Amis des bêtes, passez votre chemin ! Amoureux des lapereaux mignons, amateurs de scènes de campagne idylliques ou adeptes intransigeants du véganisme, cet album n’est pas pour vous.La Renarde ne perd jamais : aussi futée que sans pitié, elle obtient toujours ce qu’elle veut, quoi qu’il en coûte à ses proies ! Cette experte de l’embrouille au pelage chatoyant sème la zone au sein de la petite communauté qui l’entoure : elle mange aussi bien les bébés de Madame Lapine que les poules du fermier, et n’obtient jamais la monnaie de sa pièce…Mieux vaut ne pas se fier à leur graphisme tout en rondeur et à leurs couleurs douces : Marine Blandin et Sébastien Chrisostome continuent de distiller dans ce deuxième volume un humour au cynisme implacable… Leur dame Goupil malicieuse, la plus vacharde des renardes, est l’anti-héroïne parfaite de ces strips à la mécanique savamment huilée.
Matt et Seth vivotent de larcins, combines et arnaques sans envergure. Mais après que Seth se soit endurci à la suite d'un séjour en prison, une affaire plus sérieuse se présente : utiliser leur relation avec deux policiers corrompus pour subtiliser un gros arrivage de diamants en provenance de Belgique, au nez et à la barbe des deux ripoux. Bonne idée, excellent timing et exécution impeccable. si ce n'était deux inconnues de dernière minute : les pierres sont la propriété d'un parrain mafieux très redouté et Liza, la petite amie de Matt, s'est immiscée dans la combine. Tout dérape, tout se précipite, et bientôt, ça se met à tirer dans tous les coins.Un scénario profilé comme un véhicule de compétition, et une interprétation graphique tout à l'énergie : Féjard et Jurdic signent avec Trois fois rien une entrée remarquée chez KSTR
Ouvert et intelligent, un jeune curé vient d'arriver au village, en remplacement de son prédécesseur. Il se trouve presque aussitôt confronté au vieux médecin de la commune, Pierre Jarowski, très forte personnalité qui méprise ouvertement la religion et professe que l'être humain est irrémédiablement mauvais. Deux conceptions opposées de la vie, donc, et pourtant les deux hommes, après s'être jaugés, parviennent à cohabiter dans un respect mutuel. Jusqu'à ce qu'une nuit, le médecin qui se sent mourir fasse appeler le curé en urgence et, contre toute attente, se laisse aller à une effarante confession. Brusquement, tous les repères familiers de l'homme d'église vacillent et s'estompent.Rassemblés pour la première fois en un volume unique,voici la nouvelle édition des deux tomes du Curé, la bande dessinée qui a révélé Christian De Metter il y a une dizaine d'années. Un album au format Rivages/Casterman/Noir
L'hiver est arrivé au Château des animaux, et avec lui des injustices toujours plus pesantes. Heureusement, la résistance veille...On ne chôme pas au Château. Les animaux doivent consacrer chaque jour une heure de leur temps, non payée, à la récolte du bois de chauffage. La colère monte... Toujours aidée du lapin César et du rat Azélar, Miss B poursuit la guerre secrète contre Silvio et ses chiens cruels. Mais le sage Azélar l'a prévenue. Pour « rendre l'injustice visible et faire cesser la peur », il faut à tout prix se soumettre à une règle essentielle : ne pas céder à la violence. Miss B aura bien des difficultés à repousser cette tentation qui gagne certains animaux, aveuglés par une irrésistible envie de voir le sang couler. Cette nouvelle Gazette du Château présente la première des deux parties du tome 2 de la série, Les Marguerites de l'hiver (à paraître en septembre 2020).
Trois ans après la parution de La grande menace, Jacques Martin mettait en chantier l’aventure qui devait prendre la suite de cet album. Mais, accaparé par d’autres travaux, Jacques Martin interrompit cette histoire alors qu’une seule planche était mise au net. L’histoire inachevée fut oubliée dans un tiroir pendant un demi-siècle… jusqu’à la redécouverte récente de crayonnés et d’un synopsis, qui ont relancé l’aventure ! En pleine Guerre froide, les représentants de quatre grandes puissances se réunissent à Genève dans l’espoir d’un rapprochement Est-Ouest, tandis qu’Américains et Soviétiques continuent leurs tests nucléaires. Sensibilisé au problème de la menace atomique, Lefranc se rend sur place pour couvrir l’événement. C’est alors qu’il se trouve être le dépositaire de l’ultime courrier envoyé par un savant atomiste français, qui vient de périr dans des circonstances aussi mystérieuses que dramatiques.
Deux grands récits sont au sommaire d'American Dreams.Jimmy retrace, avec beaucoup d'empathie et d'humanité, le parcours de James Dean, ou comment un gosse de la campagne de l'Indiana, acteur passionné, allait devenir en quelques années seulement l'une des icônes internationales d'Hollywood. Fulgurante, sa trajectoire allait, comme on le sait, s'achever sur une route de Salinas, en Californie, un jour de l'automne 1955.L'autre histoire du recueil, Red Bridge, se déroule dans l'état du Vermont en 1967, où cinq morts violentes et inexplicables viennent de se succéder en peu de temps. Du travail pour Doug Willis, enquêteur au F.B.I., dans une ambiance piégée à la Twin Peaks.Deux facettes contrastées et complémentaires de la légende américaine contemporaine, racontées par Maryse et Jean-François Charles avec le savoir faire romanesque qu'on leur connaît, et brillamment mises en images par l'italien Gabriele Gamberini.
Depuis une île lointaine, nous suivons le voyage mouvementé d'un jeune garçon qui a perdu une partie de son âme et tente de la retrouver. Pour déjouer les coups du sort et se sortir des mauvaises passes ce dernier se sert de l'art absolu, celui de conter. On découvrira ainsi comment une vieille femme terrassa un géanten lui faisant manger des saucisses grillées, comment la femme du pôle sud et l'homme du pôle nord tombèrent éperdument amoureux sans jamais parvenir à se toucher, comment trois soeurs demandèrent à un chaman sans scrupule de leur partager un bébé...Souverains sanguinaires, monstres marins, guérisseurs fous, Arche de Noé, la talentueuse Isabel Greeberg convoque les plus grands mythes et nous fait revivre, intensément, les débuts de la Terre, quand les glaces recouvraient une bonne partie du globe, quand les hommes et les dieux se côtoyaient, quand la magie était partout.
Suivez les aventures de la plus téméraire des voleuses de la guilde !Lilya est une jeune fille que son protecteur et ami, le vieux Seamus, a introduite dans la Guilde des voleurs. Mais le maître des voleurs ne l’apprécie point, jugeant qu’elle n’est bonne qu’à faire le ménage ou entrer au bordel... Quand elle comprend qu’elle ne sera jamais admise dans la Guilde, elle décide d’agir seule et se retrouve fourrée dans une affaire qui la dépasse : la lutte ancestrale de trois rois, dont le trésor repose dans un lieu secret que seules trois clés peuvent ouvrir. Le comte de la ville prend Seamus en otage pour obliger Lilya à retrouver ces clés. Malheureusement, celles-ci ne donneraient pas accès à un trésor, mais provoqueraient plutôt la résurrection d’un dieu maléfique, vénéré par une secte de fanatiques qui a envoyé un terrible guerrier aux trousses de Lilya…Un cocktail détonnant d’action et d’aventure !
