville où réside son oncle... Mais, c'est un voyage à hauts risques: la route traverse des régions inhospitalières, infestées de pillards et contrôlées par les Musulmans...Au bout de quelques jours de marche dans le désert , tel un mirage, surgit un groupe de farouches guerriers avec à leur tête, une mystérieuse cavalière prénommée Amathéa qui disparaît comme par enchantement après avoir assuré Rodric de sa protection! A quelques lieues de là, les fugitifs recueillent les dernières paroles du survivant d'un massacre. Celui-ci est ismaëlien. Issu des confins de la Perse, son peuple est persécuté par les Islamistes qui le considèrent comme hérétique et , pour s'en défendre, son chef l'a chargé de conclure un traité d'alliance avec les Croisés. Ce traité signé contrarie les plans des Musulmans et aussi ceux des Templiers déterminés à s'approprier Jérusalem. Encouragé par Blanche, Rodric décide de mener à son terme, la mission de cet émissaire ismaëlien...Rencontré dans une oasis du désert de Syrie, un adolescent va guider les voyageurs jusqu'à la forteresse où sont retranchés les Ismaëliens. Mais, pas plus que les détrousseurs de caravanes, les Musulmans et les Templiers n'ont désarmé. Capturés par les soldats d'un sultan irakien, Rodric et ses amis parviennent à s'échapper avec la complicité du grand vizir qui n'est autre qu'un espion ismaëlien. Craignant un coup d'Etat, le potentat lance ausssitôt ses gardes aux trousses des évadés. Par bonheur, Amathéa et ses guerriers surgissent une fois encore comme par enchantement et neutralisent les poursuivants. De leur côté, les Templiers tentent de faire croire au chef des Ismaëliens que les Croisés l'ont trompé et se préparent à attaquer sa forteresse...Rodric, le preux chevalier, réussira-t-il à surmonter les derniers obstacles et à déjouer les derniers pièges dressés par ses adversairesoe Vous le saurez en découvrant la version enfin colorisée de cette superbe BD d'aventure réalisée en 1973 par William Vance et dont il n'existait jusqu'ici que quelques rares éditions en noir et blanc. Un must que les bédéphiles, fans de XIII et autres, ne doivent rater sous aucun prétexte!
Une fille qui récite du Sun Tzu tout en s'entraînant au karaté mérite qu'on s'intéresse à elle, non ? Najah Cruz ? c'est son nom ? est justement du genre à ne laisser personne indifférent. Et pas seulement à cause de ses jolis yeux. La demoiselle est très convoitée : elle est chargée par les Américains de participer au projet Insider. Une opération secrète de grande envergure, destinée à contrecarrer les visées des mafias du monde entier. Dans le premier tome, Najah découvrait la rudesse du climat tchétchène. Cette fois-ci, changement de température : la voilà en Afrique. Au Cabinda, plus précisément, petite enclave nichée entre le Congo et l'ex-Zaïre. L'ambiance est chaude, on s'en doute. Il faut dire qu'un coup d'état se prépare. Raison officielle : libérer les Cabindais de la domination de leur voisin, l'Angola. Objectif inavoué : permettre à une multinationale, avec l'appui d'un homme politique français, de mettre la main sur les réserves de pétrole du territoire. Najah est chargée de s'infiltrer auprès de Sam Natchez, l'homme d'affaires qui supervise le projet de putsch. L'ironie de l'histoire, c'est qu'elle vient de lui sauver la vie. Et qu'il lui demande de lui servir d'ange gardien... Thriller géopolitique, récit d'action, roman d'aventures... Quand la politique internationale s'invite dans la bande dessinée, cela donne naissance à Insiders. Toute ressemblance avec des événements récents ne doit pas étonner : elle n'est évidemment pas fortuite. Ici, il est question de réseaux de pouvoir, de comptes secrets, de manoeuvres politiques et d'amitiés occultes. Avec, en toile de fond, des histoires de ventes de missiles (tiens, cela nous rappelle quelque chose...), de grands discours enflammés ? Viva el Cabinda libre , tu parles d'une rigolade ! ? et de sordides luttes d'influence. On navigue entre poules de luxe, intermédiaires véreux, ordures de première classe et aventuriers au long cours. Bref, rien que des personnages éminemment sympathiques, chauds partisans des petits arrangements entre amis . Evidemment, tous ces braves gens préfèreraient rester dans l'ombre de leurs trafics. Mais le scénariste, Jean-Claude Bartoll, ne l'entend pas de cette oreille. Son but, c'est plutôt de lever le voile sur les arrière-cuisines de la mondialisation. Il sait de quoi il parle : ancien grand reporter, il a traîné ses guêtres dans bon nombre de coins chauds de la planète. On lui doit notamment quelques reportages d'investigation sur les narco-trafiquants de Colombie, les boat-people de Hong-Kong ou les mercenaires français en Afrique. Autant dire que sa vision de l'actualité va un peu plus loin que celle des infos télévisées... Il lui suffisait de trouver un dessinateur doué d'un talent à la mesure de ses scénarios, et le tour était joué. Renaud Garreta, dessinateur du thriller aéronautique Fox one, a relevé le défi avec brio. Sa maîtrise des scènes d'action éclate dans ce deuxième tome ? et pas seulement au figuré ! Maintenant, à vous de jouer : coupez la télé pour plonger dans Insiders. Et rendez-vous à Islamabad dans le troisième tome...