Kinshasa, 1974. La jeune Tshilanda, fille du chef de la sécurité d'un grand hôtel international de la capitale zaïroise, vient d'avoir seize ans. La petite fille s'est métamorphosée en une séduisante jeune femme qui attire tous les regards masculins. L'un de ces hommes, le très magnétique manager du groupe de James Brown, alors de passage au Zaïre, ne va faire qu'une bouchée de la naïve Tshilanda. La jeune fille est enceinte...Il faut la faire quitter le Zaïre, éviter le scandale. Deux hommes, attachés l'un et l'autre à Tshilanda, vont l'aider dans cette entreprise : Edouard, un diplomate français de Kinshasa, et Mike, un musicien noir américain de Harlem, ancien G.I. du Vietnam devenu le batteur de James Brown. Grâce à l'alliance improbable de ces deux personnages, Tshilanda obtient une green card lui permettant de partir pour les Etats-Unis, où elle accouche d'une petite fille. Elle l'appelle Liberty...
Après le « coup de sang » environnemental dont Animal'z relatait l'impact tragique et dévastateur, la planète s'apaise et se recompose, les survivants réapprennent à s'organiser. Dans cette géographie chamboulée, des déserts ont surgi. Et c'est au coeur de l'un d'entre eux, bien improbablement situé à l'emplacement de la mer Baltique, que l'on suit la trace d'un ex aumônier militaire énigmatique, installé au volant d'une Ferrari électrique lancée à plein régime. Trois personnages vont croiser sa route : deux jeunes hommes qu'il sauve in extremis de la mort par déshydratation, et un rapace blessé par balle, dont il répare l'aile cassée...Pour son nouvel album, Enki Bilal renoue avec l'univers dont il avait jeté les bases dans Animal'z. Le second volet d'une trilogie, lui aussi avec sa gamme chromatique particulière : après les bleus et les gris d'Animal'z, ce sont ici les beiges et les bruns qui dominent. Un titre très attendu, assurément l'un des événements éditoriaux de la fin d'année.
– 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparition de celui-ci) sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux. Pourtant, le danger persiste à se rapprocher encore de l’empereur en personne, de plus en plus près. Et Alix va finalement découvrir que le plus dangereux des rapaces se niche au cœur même de Rome, là où nul ne pouvait le soupçonner… Un nouvel arc narratif s’ouvre pour le célébrissime personnage créé par Jacques Martin : devenu sénateur de Rome alors qu’il aborde l’âge mûr, Alix vit de nouvelles et trépidantes aventures imaginées par Valérie Mangin, et somptueusement mises en images par Thierry Démarez. Un événément !
Le CD qui constitue le coeur de ce livre rassemble dix chansons évoquant avec puissance et émotion la douloureuse mémoire de la Grande Guerre, interprétées et pour certaines écrites par Dominique Grange. En contrepoint de ces témoignages souvent poignants, comme la célèbre Chanson de Craonne, Tardi a ponctué l'album de nombreuses illustrations en noir et blanc et en couleur, tandis que Jean-Pierre Verney signe un ensemble de textes rappelant le contexte historique de chacune des chansons. Des photos inédites de la Grande Guerre signées du grand-père de Dominique Pierre-Elysée Grange, mobilisé comme médecin, complètent l'iconographie de cet album en forme de cri de révolte.Ces Chansons contre la guerre ont par ailleurs inspiré le spectacle musical original dont Grange et Tardi donnent plusieurs représentations en 2014, et au cours duquel Tardi joint sa voix à celle de Dominique Grange sur scène, en lisant des extraits de ses propres textes.
Un récit animalier tragi-comique parfumé à la vodka !1774. Eminent astronome oeuvrant sous le règne de l'impératrice Catherine II de Russie, Nikita Petrovitch est un cochon irascible et peu amène. Contraint de prendre sous son aile Ivan, un chien fou aussi idiot que maladroit, Nikita fait une terrible découverte à travers son télescope : une comète de grande taille menace de percuter la Sibérie, pouvant faire des milliers de victimes... Méprisé par la cour impériale, le vieux cochon emmène avec lui le jeune chien pour un grand voyage ausecours des habitants ignorants de la menace. Mais rien ne se passe comme prévu, et voici le duo kidnappé par une horde de bandits déterminés à monnayer la libération de leurs prisonniers... Cruautés, rires et sentiments se mêlent avec subtilité et intelligence dans ce nouveau récit « à la russe » de Jean-Paul Krassinsky, observateur toujours amusé des errements et de la nature paradoxale des hommes...
1799 – ou, comme on le dit alors, Vendémiaire an VIII : de retour d’Égypte, Bonaparte est accueilli triomphalement partout où il passe. Un moment décisif pour le général conquérant. Investi d’un flair politique exceptionnel, et tirant parti des faiblesses d’un système institutionnelà bout de souffle, Bonaparte met fin au Directoire avec le coup d’Etat du 18 brumaire. Une nouvelle organisation politique, le Consulat, prend les rênes du gouvernement de la France, prélude à une conquête du pouvoir encore plus radicale et à un règne personnalisé à l’extrême : l’Empire…Suite de la vie de Napoléon Bonaparte en bande dessinée. Adossé à la rigueur d’écriture et au souci d’exactitude documentaire qui sous-tend toute l’oeuvre de Jacques Martin, ce troisième volet de l’évocation du plus célèbre personnage de l’Histoire de France s’étend du retour d’Egypte jusqu’à la naissance en 1811 du roi de Rome, héritier de Napoléon 1er. Un peu plus d’une décennie exceptionnelle par son intensité et sa richesse historique, évoquée avec passion par Torton (dessin) et Davoz (scénario).
1794, an II de la république. Buonaparte, qui vient de faire merveille en Italie après avoir repris Toulon aux Anglais, est général de brigade. Il a 25 ans. À Paris, la Terreur s'achève. Mais après la chute de Robespierre, les royalistes refont surface, menaçant l'existence même des acquis révolutionnaires. Pour protéger la Convention, on fait appel au fougueux et ambitieux général. Qui, en échange des pleins pouvoirs, accepte de prendre la défense de la capitale. À un contre dix. Contre toute attente, la bataille est gagnée. Buonaparte y gagne une envergure politique peu commune...Adossé à la rigueur d'écriture et au souci d'exactitude documentaire qui sous-tend toute l'oeuvre de Jacques Martin, voici, essentiellement centré sur la légendaire campagne d'Italie, le deuxième volume de l'épopée inspirée par le créateur d'Alix et Jhen, entièrement consacrée à celui qui demeure certainement le plus célèbre personnage de l'Histoire de France. Ni « on dit », ni rumeurs, ni contres vérités : enfin un authentique Napoleone Di Buonaparte !
Houston, 2014.Dans la gigantesque église de Lakewood Church, on s'apprête à vivre un moment exceptionnel : la première apparition publique aux Etats-Unis du nouveau pape Nelson 1er, un pape noir d'origine africaine ! Mais l'événement tourne au cauchemar. En dépit des mesures de sécurité, on a tiré sur le pape. Le souverain pontife est dans un état critique. Trois tireurs ont presque aussitôt été arrêtés sur place et l'enquête du FBI démarre aussitôt, coordonnée par l'agent Morgan Jackson, un policier noir dépêché de New York spécialement pour l'occasion. Le complot est évident, même si, étrangement, on n'a retrouvé aucune douille à proximité des tireurs. Tandis que le monde est en état de choc, la terrible nouvelle tombe : Nelson 1er est mort de ses blessures. Mis sous pression par sa hiérarchie, Jackson intensifie l'enquête, troublé : même si la culpabilité des trois suspects ne semble faire aucun doute, quelque chose ne colle pas dans le scénario de l'attentat.
Le temps est venu de s'emparer du château de Kawarada ! Keiji et sa troupe, composée de prisonniers et de vieillards, sont la risée des hommes d'Uesugi. Kagekatsu leur laisse néanmoins une chance de prouver leur valeur au combat. Grâce à un astucieux stratagème, Keiji parvient à ranger le vil Samanosuké à ses côtés et la prise du château n'est plus qu'une question de temps. La victoire est au rendez-vous mais au prix des vies d'hommes courageux comme Yukinojô ou bien Bantô... C'est maintenant l'heure de pacifier la région et pour cela, Takamochi doit servir d'exemple : il sera crucifié avec sa famille ! Keiji va retrouver un visage familier, celuide Honé, qui lui révèle qui est le véritable comploteur qui a mis Sado à feu et à sang. Batailles, moments de bravoure mais aussi stratégies et coups bas sont au rendez-vous dans ce 10e volume. En matière de complot, les apparences sont parfois trompeuses et les affrontements qui déchirent le Japon sont loin d'être finis.
« Tout le monde parle de toi, et pas qu’à Sidi Bouzid, dans toute la Tunisie ! Tu as libéré les coeurs, et la parole. Les jeunes se bougent enfin. C’est magnifique… » Ainsi Foued parle-t-il à son ami Mohamed, dont il ne reste qu’une silhouette agonisante, méconnaissable et silencieuse sur un lit d’hôpital, enveloppée de bandelettes, quelques jours après qu’il se soit immolé par le feu un jour de décembre 2010. Mohamed mourra peu après, mais son geste terrible, en effet, a enfin libéré les forces intérieures du peuple tunisien, étouffé depuis si longtemps. L’insurrection commence et la peur, pour la première fois, va changer de camp…Sur le mode de la chronique, au plus près de la réalité humaine de la rue, Sidi Bouzid Kids tient tout en sobriété et en retenue le journal de la révolte tunisienne, déclenchée il y a quelques mois à peine par le désespoir d’un petit marchand de primeurs, au fin fond d’une ville de province où il ne se passait jamais rien. Un témoignage coup de poing sur les premiers pas du printemps arabe.
Juin 1940. La France est en guerre depuis dix mois, et vient de s’enapercevoir. Aprèsmoins d’une semaine de “Blitzkrieg”, les Nazis sontaux portes de Paris. Depuis 1939, la Banque de France, anticipant sansdoute une brillante victoire de l’armée nationale, a prudemment évacuél’intégralité de ses réserves d’or loin de la capitale. À Paris, tous lescoffres sont vides... Ou presque. Deux tonnes d’or ont été oubliées dansune chambre forte de Saint-Ouen. Deux tonnes qu’un fourgon blindédoit transférer en urgence de Paris à Bordeaux. Sauf que Franck Popp etAnge Sambionetti ont un autre plan pour la tirelire.Deux tonnes d’or sur les routes, au milieu du bordel ambiant, un complicedans le fourgon, deux autres dehors avec eux. C’est parti ! À euxcinq, ils vont braquer la Banque de France.Une histoire conduite à 100 à l’heure par deux as du scénario d’aventure: Xavier Dorison et Fabien Nury, et dessinée par le spécialiste destruands en BD : Laurent Astier.
Le combat entre Abayama et Giichi voit la victoire de ce dernier. Le vieux combattant se remémore l'arrivée de Kagehisa à la tête du Ittoryû avant de rejoindre le fondateur dans l'au-delà. Peu de temps après, Habaki arrive au port de Nakaminato, dernière étape sur la route de Hitachi. Il décide d'éliminer tous les équipages présents pour être sûr de couper l'herbe sous le pied du Ittôryû. Mais c'est compter sans l'intervention de Makié, l'une des plus redoutables combattantes du Ittôryû qui met en fuite deux des Six Démons. L'intervention de la garde locale vient aussi perturber momentanément l'opération de Habaki. Mais c'est surtout l'arrivée de Manji qui se range aux côtés de Makié qui met les Six Démons dans une fâcheuse posture d'autant que les alliés du Ittôryû s'avèrent plus nombreux qu'il n'y paraissait au départ. Enfin, l'apparition de Kagehisa semble marquer le début de l'ultime affrontement entre Habaki et deux de ses ennemis jurés : le chef du Ittôryû et le tueur d'une centaine...
Le troisième et dernier volume de la nouvelle édition version luxe du manga événement de Mari Yamazaki, remonté dans le sens de lecture occidental.Comme les deux précédents volumes, le troisième tome de cette nouvelle édition de Thermæ Romæ en version cartonnée et nouveau format plus confortable que l’édition originale regroupe deux tomes de la série déjà éditée chez Sakka – en l’occurrence les tomes 5 et 6, qui marquent la fin du récit. Le volume est cette fois présenté sous liseuse. Afin de rendre la série accessible à un plus grand nombre de lecteurs, le sens de lecture de cette nouvelle édition a en outre été adapté pour un public occidental, tout comme l’avait été la version cartonnée de Quartier lointain de Jirô Taniguchi. À mi-chemin du Japon et de l’Occident, un grand péplum balnéaire qui moque avec drôlerieles traits les plus saillants des deux cultures.
Le parcours éditorial et cinématographique du Transperceneige est exactement à l'image de ce que raconte son scénario : une histoire de rescapés. Conçu dès le milieu des années 70, ce grand récit typique des angoisses de la fin du millénaire précédent a survécu contre toute attente à la disparition soudaine de son premier dessinateur (Alexis) puis à celle de son premier scénariste Jacques Lob, avant de renaître trente ans après sa première publication sous la forme d'une ambitieuse adaptation cinéma dont l'aboutissement, lui aussi, tient littéralement du miracle. C'est cette très étonnante saga à rebondissements, pleine de détours, de surprises et de coups de théâtre que retrace Nicolas Finet dans ces Histoires du Transperceneige. Nourri d'entretiens, de recherches et d'anecdotes souvent inédites, un grand livre illustré pour explorer et comprendre toutes les facettes, les recoins et les incarnations d'une oeuvre peu commune, en écho à la sortie sur les écrans du film Snowpiercer de Bong Joon-ho, à la fin de l'été, et de la publication de la trilogie de Rochette, Lob et Legrand sous la forme d'une intégrale.
À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d'un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d'une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu'offre la grande ville - pour peu qu'on sache les voir et s'y abandonner. Une balade après l'autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d'un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d'images inopinément ressurgies de l'enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d'art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L'Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais.
Drôle d'histoire que celle de jesuit j?.Métis franco-mohawk obsédé par une soif illimitée d'absolu, jesuit joe traverse une série de meurtres atroces, apparemment insensés, mais relevant tous d'une sorte de justice rigidement calviniste. là oú le sens commun verrait un homme pris d'une folie homicide, l'analyse de soncomportement révèle plutôt le produit aberrant d'une éducation religieuse mal orientée. comme nous vivons une époque d'agressivité dans les ensembles urbains, je ne pouvais me risquer à raconter une histoire de gendarme en ville., confia hugo pratt. comme toutes les histoires de hugo pratt, celle de jesuit joe ne nous laisse pas indifférents. le premier épisode. publié en 1984, à une conclusion spectaculaire. provocante qui vise à déconcerter les lecteurs, à les laisser dans le doute. pratt attendit deux ans avant de lui donner une suite qui resta inachevée et que l'on publie en france pour la première fois dans ce volume. drôle d'histoire que celle de jesuit joe.à suivre.
La série Carnets d'Orient retrace, par l'entremise de la fiction, les deux derniers siècles de l'histoire de l'Algérie, de sa conquête par la France en 1830 à son indépendance au début des années 60. Une oeuvre forte sur une période majeure de notre histoire récente, dont les échos résonnent avec force dans notre actualité. La série est aussi une manière pour Jacques Ferrandez, lui-même né en Algérie, de redécouvrir ses propres origines.Après un premier tome regroupant les cinq épisodes du premier cycle narratif de la série, le second volume de cette intégrale rassemble en un volume unique les cinq titres du second cycle (La Guerre fantôme, Rue de la bombe, La fille du Djebel Amour, Dernière demeure et La Valise ou le cercueil), qui commence en 1954, à la veille de l'insurrection.Bonus : en complément de l'album, un carnet de voyage nourri de textes et de dessins de Ferrandez, retraçant à travers divers documents sa manière de travailler sur cette série.
Chemins de traverses et déambulations en liberté au hasard de la capitale française, toujours au top du tourisme mondial.Lancée conjointement fin 2009 par Casterman et Lonely Planet, la collection de city guides Itinéraires valorise de façon attractive et innovante le savoir-faire de ces deux éditeurs de référence : redécouvrir autrement des métropoles majeures, magnifiées par le regard de grands auteurs de bande dessinée. Chaque destination est explorée et racontée par une équipe auteur / dessinateur choisie pour son expérience et sa proximité avec la ville traitée, au plus près du terrain.Dixième titre de la collection, le city guide Paris Itinéraires propose une immersion fouillée au coeur de la capitale française, qui demeure encore et toujours au top du tourisme mondial. Voyageur au long cours, le journaliste Olivier Bauer en dévoile chemins de traverse, découvertes inattendues, coups de coeur et adresses inédites, tandis que lui font écho les illustrations tout en finesse d’un éternel Parisien de coeur, Charles Berberian.
Été 1943. Les craintes de Martin Mahner s’avèrent fondées : il est réquisitionné, comme tant d’autres soldats allemands, pour renforcer le front de l’Est. Alors que Katarina devenue Catherine entre à la même époque dans un groupe de résistants au sud de la France, il est expédié dans une petite ville à l’est de l’Ukraine. Làbas, miné par sa propre lâcheté, le jeune lieutenant observe, impuissant, les dégâts infligés par l’occupant allemand et les massacres perpétrés en parallèle par l’Armée rouge, dont les coups de boutoirs sont de plus en plus sanglants. Progressivement, Martin se lie d’amitié avec son camarade de chambrée, le lieutenant Stefan Paetz, un jeune homme beaucoup plus pragmatique…Nouvel épisode très attendu de l’élégante série de Beuriot et Richelle, et dont chaque épisode est aussi surprenant que soigné. Comme à l’accoutumée, ce tome 6 manifeste un profond souci de véracité historique, offre un sens aigu du détail crédible et un travail tout en finesse sur les nuances de la psychologie humaine.
Le premier tome en version latine !– 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparition de celui-ci) sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux. Pourtant, le danger persiste à se rapprocher encore de l’empereur en personne, de plus en plus près. Et Alix va finalement découvrir que le plus dangereux des rapaces se niche au cœur même de Rome, là où nul ne pouvait le soupçonner…Un nouvel arc narratif s’ouvre pour le célébrissime personnage créé par Jacques Martin : devenu sénateur de Rome alors qu’il aborde l’âge mûr, Alix vit de nouvelles et trépidantes aventures imaginées par Valérie Mangin, et somptueusement mises en images par Thierry Démarez. Un événement !
Appolo est un autiste. Ses fulgurantes capacités d’analyse l’ont conduit à travailler pour la très secrète et opaque NSA, le service d’écoutes des services secrets américains. Lors d’une de ces séances de travail hors du commun, il avait clairement prévu les attentats du 11 septembre. Depuis lors, il est traité en véritablegénie ayant à sa disposition un bureau high tech au sein de la NSA. Mais son univers vacille lorsque sa maman, garantie de son équilibre mental, est écrasée sous ses yeux par un chauffard. Depuis lors, Appollo n’est plus en orbite, il bugge et cela inquiète les pontes des services secrets. Il faut à tout prix lui recréer unéquilibre. Une rapide enquête révèle l’existence d’une soeur, OZ qui est flic en intervention dans l’Arizona qui pourrait s’occuper de lui. Fait étrange, Appolo est noir alors qu’Oz est latino. Alors que tout concourt à rassurer notre devin, lui et sa soeur sont victimes de plusieurs attentats. Et si tout cela était fomenté à bon escient afin de camoufler une menace de grande ampleur ?
La Cité des Doges n'a pas une, mais plusieurs histoires, depuis la cité lacustre, où venaient se réfugier les Vénètes fuyant les invasions barbares jusqu'à la construction définitive de l'Arsenal, où les artisans firent naître l'invincibilité de cette république maritime. Une cité unique au monde, cosmopolite, centre commercial de la Méditerranée, vers où convergeaient d'immenses richesses venues de l'ensemble du monde connu. Il fallait bien toute la science de Jacques Martin et le talent graphique d'Enrico Sallustio, Vénitien d'origine, pour faire revivre les hautes heures d'une cité fabuleuse qui continue à cacher ses secrets à l'ombre du Lido et du palais des Doges, non loin du pont des Soupirs - le tout sous le regard vigilant de l'apôtre Marc, dont les restes furent emmenés d'Égypte et sans lequel la basilique, qui porte son nom, ne serait pas tout à fait ce qu'elle est devenue. En compagnie de Jhen, le bâtisseur de cathédrales, un voyage dans le temps qui est aussi un voyage au pays des merveilles.
Emmenés par Axel, leur lead-guitar de 22 ans, les cinq membres de Perkeros donnent tout pour leur groupe avec un objectif : faire enregistrer leur premier album ! Mais, tous les musiciens du monde le savent, le chemin de la gloire est pavé de bien des surprises. Surtout lorsqu'on l'on découvre, comme Axel et sa bande, que la musique peut aussi réveiller de très anciens pouvoirs magiques.Entre magie et musique, JP Ahonen / KP Alare racontent une histoire vécue partout dans le monde : l'aventure de la formation d'un groupe, avec ce qu'elle peut générer d'amitié, de passions. et de dérapages.À la croisée du comics et de la bande dessinée franco-belge, Perkeros conjugue gros son et humour à une touche de fantastique et d'inattendu : le chanteur du groupe vend des kebab, le bassiste est vieux, lunatique et le batteur un ours, un vrai !Perkeros ou l'irruption de Gorillaz chez Harry Potter : du gros son, des beaux visuels et l'aventure à 100%. Bref, le pouvoir magique de la musique !
Retrouvailles ultimes avec leguetteur, Osamu Mizutani, professeur qui tente chaque jour et chaque nuit d'aider les enfants qu'il croise à sortir du monde de la nuit. Un combat sans fin, qui continue au-delà de ce dernier tome, dans la réalité. Une réalité qui est ici décrite en détail, avec le long glissement de Jun dans la drogue, les raisons de sa chute et ses conséquences inévitables. C'est le hasard qui place Mizutani sur son chemin, mais c'est la volonté de Jun de s'en sortir qui la poussera à vouloir devenir l'une de ses élèves. Quant au résultat de cette rencontre, il oscillera longtemps entre succès et échecs. Il faudra de nombreux ratés pour que Jun trouve la volonté de s'en sortir, car comme le sait Mizutani, parfois, l'amour donné n'est pas suffisant et l'intervention de la police, toute aveugle qu'elle soit, se montre quelquefois bénéfique. Un long entretien entre Mizutani et Jun, bien des années après les événements décrits dans le manga, raconte en détail les souffrances de tous, victime, sauveteur, famille, dans ce parcours du combattant…
Le titre de l'album, L'Echo des Cités, est aussi celui du journal dont il retrace l'histoire, depuis son numéro un « historique » daté d'avril 719 jusqu'à sa fin, en passant par les années fastes et celles qui le furent moins. Raconter le parcours de ce mensuel imaginaire (qui, comme bien des journaux du XIXe siècle dont il s'inspire, adosse son iconographie à l'illustration), c'est évidemment, pour François Schuiten et Benoît Peeters, une manière de parcourir en toute liberté le monde des Cités Obscures, au gré des petits et grands événements relatés par le magazine. Place donc aux reportages, articles, enquêtes et indiscrétions de L'Echo des Cités, avec ses scoops, ses indignations, ses maladresses et ses nouvelles formules successives - sans oublier évidemment la fantaisie et l'ironie discrète dont Schuiten et Peeters parsèment cet album en forme de clin d'oeil. Leur évocation s'achèvera, dernière pirouette, sur l'inéluctable disparition du journal, supplanté dans les goûts du public par une nouvelle génération de périodiques privilégiant. la photographie !
La Conjuration de Baal, d'abord à Rome puis à Pompéi, met en scène la lutte acharnée de Pompée et César pour le pouvoir suprême, par le biais d'une conjuration visant affaiblir César, menée sous l'égide du dieu Baal et de la secte de ses adorateurs masqués, les « molochistes », qui lui rendent un culte sanglant. La compétition entre les deux rivaux se double d'une lutte, tout aussi âpre, entre Alix et le Grand Prêtre de Baal, qui a manifestement des comptes personnels à régler avec lui. On découvrira qu'il s'agit de son vieil ennemi Arbacès, sauvé par une tribu africaine qu'il a ensuite fanatisée, et qui est désormais à son entière dévotion.Développé dans un esprit vintage, proche d'épisodes devenus des classiques comme Le Tombeau étrusque, dont il réactive certains personnages et certaines situations, La Conjuration de Baal célèbre la trentième aventure d'Alix en rendant un hommage marqué aux grands mythes de la série. Il s'agit du premier volet d'un diptyque, dont chacun des deux tomes pourra néanmoins se lire comme un tout.
Incarcéré à la prison 103 en compagnie d’un robot nommé Zip, Harry Rockwell se voit proposer un marché par Visconti, le mystérieux personnage qui vient de faire échouer sa spectaculaire tentative d’évasion. Le héros adulé des foules, le major Pulsor, a disparu. En échange de leur liberté, Harry et Zip sont lancés sur les traces de ses kidnappeurs, avec pour mission de sauver Pulsor. L’enquête débute dans les secteurs interlopes d’où Harry est originaire, et où il retrouve avec plaisir quelques-uns de ses anciens comparses comme l’ineffable Elvis, trafiquant d’armes et spécialiste des combines en tout genre. Mais il s’avère vite que la mission est piégée, et que l’ancien taulard est manipulé par ceux qui ont provoqué sa remise en liberté. Harry a beau être un cassecou très rock’n’roll, son avenir paraît bientôt très compromis. Réussira-t-il, comme l’imprévisible Zip, à demeurer envers et contre tout… inoxydable ?Action, suspense, humour, et un clin d’oeil appuyé aux codes de la pop culture d’aujourd’hui, des comics aux mangas. Rock’n’roll, on vous dit !
Enki Bilal et Dan Franck tracent dans cette oeuvre commune treize portraits de femmes, treize nouvelles qui illustrent les drames et les éclaircies de notre époque. Femmes libres, femmes rebelles, femmes d'amours et de passions : elles arborent le sourirehéroïque d'un siècle finissant, que pousse vers la sortie l'attente d'un monde meilleur.Le XXe siècle s'ouvre et se clôt par la guerre. Entre ces deux extrêmes, il y a eu des famines, des massacres, des déportations, des enfermements. Douze nouvelles, douze portraits de femmes, de France ou d'ailleurs, témoins des malheurs d'une époque douloureuse.Grand habitué des exercices à quatremains, Dan Franck s'associe aujourd'hui à Enki Bilal pour livrer de concert leur sombre vision du XXe siècle. Dans chacune des treize nouvelles du recueil, Dan Franck plonge un personnage féminin dans l'une des innombrables tourmentes de l'histoire contemporaine. Enki Bilal la représente, nue, assise sur un tabouret, l'espace est clos. Treize textes, treize peintures qui illustrent les drames et les éclaircies de notre époque.
édition premium avec le cahier historique : Auguste l'Homme qui ne pouvait pas être Roi – 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement.Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparition de celui-ci) sur la piste de l’énigmatique maître des oiseaux. Pourtant, le danger persiste à se rapprocher encore de l’empereur en personne, de plus en plus près. Et Alix va finalement découvrir que le plus dangereux des rapaces se niche au cœur même de Rome, là où nul ne pouvait le soupçonner… Un nouvel arc narratif s’ouvre pour le célébrissime personnage créé par Jacques Martin : devenu sénateur de Rome alors qu’il aborde l’âge mûr, Alix vit de nouvelles et trépidantes aventures imaginées par Valérie Mangin, et somptueusement mises en images par Thierry Démarez. Un événément !
Dans un parc de Bruxelles, la jeune Zoé fait une découverte macabre : un tronc humain sur lequel on a gravé quelques mots de japonais. Elle prend le cadavre en photo sur son téléphone mobile, mais, contre toute attente, ne s'adresse pas à la police : quel meilleur sujet d'enquête que ce vrai meurtre pour le Bruxelles Detective Ritual, le club de détectives amateurs qu'elle a créé avec une bande de copains ?Très vite, les lycéens identifient une première piste : le texte japonais trouvé sur le corps peut se traduire par « Je suis Kroko ». Exactement la phrase-culte que prononce de façon récurrente le « méchant » de Lethal Pencil, très célèbre manga dont l'héroïne est elle-même. une dessinatrice de mangas.Pendant ce temps, la police enquête elle aussi, avec le concours d'une « profileuse » bientôt persuadée d'avoir affaire à un serial killer.Le premier volet d'un diptyque - en partie inspiré d'un fait divers récent au Japon - et l'arrivée chez Casterman d'un scénariste de poids : Yann.
Voici, pour la première fois rassemblées en un seul volume, trois aventures d’un trio de petits Indiens turbulents qui traversent de trépidantes aventures dans leur grande prairie. Petit Coyote, Lune Rouge et Bison Dodu, les papooses, vivent au pays des Tchipiwas, un peuple indien qui fait chaque jour l’expérience d’un contact étroit avec la Nature et les animaux. Mais bien sûr, même si leurs aventures sont toujours très dépaysantes, les Papooses n’en ont pas moins des préoccupations et des jeux très proches de ceux de leurs jeunes lecteurs d’aujourd’hui. Les drôles d’histoires que leur concocte Sophie Dieuaide n’oublient jamais de laisser une large place à la fantaisie et à l’humour, tandis que les dessins limpides et toniques de Catel privilégient fraicheur et action. Les trois aventures des Papooses ici réunies sont Un très, très grand sorcier, Du rififi dans la prairie et La colère de l’oiseau tonnerre. Une nouvelle occasion de redécouvrir ces histoires savoureuses et attachantes. À déguster seul(e) ou en lecture accompagnée à partir de 6 ans.
Comme L'étoile mystérieuse avant lui, le titre Le secret de La Licorne parut en couleurs dès la première édition en album. Mais la pré-publication dans la presse quotidienne (Le Soir) s'était faite en noir et blanc, par petits strips de quelques cases. Le fac-similé reproduit, comme à l'habitude, l'édition originale. Datée de 1943, celle-ci se reconnaît aux numéros d'autorisation de l'occupant allemand, au bas de la quatrième de couverture : 1785 - 1786 - 1787. On relève peu de différences de texte ou de dessin entre cette première version et celle qui est diffusée aujourd'hui : la correction d'un belgicisme, de l'une ou l'autre faute d'orthographe ou de typographie (Monsieur devient, plus correctement : monsieur, sans majuscule superflue). Le pavillon de La Licorne n'est pas à fond bleu, dans les planches alors qu'il semble l'être sur la couverture et le deviendra par la suite, après quelques réimpressions. Pour beaucoup de tintinophiles, ce cycle de deux albums (Le secret de La Licorne et Le trésor de Rackam le Rouge) constitue un sommet de l’art d’Hergé, sur le plan graphique et celui de la narration.
Aux côtés du héros médiéval créé par Jacques Martin, la découverte par les images et les mots d’un site hors du commun : le Vatican.À l’instar des Voyages d’Alix dans le monde antique, la collection des Voyages de Jhen invite ses lecteurs à explorer l’époque médiévale, dans les pas du personnage créé par Jacques Martin. Chaque album propose une découverte documentaire très complète, par l’image et les mots, d’un peuple, d’un lieu ou d’une contrée du Moyen-Âge.Cette fois, c’est au Vatican que nous emmène Jhen, grâce au remarquable travail iconographique du dessinateur Enrico Sallustio. Enclavé à Rome, au-delà du Tibre, le Vatican est le siège de la papauté depuis Saint-Pierre, mais c’est aussi le plus état du monde (44 hectares). La cité proprement dite est formée par la basilique Saint-Pierre, le palais, les jardins, les musées pontificaux et la place Saint-Pierre. Elle est un lieu de pèlerinage depuis le haut Moyen Age, pour des visiteurs non seulement en proie au sentiment religieux, mais également en quête de merveilles architecturales et picturales.
La petite Ihwa est à présent devenue une belle adolescente presque en âge de se marier.Elle va vivre sa première véritable histoire d'amour avec Deok-sam, un jeune homme pauvre, mais sincère et honnête, qui travaille comme valet chez Maître Kim, vieux notable du village. Très épris l'un de l'autre, les deux amoureux sont bien décidés à faire leur vie ensemble. Mais hélas, la jeunesse et la beauté d'Ihwa attisent bien des convoitises, y compris celle de Maître Kim, prêt à débourser une petite fortune pour en faire sa concubine.Dans ce passage, on comprend mieux la place occupée par Ihwa et sa mère dans cette société patriarcale dominée par la morale confucianiste. La veuve Namwon est traitée avec le plus grand mépris car c'est une femme de naissance modeste, veuve de surcroît, qui fait commerce d'alcool et de nourriture, occupation jugée «indigne» selon les valeurs de l'époque. Son refus de vendre sa fille unique est donc perçu comme de l'excentricité, voire de la fierté mal placée.
La sagesse populaire excelle dans les adages empreints de bon sens. Ainsi n'est-il pas rare d'entendre en ces temps de crise, de boum, de putsch et autres schismes, que tant qu'on a la santé, on peut s'estimer heureux et remercier le ciel de ne pas nous avoir ôté encore le goût du pain, du vin et du perlimpinpin. Or donc, voici que Canardo n'a même pas cette chance, lui, qui se retrouve à filer du mauvais coton dans les draps amidonnés d'une clinique de luxe où sévit une étrange maladie : la Baxtoplasmose, en même temps que s'y trament des intrigues dalassothérapiques au sein du personnel soignant. Alors que le détective ne bat plus que d'une aile, couvant ce mal étrange, dans le service de canardologie, ses compagnons de chambrée, malades comme des chiens, font bientôt la cane. Seul un certain Vandebollewinkel, confiseur bruxellois de son état, avec tendance naturelle à l'embonpoint et à la jovialité triviale, semble obtenir des lettres de répit, en se gavant de ses spécialités chocolatées. Faut-il en déduire que les fameuses pralines sont en quelque sorte comme un remède contre le fléau du siècle ? Allez ! Cacao pour tout le monde et que la vie continue.
Obsédée depuis son enfance par la mode et la beauté, mais défigurée par une cicatrice consécutive à un accident de voiture, Hope part pour Paris, seul endroit pense-t-elle où elle peut espérer concrétiser son rêve : devenir top model. Les deux colocataires qu’elle y rencontre nourrissent le même genre d’espoir : Chastity veut à tout prix faire partie des people riches et célèbres, tandis que Faith ne songe qu’à devenir une chanteuse à succès. Mues par une ambition dévorante, les trois jeunes femmes partent chacune en quête de la gloire, ne s’interdisant rien ou presque dès lors qu’elles peuvent parvenir à leurs fins…Joyeusement cynique et parfaitement amoral, ce roman graphique en forme de fable moderne brosse un portrait drôle et mordant des milieux dorés de la mode, du luxe et du show-business dans la capitale parisienne. Jeux de dupes, trahisons en tout genre et comédie des apparences, tout y est factice, cruel et vain. Mais au fond qu’importe que le glamour soit frelaté, pourvu qu’il brille…
Dans ce nouveau volume, Tito renoue avec le décor du collège où se déroulait l’album Photos volées, mais c’est un nouveau personnage d’adolescent qui est cette fois à l’avant-scène : Alexandre, un élève nouvellement arrivé en ville en compagnie de sa soeur et de sa mère, qui se fait rapidement remarquer par son caractère ombrageux, difficile. Rebelle, cassant, parfois arrogant, Alexandre fait en sorte de tenir ses profs à distance, et refuse l’implication avec d’éventuels camarades. On apprendra bientôt que l’adolescent souffre de l’absence de son père, sans que l’on parvienne très bien à savoir ce qui lui est arrivé. Est-il mort, comme le laisse croire Alexandre à ceux qui parviennent à contourner ses défenses ? Il faudra la trahison de l’un de ses nouveaux amis, par blog interposé, pour que la vérité surgisse : le père d’Alexandre est en prison, ce que le garçon vit comme une honte insupportable…Sur un thème délicat et tendu (confiance trahie, honte du père et incapacité à affronter le regard des autres), Tito, en orfèvre, renoue avec l’esprit des meilleurs épisodes de Tendre Banlieue.
Ils ont réponse à tout... Ce sont les Experts !Comment faire du journalisme ? Comment croire en Dieu ? Comment bien profiter des vacances ? Quelques astuces pour devenir champion ? Comment bien préparer la rentrée ? Comment être de gauche ? Comment bien commencer la rentrée ? Comment faire grève ? Comment faire du trading ? Comment cueillir des champignons ? Comment écrire un bon roman ? Comment bien traiter une femme ? Comment faire peur ? Comment bien naviguer ? Comment devenir astronaute ? Comment faire du buzz ? Comment être un bon catholique ? Comment être sympa ? Comment être de droite ? Comment faire un beau cadeau ? Comment bien fêter le jour de l'an ? Comment bien commencer l'année ? Comment cacher un réfugié? Comment surmonter la vague de froid ? Comment faire face au pic de pollution ? Comment bien fêter la Saint-Valentin ? Comment être d'extrême droite ? Comment être un dieu du stade ? Comment tuer un canard ? Comment être d'extrême gauche ? Comment fêter Pâques ? Comment profiter d'un jour férié ? Comment bien traiter un homme ? Comment déclarer ses impôts ? Comment faire un sondage ? Comment être beau sur les plages ? Comment faire de la déco ? Comment bien parler anglais ? Comment passer son bac ? Comment jouer du piano ? Comment dire au revoir ?
Suite à la découverte d'une tablette d'argile couverte d'étranges hiéroglyphes, un égyptologue français, Lempereur, organise une expédition dans les sables d'Égypte. Il entend ainsi prouver au monde que les anciens Égyptiens, bien avant l'ère moderne, connaissaient l'usage de... la montgolfière ! Inacceptable pour le professeur Challenger, le célèbre et excentrique savant britannique, qui n'entend pas, si toutefois cette hypothèse abracadabrante se confirme, laisser à Lempereur le bénéfice de la spectaculaire découverte. Ni une ni deux, Challenger entreprend de phagocyter l'expédition du Français, et voilà comment s'amorce une extraordinaire aventure qui, de rebondissements en coups de théâtre, conduira la petite troupe d'archéologues-aventuriers jusqu'au coeur d'une théocratie égyptienne secrète tout droit sortie du monde antique, et entretenue au fil des siècles à l'écart du monde... Avec drôlerie, imagination, finesse et un sens aigu du récit d'action, Patrick Deubelbeiss et Laurence Tramaux revisitent l'imagerie traditionnelle de l'aventure en Égypte, quelque part entre Hergé, Hercule Poirot et Allan Quatermain. Un régal.
Depuis quelques temps, l'inquiétude est vive au pays des Buggels Noz, situé dans la forêt de Brocéliande, en Armorique. On a en effet repéré de grandes excavations creusées sous la mer et le Grand Khoonseil, composé de cinq sages, est persuadé qu'il s'agit là de l'oeuvre de leurs cousins, les Diddles Noz, qui habitent de l'autre côté du Channel, au-delà de la Cornouailles. S'agit-il de l'amorce d'un projet d'invasion ? Pour le vérifier, deux joyeux Buggels, Kiriel et Kwill, sont envoyés en mission. Deux héros malgré eux qui devront affronter bien des périls, déjouer un vaste complot et dénouer un à un les fils de leur propre origine... Écrit par deux férus d'imaginaire celte, cette trilogie prend ses sources dans la culture bretonne et la littérature de fantasy. Les korrigans bretons (bugul-noz signifie « enfant de la nuit » en breton vannetais) et les lutins british mis en scène ici sont à rapprocher du peuple féérique imaginé par l'auteur du Seigneur des anneaux l'écrivain J. R. R. Tolkien. Alan Simon et Jean-Marie Michaud y ajoutent une très consistante touche d'humour : so pleasant, really.
Dans l'Inde coloniale, le destin mouvementé d'une femme amoureuse. Les chemins de brume (t. 1) :Londres, décembre 1944. Emy déteste les Indes. Elle y a perdu ses parents, 16 ans plus tôt. Et voilà que resurgit le passé. De façon fortuite, Emy prend connaissance du journal intime de sa mère, Amélia, jeune femme résignée, à peine sortie des principes de l'Angleterre victorienne, et confrontée, au travers d'une Inde dite impudique, au réveil de sa propre sensualité.Janvier 1930. Amélia s'embarque avec Emy sur le premier paquebot à destination de Bombay, pour y retrouver Thomas, son époux, capitaine dans l'armée des Indes à Khalapour, au Radjasthan. Mais les retrouvailles sontdécevantes. Thomas semble avoir changé, à moins que ce ne soit Amélia, fort éprouvée par la chaleur suffocante régnant dans cette région située aux confins du désert de Thar. Heureusement, il y a Kenneth Lowther, un ami deThomas, philosophe athée et précepteur des enfants royaux, qui tente d'expliquer à Amélia l'Inde déconcertante, sa religion, ses coutumes et la magnificence de ses maharadjahs. La jeune femme a bien des difficultés à retrouver ses repères.
Reno, Nevada. Il fait une chaleur infernale, mais Ethan Karoshi n’y prend pas trop garde, puisque tout ou presque va pour le mieux dans son existence de quarantenaire épanoui : son boulot de flic reconnu par sa hiérarchie, ses parties de pêche assidues pratiquées avec passion, son foyer heureux avec sa femme Julie, ses amours clandestines bien réglées avec la rousse et volcanique Debra…Cette belle mécanique, pourtant, va brusquement se dérégler. On découvre sa maitresse étrangléeavec du fil de pêche. Puis le cadavre d’un autre amant régulier de la jeune femme, assassiné lui aussi. Un mauvais pressentiment taraude Ethan. Tout se passe comme si un piège se mettait lentement en place, dont il était la proie désignée. Mais qui peut lui vouloir du mal à ce point ? Et pourquoi ? Le flic se débat, enquête, s’agite. Sans immédiatement comprendre qu’on l’a ferré comme un poisson et qu’il est en train de s’épuiser, tandis que son prédateur l’attire lentement à lui, vers l’issue fatale…On se délecte de ce récit de vengeance implacable dans l’Amérique d’aujourd’hui. Noir, grinçant et sans issue.
Simon est un flic à poigne, il aime l’adrénaline et les interventions musclées. Il gère une équipe de durs dans laquelle l’amitié et la confiance sont le ciment d’une réelle efficacité sur le terrain. La vie va le rattraper et Simon devient … papa. Fini de faire le gignolo, un gamin c’est des responsabilités et son épouse n’entend pas l’éduquer seule. Alors Simon raccroche et rejoint le plus ‘routinier’ Service de Protection des Renseignements Généraux : des bureaucrates en cravate. La sérénité familiale est à ce prix. Il garde cependant des contacts avec son ancienne équipe, notamment avec Adrien, son partenaire. Sa routine va être mise à mal dans une mission moins banale qu’il n’y parait. Simon et sa nouvelle équipe seront les gardes du corps d’un grand entrepreneur français, engrenage capital d’une négociation commerciale de haut vol. Mais cette négociation irrite de mystérieux opposants qui seront prêt à tout pour empêcher le deal. La mise en danger de ce grand patron va pousser l’équipedans ses derniers retranchements. Chaque album constitue une histoire complète. Derrière l’enquête, nous suivons la vie d’une équipe avec ses hauts, ses bas, ses moments de joie et de tristesse. Par le scénariste de RG
Années 40, quelque part dans une ville britannique indéterminée. Fernandez Britten, plus connu sous le diminutif de Fern, un physiqued'employé de bureau latino entre deux âges, traîne son blues d'enquêteur privé revenu de tout. L'agence d'investigation qu'il a créée une dizaine d'années auparavant par idéalisme s'est peu à peu spécialisée, à son corps défendant, dans de tristes et sempiternelles histoires de cocufiage et de couples bancals. Pas de quoi pavoiser. Fern, du coup, a décidé de ne plus se lever que pour les affaires de meurtre. Or voilà qu'une cliente, Charlotte Maughton, lui demande d'enquêter sur le décès de son fiancé : officiellement, c'est un suicide, mais elle est persuadée qu'il s'agit d'un crime. L'intérêt de Britten est éveillé ; il se lance sur l'affaire en compagnie de son fidèle associé Stewart Brülightly, qui n'est autre. qu'un sachet de thé doué de la parole !La dessinatrice Hannah Berry a travaillé trois ans sur cet album atypique et surprenant, immédiatement remarqué dès sa parution en Grande-Bretagne. Elle y revisite de façon très personnelle les canons du récit à suspense, dans une veine noire particulièrement originale où affleure discrètement l'esprit sarcastique de l'humour anglais. So british !
Nourri de nombreuses contributions inédites, un grand album fait écho à l’exposition consacrée à Enki Bilal par le Musée des arts et métiers.Récemment célébré et fortement médiatisé au Musée du Louvre avec l’exposition « Les Fantômes du Louvre », Enki Bilal revient au sommaire de l’actualité au début de l’été avec une autre grande exposition dans un lieu de prestige parisien : le Musée des Arts et Métiers. Inaugurée le 3 juin, cette exposition sera ouverte au public en continu jusqu’en février 2014 et s’accompagne d’un ouvrage qui lui fait écho, publié par Casterman.Sous-titré Mecanhumanial, l’album est un livre qui prolonge l’exposition, par l’image et par les mots. Structuré autour du travail graphique de Bilal dans tous ses aspects y associe de nombreux objets inattendus tirés du fonds du musée, les uns et les autres se répondant pour bâtir un imaginaire et un paysage mental inédits. Divers auteurs invités, complètent ce panorama en donnant, leur vision de l’aventure de la technique et de l’humain.La direction ainsi que l’introduction générale de l’ouvrage sont assurées par le commissaire de l’exposition, Benoît Mouchart assisté de Gaëtan Akyuz.
À Rome, la guerre civile est sur le point d'éclater entre Pompée, le général qui administre Rome depuis des années et son rival César, qui vient tout juste de rentrer de Gaule en conquérant victorieux, auréolé de gloire. La balance du pouvoir s'apprête à changer de camp.Mais l'ambitieux César, à qui l'on prête le projet de transformer la république en Empire, ne veut pas se contenter de ses conquêtes occidentales. Fasciné par l'Orient, il confie une mission secrète à Alix : trouver et rapporter l'anneau réputé magique du plus grand conquérant que l'Histoire ait connu, Alexandre. César y voit à la fois une protection divine et l'instrument de ses desseins : quiconque sera porteur de l'anneau pourra légitimement revendiquer l'union politique de l'Orient et de l'Occident.Pour retrouver l'anneau, Alix ne dispose que d'une piste : de mystérieuses pièces d'or frappées à l'effigie d'Alexandre. Sous la conduite d'un prisonnier, Asham, Alix, Enak et l'homme de confiance de César, le gaulois Luctérius, s'efforcent d'en retracer la provenance, direction le Levant. Affrontant mille dangers, ils ne savent pas encore qu'ils parviendront jusqu'à l'étrange et sauvage Bactriane - l'actuel Afghanistan -, ultime conquête d'Alexandre le Grand.
Trois quart de siècle devant les fourneaux à cuisiner pour une famille nombreuse, ou la savoureuse évocation d’une vie passée à régaler les autres.C’est une dame d’un certain âge, comme on en croise parfois dans l’intimité de nos foyers. Tour à tour bourrue ou enthousiaste, mais toujours attachante, et régnant comme personne, des décennies durant, sur ce point de convergence névralgique des familles nombreuses : la cuisine ! Côtoyant depuis toujours sa grand-mère qu’il adore (93 ans et toujours fidèle devant les fourneaux), Etienne Gendrin a eu envie de brosser le portrait de cette femme si représentative de la société française du XXe siècle, et à travers son évocation, anecdotes minuscules et grande Histoire intimement mêlées, rapporter à la fois le récit d’une vie, d’une famille et d’une époque. Tour à tour drôles, incongrus ou touchants, ces moments du quotidien saisis sur le vif sont agrémentés de diverses recettes de cuisine et autres souvenirs de table – l’ordinaire de cette femme qui ne l’est guère ayant longtemps été de nourrir une famille de dix enfants, d’où le titre. La découverte savoureuse d’un jeune auteur à suivre et d’un dessin plein de vie qui sait, touten chaleur et en simplicité, faire partager le goût des autres.
Chamboulée dans sa vie personnelle et professionnelle, Sabela se rend dans un village des montagnes de Galice, sur les traces d’un ami de sa famille. Mais sur place, sa rencontre amicale avec un vieil homme solitaire, Fidel, va bientôt bouleverser les projets de la jeune femme. En dépit de l’hostilité et de la jalousie de certains villageois alentour, l’un et l’autre en viennent rapidement à s’échanger confidences et souvenirs. Leurs récits s’entremêlent et la mémoire impétueuse de Fidel, qui invoque souvent l’univers coloré de Cuba, semble parfois acquérir la texture du réel : l’évocation de sa fiancée d’autrefois Rosalia, de son ami Ramon disparu dans un naufrage, d’une mystérieuse fée qui lui fait écouter la mer dans un coquillage, et jusqu’à ses visions du chant des baleines, qui lui apparaissent parfois à l’orée de la forêt, poussées par le vent…Rythmée par des visions oniriques et de nombreuses réminiscences du passé, la relation affectueuse et fusionnelle de Sabela et Fidel gagnera en intensité et en richesse jusqu’à la mort du vieil homme. Sabela, alors, sera devenue pour de bon l’héritièrede sa mémoire – et peut-être un peu de ses rêves.Une méditation poétique et souvent émouvante sur la mémoire – et un roman graphique envoûtant où s’exprime sans retenue la touche unique de Prado.
Au tournant du millénaire. Il est animateur pour le dessin animé Kirikou et la sorcière. Ausein d’un groupe d’amis, il recherche une alternative au contexte morose de ces années 90. Elle débarque à Angoulême, en quête d’un destin artistique. Ils se rencontrent, elle l’attire, elle le repousse, il la protège. Et progressivement, une relation amoureuse s’instaure, intense et exclusive, faite d’attraction-répulsion et de dépendance mutuelle.Cette relation dévorante va les couper du monde, et un processus destructeur transformera le face à face en un combat aussi bestial que nécessaire. Le couple finira par se déliter, ils se perdront sans s’être jamais appartenu, mais cette rupture annoncera une renaissance. Xavier Mussat a mis dix ans à concevoir puis finaliser cet album dur et poignant, récit d’une grande densité, riche inventions et de ruptures graphiques qui bousculent les codes du genre. Représentant assumé d’une bande dessinée exigeante, radicale et évidemment militante, il a confié à Casterman le soin de publier ce livre à vif. On pense à Louis Calaferte ou à Jonathan Caouette. Et tous apprécieront ce travail minutieux, d’une lisibilité parfaite, qui est aussi le portrait acéré d’une génération idéaliste en lutte avec le réel et les transformations libérales de notre monde.
Alger, fin janvier 1962. Sur l’une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l’assassinat de Mouloud et d’Estelle cache-t-il autre chose ? S’échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l’inspecteur Paco Martinez mène l’enquête flanqué de l’irascible Choukroun, le vieux flic juif qui lui sert de mentor. Rythmées par les plasticages et les règlements de compte, qui ne cessent d’empoisonner un peu plus une atmosphère déjà irrespirable, leurs investigations les conduiront dans les coulisses et les arrières cours bien peu reluisantes de la grande ville, entre passions politiques, affairisme, banditisme, moeurs dissolues et violence omniprésente. Oui, décidément, Alger la blanche pourrait tout aussi bien s’appeler Alger la noire…Trois ans après avoir mis un point final à ses Carnets d’Orient, Jacques Ferrandez renoue avec sa passion pour Alger à l’orée des sixties, dans un grand polar bien sombre inspiré du roman de Maurice Attia.
À l'Institut Central des Archives, sous-section des Mythes et Légendes, l'archiviste Isidore Louis s'attelleà une mission inédite : élaborer un rapport qui rendra compte de l'état des connaissances sur cette curieuse affaire connue sous le nom de « Cités Obscures ». S'agit-il d'une fiction, d'une superstition, d'un culte ? Comment se fait-il qu'on en trouve tant de traces dans les documents des archives ? Qui sont les nombreux sectateurs de cette étrange croyance en un univers alternatif ? Pourquoi le nom de ces villes de légende est-il si bizarrement gauchi ?Document après document, pièce après pièce, l'archiviste enquête, recoupe, documente, analyse. Mais, contre toute attente, se laisse bientôt attirer et séduire par ce singulier système de représentation du monde.Faux-semblants, jeux de miroir, mirages des apparences, vertige de la mise en abyme : sous la forme d'un bel album d'illustrations, et sans s'interdire un clin d'oeil au lecteur délibérément privé de ses repères, Schuiten et Peeters jonglent et s'amusent avec le monde qu'ils ont créé, en orfèvres inspirés. Un volume clé pour retrouver une vue d'ensemble de l'univers des Cités Obscures, dans toute sa baroque et foisonnante richesse
La mégapole bien connue, New York sur Loire, fait ici l'objet d'une étude sérieuse, aussi bien architecturale qu'ethnologique. Architecturale d'abord, et pour bien comprendre les éléments fonctionnels et les influences culturelles qui ont façonné cette incroyable cité, un petit détour par l'histoire -la grande et les petites- est nécessaire. Où l'on découvre qu'après avoir été achetée 25 dollars à des phoques moines par le navigateur Peter Minuit il y a moins de 4 siècles, la région montagneuse qui plongeait dans l'océan est devenue, par le travail acharné des hommes, la ville la plus mythique du monde. Avec quel talent ont été sculptés, dans la matière brute des montagnes, les buildings les plus variés, inspirés des plus belles villes d'Europe. Ethnologique ensuite, grâce aux études du professeur Barovki, qui retrace les rapports conflictuels entre les animaux ?phoques moines, chiens mous, aigles surdiplômés- et descendants de Peter Minuit, émigrés d'Europe à la fois indestructibles et aux principes moraux rigides. Comment ce cocktail explosif a su donner une culture si riche, une population si diverse et une aura internationale à cette mégapole dans laquelle chacun rêve de vivre un jour.